1941- Le village d'Oppède-le-Vieux, Vaucluse
 

 

 

  En Vaucluse

  Oppède-le-Vieux

  Le Groupe d'Oppède - 1940-1945

 

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  Table des matières - ici -

 

L’occupation italienne dans le Sud-Est de la France, Jean-Louis Panicacci - Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010

L’occupation généralisée du sud-est de la France (1942-1943): l'occupation italienne.

 

 

 

  

  Remerciements

 

Remerciements à ceux qui ont apporté leur contribution à l’élaboration de ce dossier, et tout particulièrement à:

 

- Boudin Cécile, Archives départementales de Vaucluse;

- Bruyère Gérard, Musée des Beaux-Arts, Lyon;

- Burgo Christiane, Archives municipales, Cavaillon;

- Cachon Sophie, Ils ont bâti une utopie, Télérama;

- Chazottes Michel, Bibliothèque municipale, Avignon;

- Chazottes Michel, Bibliothèque municipale, Avignon;

- Colonna Angélique, Éditions L'Harmattan;

- Deille Alain, Mairie, Oppède;

- Donnadieu Florence Responsable Service culture et patrimoine
  Communauté de Communes - Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon;

- Escoffier Mireille, médiathèque de la communauté de communes Asse
  Bléone Verdon, Digne-les-Bains;

- Friboulet Gilles, EDF R&D, 77250 Écuelles;

- Gandon Geneviève, Atelier du Patrimoine, Mairie d’Aix-en-Provence;

- Gaubert Sylvie, Archives municipales, Cavaillon;

- Giroud Jean, auteur d'ouvrages sur Cavaillon;

- Hetzel Noemie, documentaliste du service bibliothèque du Mémorial de la
  Shoah, Paris;

- Jouval Jean-Paul, Archives municipales, Apt;

- Judek Jérémie, Atelier du Patrimoine, Mairie d’Aix-en-Provence;

- Klein Karine, Bibliothèque municipale, Avignon;

- Labourdette Jean-Luc, Éditions du Seuil;

- Laffay Augustin OP, Province dominicaine de Toulouse;

- Laterrère Dominique, Télérama;

- Lévy Sophie, Conservatoire national supérieur de musique et de danse de
  Paris;

- Librairie Koegui, Bayonne;

- Maignan Hélène, Archives municipales, Cavaillon;

- Maïquès Jean-Yves, Président d’Oppède Patrimoine;

- Margaritis Caroline et Katherine;

- Meffre Liliane, germaniste et historienne de l’art, professeur des
  Universités;

- Mirat Paul, Direction du Patrimoine Culturel de la Ville, Pau;

- Panicacci Jean-Louis, ancien maître de conférences en histoire
  contemporaine, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale;

- Pépiot Benoit, fils de Roger Pépiot, architecte, membre du Groupe
  d’Oppède;

- Piard Ludmila, Médiathèque intercommunale, Oppède;

- Pujas Sophie,L’utopie d’Oppède, Le Point;

- Pustienne Florence - Archives du Musée d'art moderne de la Ville, Paris;

- Reimbold Emmanuelle, Archives départementales, Bouches-du-Rhône;

- Rémy Christophe, fils d’Albert Rémy, artiste peintre et acteur de cinéma,
  membre du Groupe d’Oppède;

- Rivière Odile, Musée d’Histoire Jean Garcin, Fontaine-de-Vaucluse;

- Robin Déborah, Mairie, Thor;

- Rosenberger Maïa, Bibliothèques universitaires - Université Lyon 2;

- Roulot Martial, Professeur d'arts appliqués, L. Po. André-Malraux,
  Montereau- Fault-Yonne;

- Ruviella Jean-Charles, auteur de La guerre de mon père;

- Schmidt Nicolas, Institut d'histoire du temps présent, Paris;

- Sion Ariel, Responsable du service bibliothèque du Mémorial de la Shoah,
  Paris;

- Théodore-Aubanel Anne-Marie;

- Vaillant Simon, Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris.

 

 

 

  

  Péambule : Le Luberon, refuge d’artistes

  Mappe Monde 3/1997 – Cécile Helle

 

Aujourd'hui valorisé comme antre des stars et intellectuels, c'est en fait depuis près d'un demi-siècle que le Luberon accueille des artistes en tout genre. Au fil des ans, ceux-ci se sont multipliés et diversifiés. Surtout en investissant préférentiellement certaines communes, dès lors plus médiatisées. Ils ont contribué à l'émergence de la différenciation socio-spatiale qui marque aujourd'hui profondément cet arrière-pays touristique.

 

Suite de la publication de Cécile Helle ici

 

Marc Chagall à Gordes, 1940-1941

Marc Chagall, Bella, son épouse née Rosenfeld, Varian Fry (à gauche), 

et Hiram Bingham, vice-consul américain à Marseille - Fontaine Basse - Gordes, 1941.

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

 

 

  

  Oppède-le-Vieux, village de Vaucluse

  Cadastre napoléonien - 1829

 

Le village d'Oppède-le-Vieux - Cadastre napoléonien - 1829   Le village d'Oppède-le-Vieux - photographie de 1941 illustant l'article 

Cadastre napoléonien 1829, Section C dite du Village.

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

Cadastre 2016, cliquez - ici -

 

 

 

  

  Oppède-le-Vieux en 1941

  L'Illustration – 29 novembre 1941

 

RECONSTRUIRE… Jamais un mot n'a connu telle fortune. Les chantiers se multiplient. Ici même au printemps dernier on tentait d'escalader tous ces échafaudages dressés au ciel et qui couvrent la terre de France d'une dentelle de bois et de fer.

 

À l'est, au nord, à l'ouest, partout il fallait réédifier, rebâtir, refaire. Maîtres d'œuvre et artisans, maçons et compagnons, chacun donne le meilleur de sa substance et de sa foi: son esprit, ses muscles, son cœur. Effort magnanime et largement célébré parce qu'utile, indispensable, nécessaire.

 

Mais voici peut-être mieux. On entreprend de relever un antique village de Provence expirant et plus qu'à demi ruiné non par le fait de la guerre, mais par le temps, les circonstances, le délaissement des hommes.

 

N'est-ce pas que c'est beau, ce geste qui n'a pas d'utilité immédiate?

 

On retrouve là ce goût de ce qui peut sembler superflu, caractéristique de notre race. C'est peut-être du luxe, mais un luxe qui a des vertus singulières et une valeur d'exemple. C'est un luxe créateur.

 

 

 

  

  Histoire d'un village

 

Il s'appelle Oppède ce village, et j'aime ce nom de citadelle. On dirait qu'avec lui un peu de la grandeur romaine subsiste dans ce bourg.

 

Entre Apt et Cavaillon, dans le Comtat, il étage aux flancs d'un coteau détaché du Luberon des murs croulants, des chapelles, les restes d'un prieuré et, tout à la pointe, un donjon et d'énormes assises éventrées.

 

Le village d'Oppède-le-Vieux - photographie de 1941 illustant l'article

Le village d'Oppède-le-Vieux: de gauche à droite, sur la colline, l'église, le prieuré, le château, pour agrandir le document cliquez   - ici -

 

 

Oppède-le-Vieux - photo de 2010

Le village d'Oppède-le-Vieux en 2010 - photo de Francis Manguy.

 

 

Des chênes, des cyprès et des pins allument dans les pierres grises des flammes vertes. Au bas de la pente, quelques maisons à demi restaurées tendent leurs toits de tuiles romaines aux teintes amorties de tapis usés. Enfin, tout seul en avant, détaché en estafette, un colombier – qui fut peut-être un moulin – arrondit une tour taillée en sifflet.

 

Oppède-le-Vieux, le village, le colombier - photographie de 1941 illustant l'article

Groupes de maisons en partie restaurées, le colombier (flèche rouge à droite).

 

Géoportail, Oppède-le-Vieux

 

Il y eut là jadis deux cents feux et huit cents âmes. Disputé entre les comtes de Toulouse et les papes d'Avignon, assiégé, pris, repris, libéré de nouveau, ce village a sa chronique, qui, comme celle des bourgs fortifiés du XIIe au XVIe siècles, est tissée de fumée, de flammes et de sang.

 

Il finit par rester attaché au Comtat, surveillé par l'évêque de Cavaillon et pourvu de franchises indéniables qui permettaient à son "parlement" – c'est le mot pompeux inscrit sur les vieux parchemins pour désigner les chefs de famille qui le composaient – de délibérer et de décider en matière municipale.

 

Il eut des capitaines-châtelains, des bailes, qui rendaient la justice, des syndics, acteurs ou procureurs délégués par son "parlement", des prieurs, des garnisons, des arbalétriers, des arquebusiers, des notaires. Les trois ordres étaient représentés et Oppède comptait, outre, quelques familles nobles et des membres du clergé, des bourgeois et des paysans.

 

Il vécut ainsi jusqu'à la Révolution, qui balaya, déclassa, nivela et en fit une banale commune entre mille autres.

 

Campé sur sa hauteur – abrupte et taillée à pic côté de sa citadelle – le vieux village se gardait de descendre dans la vallée du Calavon, qui s'ouvre largement au-dessous de lui. Accrochés à de maigres champs et à des jardins en amphithéâtre coupés de murtins, ses paysans durant des siècles peinèrent sur la glèbe, remontant sur leur dos dans des hottes la bonne terre que les pluies d'orage emportaient et faisaient couler comme une boueuse rivière. Un tenace effort, une longue patience…

 

Mais un jour ils se lassèrent et s'enfuirent un à un, chaque année marquant un abandon. Les terres du bas étaient plus grasses, plus fertiles, plus faciles à défoncer. Entre 1907 et 1911 cet exode prit l'allure d'une fuite. Un autre village naissait dans la plaine, dans le hameau des Poulivets, tandis que le vieil Oppède se vidait, tous les jours plus exsangue. La mairie longtemps résista. Puis à son tour, en 1911 ou 1912, elle déménagea et tout fut consommé.

 

Mais, tandis que les hommes partaient, la végétation s'emparait d'Oppède. Aujourd'hui elle a tout pris, tout envahi, tout conquis. Arbres, arbustes, lianes, ronces, lichens, mousses et toutes les mille herbes folles qui n'ont pas de nom, tout cela a crû prodigieusement, forçant les seuils disjoignant les pierres, se glissant par les fenêtres, soulevant les planchers, crevant les toits.

 

La branche se marie au linteau, le volubilis et le liseron agrémentent la corniche, l'arbre s'insinue dans le mur, l'écartèle et le fait éclater. Et je songe à Ankor, où la forêt et les temples se conjuguent si fantastiquement qu'on ne les démêle plus. L'herbe a mangé les cailloux et les sentes dévalent comme des fleuves verts.

 

Oppède-le-Vieux - murs du village - photographie de 1941 illustant l'article

Envahies par le lierre, les herbes et les branches d'arbre, les murailles menacent ruine.

 

 

Oppède le Vieux - 1941 - 2010 : quelques pierres en moins....

2010 : quelques pierres manquent à l'appel !...

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Il souffle un vent froid et débridé qui hurle, mugit et tonne comme s'il voulait déraciner le vieil Oppède. Nous avons franchi, après une agréable place herbeuse que bornent quelques maisons encore debout ou restaurées, le porche de l'ancienne mairie et, par une rue en S, nous grimpons vers le château.

 

Nous entrevoyons au passage des fenêtres Renaissance, des arcades noires, des pignons qui menacent. Une chapelle dans le goût du XVIIe siècle dresse à notre droite son fronton classique. Puis à l'orée d'une voie qui monte vers l'église, une humble croix de pierre très vieille, très usée, comme accablée de toutes les détresses qu'elle a vues.

 

Oppède-le-Vieux - photographie de 1941 illustant l'article

À l'orée d'une voie qui monte vers l'église, une croix de pierre très vieille…

 

 

Plus haut, le prieuré, au cloître menu, aux fenêtres qui ouvrent sur le vide. L'église, lourde et comme serrée dans une armure, avec une tour octogonale dont les cloches tintent encore pour les enterrements et les baptêmes qu'on célèbre dans le petit sanctuaire sans clocher du nouvel Oppède…

 

Oppède-le-Vieux - le cloître du prieuré - photographie de 1941 illustant l'article

Les ruines du vieux prieuré.

 

 

Oppède-le-Vieux - Le cloître du prieuré - photographie de 1941 illustant l'article

Le cloître du prieuré – au fond des tuiles rondes conservées pour la restauration des toitures.

 

 

Au-dessus, le château, dont les murailles s'entrouvrent comme une grenade éclatée.

 

Oppède-le-Vieux - Le vieux château - photographie de 1941 illustant l'article

Ce qui reste du château d'Oppède-le-Vieux.

Vidéo, cliquez - ici -

 

 

 

  

  Les artisans de la première heure

 

Tout ici cependant n'est pas que ruines et deuil. Ce village ne voulait pas mourir. Du moins certains ne le voulaient pas. Au premier rang, son maire1, un parisien de Provence2 qui depuis trente ans essaie de faire réviser le procès de ces pierres abandonnées.

 

1 Dr Eugène Roumagoux.

 

2 Erreur, Eugène Roumagoux est né à Trets, commune du département des Bouches-du-Rhône, le 13 décembre 1877.

 

 

L'œil spirituel, le verbe vif et nuancé, le visage allongé par une courte barbiche blanche, le maire d'Oppède parle avec tendresse du vieux village. Cela ne l'empêche pas de vivre dans le présent. Il a fait bâtir pour le bas pays une maison commune, d'aspect fort peu administratif, qu'éclairent des toiles d'artistes contemporains et des reproductions de chefs-d'œuvre de la sculpture.

 

Il rêve actuellement de doter ses administrés d'une piscine que jouxtera, comme dans les termes antiques, un vaste terrain de sport.

 

Avec lui d'autres ont ici restauré et maintenu: le neveu1 du félibre Théodore Aubanel (1829-1886 - infos), gendre du marquis Folco de Baroncelli (infos), qui unit le goût des vers provençaux à celui des chevaux de Camargue, des livres rares, de la musique; le maître maçon Bonnet, dont les ancêtres habitaient Oppède sous le règne de François Ier; l'aubergiste Assier, qui a fait le tour du monde et qui possède comme Tartarin – une collection de flèches empoisonnées; l'un des conservateurs du musée Calvet2, en Avignon, Maître Germain, qui a reconstruit lui-même son logis, qu'il parachève à chaque saison nouvelle; la charmante femme d'un brillant officier de marine.

 

1 Henri Aubanel (1911-1998). 

 

2 Léon Germand, conservateur du Muséum d'histoire naturelle Requien, de 1925 à 1970.

 

 

Nous arrivons devant une longue façade austère et grande percée d'une porte ronde au sommet d'un délicieux escalier droit à rampes de pierre longuement usées et patinées par les siècles. Des pins parasols enveloppent la maison qui prend une grâce italienne. C'est la demeure de M. de Gabrielli (infos), dont la famille se trouvait déjà dans le pays au temps des marquis de Forbin (infos), maîtres du vieux château écroulé.

 

En contrebas quelques toits aux tuiles rondes attestent une restauration récente. Plus haut on restaure aussi le prieuré. Celui-ci fut acquis en 1939 par un New-Yorkais, M. Alexey Brodovitch1 (infos), professeur à l'école du musée de Pennsylvanie et directeur du Harper's Bazaar (infos), qui se proposait de révéler chaque été à de jeunes étudiants américains les beautés d'Oppède et de sa région. Mais ce fut la guerre…

 

1 Alexey Brodovitch était le frère de Georges Brodovitch, architecte, membre du Groupe d'Oppède. Il a revendu le prieuré à M. de Beaumont (dont la famille est toujours propriétaire en 2016), qui confia les tavaux de rénovation à Christophe Rémy, architecte, fils d'Albert Rémy, membre du Groupe d'Oppède.

 

 

 

  

  Un trio1

 

Et voici précisément que la guerre contribue à cette œuvre de relèvement. Au lendemain de l'Armistice2, trois élèves en architecture parisiens se font démobiliser à Pau3. Ils se nomment Jean Auproux4, Florent Margaritis5 et Georges Brodovitch6, frère d'Alexey, qui avait acquis le moulin à huile et le prieuré d'Oppède.

 

Georges leur soumet alors l'idée de s'y rendre afin d'établir le relevé des deux constructions acquises par son frère. Et c'est avec Albert Rémy et son épouse, artistes peintres, qu'ils s'y rendent ensemble, courant août.

 

1 Ils seront en fait 6 à arriver ensemble de Pau (ou de Céret, Pyrénées-Orientales) à Oppède, mi-août 1940:

  Auproux Jean, élève en architecture;

  Brodovitch Georges, élève en architecture;

  Margaritis Florent, élève en architecture;

  Rémy Albert, Artiste peintre;

  Rémy-Labaudt Yliane, Artiste peintre;

  Violet Jeanne, couturière chez Molyneux.

 

2  On parle de l’Armistice de 1940, mais en réalité il y a deux actes qui résultent de deux négociations distinctes, avec l’Allemagne, d’une part, et avec l’Italie, d’autre part. Il y a également deux périodes de négociation: celle qui suit la débâcle et la demande française, soit du 19 au 22 juin avec l’Allemagne, et du 23 au 24 juin avec l’Italie, le double Armistice prenant effet le 25 juin 1940; puis la négociation permanente, à Wiesbaden et à Turin, qui précise l’application des articles-cadres du texte (infos).

 

3 Replis successifs de l'École des Beaux-Arts de Paris entre 1938 et 1940: Limoges: projet d'installation, correspondance, transport des caisses (1938-1939). Réorganisation de l'École, au retour de Limoges, à Paris et à Fontainebleau (octobre 1939). Réunions des professeurs pour la réorganisation: procès-verbaux (1939-1940). Installation à Fontainebleau: correspondance (1939-1940). Évacuation et repli de l'École: séjour à Pau et fonctionnement à Paris (juin-août 1940).

 

4 Voisin de cantonnement de Georges Brodovitch à la démobilisation.

 

5 Frère aîné de Gilles Margaritis (1912-1965), réalisateur, acteur, metteur en scène et producteur de télévision français. Son œuvre la plus connue reste la réalisation de La Piste aux étoiles.

 

6 Avant la mobilisation, lors d'un séjour à Sanary-sur-Mer, il était passé à Oppède en 1939, voir le prieuré acheté par son frère Alexey.

 

 

Celui-ci entraîne1 ses deux compagnons2 à Oppède, où ils campent dans un antique moulin à huile délabré3, mais hanté par les muses, la jeunesse et le soleil. Que faire? Relever Oppède? Pourquoi pas? Et, en collaboration avec le maître maçon Bonnet4, ils s'attellent à l'œuvre de résurrection5.

 

1 Ils ont quitté Pau pour Oppède le mercredi 14 août 1940.

 

2 Auxquels s'est joint Albert Rémy, Artiste peintre, acteur (il fait ses premiers pas au cinéma en 1942, dans le film "Le Voyageur de la Toussaint" de Louis Daquin.

 

3 Bâtiment acquis avec le prieuré en 1939 par Alexey Brodovitch.

 

4 Georges Brodovitch épousera sa fille en 1942.

 

5 Le 18 août 1940 ils fondent le "Groupe d’Oppède" et rédigent son manifeste.

 

Oppède-le-Vieux - Contrefort dans le village - photographie de 1941 illustant l'article

Un contrefort enjambe une rue embroussaillée.

 

 

Ce dernier les a vus arriver avec quelque méfiance et peut-être intérieurement se gausse-t-il de ces parisiens plus aptes à faire de phrases qu'à se servir de leurs muscles. Mais les parisiens ne boudent point à l'ouvrage. En quelques jours ils transportent du bas de la colline au prieuré plusieurs mètres cubes de sable qu'ils charrient par sacs de 50 kilos sur les épaules.

 

Puis ils amènent de l'eau, du plâtre, du ciment, de lourdes poutres. Ils se soumettent, ces intellectuels, à la discipline du maître maçon et apprennent ainsi leur métier par le commencement: manœuvres, gâcheurs de plâtre, couvreurs.

 

Mais, quand il s'agit de dresser un plan logique, de retrouver des lignes primitives de l'édifice, ils ont leur mot à dire, et c'est à son tour maître Bonnet qui écoute et va à l'école. Cependant ils apprennent à devenir des maîtres d'œuvre à la façon du Moyen Âge.

 

Ils découvrent que pour faire du bon travail il faut rester sur le chantier et non dans son cabinet. Illustrant cette découverte, M. Florent Margaritis a acquis une roulotte dont il a fait son bureau et sa chambre et, architecte décorateur devenu architecte rural, comme il le dit plaisamment, il se propose d'aller sur place suivre les travaux qu'il veut réaliser.

 

Oppède-le-Vieux - roulotte de M. Margaritis, architecte - photographie de 1941 illustant l'article

La roulotte dans laquelle l'architecte, M. Forent Margaritis travaille à
l'établissement des maquettes.

 

 

En ce matin frais d'octobre, tandis que le mistral nous sonne aux oreilles des aubades enragées, nous quittons ensemble la roulotte pour grimper à mi-pente du bourg. Là se dresse la future maison du jeune architecte. Prestement il grimpe sur une échelle et vérifie la voûte de la cave qui soutiendra tout l'édifice. Puis il se hisse sur le palier supérieur et, la scie à la main, attaque directement le roc de la colline, dont il détache des blocs destinés à son logis. Bon courage!

 

Oppède-le-Vieux - M. Florent Margaritis, architecte - photographie de 1941 illustant l'article

L'architecte, M. Florent Margaritis au travail.

 

 

 

  

  La cité des muses

 

Implantation du Groupe d’Oppède dans le village

Les habitations occupées par le Groupe d’Oppède répertoriées par Valérie-Anne Sircoulomb

et le concours de Jean Auproux et Pierre Heckenroth.

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

Google Maps, cliquez - ici - (pas de Street View dans le vieux village)

 

 

Autour de nous cependant le village s'anime. Le fils de l'aubergiste attelle un bon chien à un véhicule de fortune; un artiste chaussé d'énormes brodequins revient de la corvée de bois; un autre arrive tout emmitouflé, les bras chargés d'un pain et de deux bouteilles; une jeune femme saute à la corde pour se réchauffer. Que veut dire et cela?

 

Cela veut dire que depuis les trois pionniers de juillet 1940 le cercle s'est agrandi1. L'atelier Beaudouin2 de l'École des beaux-arts de Paris, dont fit partie M. Florent Margaritis, a émigré à Marseille. Le maître bienveillant et compréhensif, s'est intéressé à l'effort de ces jeunes gens et a fait d'Oppède une succursale où il a détaché plusieurs de ses élèves, notamment le plus récent premier grand prix de Rome d'architecture, M. Bernard Zehrfuss3 (infos), promu en 1939.

 

1 Ils étaient 17 au 17 décembre 1940, et avaient comme chef Florent Margaritis – P-V de la Brigade de Gendarmerie de Lumières.

 

2 Jean Auproux, Florent Margaritis et Georges Brodovitch prennent contact avec l'École des beaux-arts de Marseille afin de finaliser leurs cursus. Ils y rencontrent d'autres collègues des ateliers parisiens et l'architecte Eugène Élie Beaudouin, qui s'est vu proposer d'organiser un atelier à Clermont-Ferrand ou à Marseille.

 

Eugène Élie Beaudouin (1898-1983), premier second grand prix en 1928 des prix de Rome en architecture, s'associe avec son confrère marseillais Gaston Castel, et accepte de corriger leurs projets.

 

3 Zerfuss (1911-1996) est mobilisé alors qu'il se trouve en Syrie, il rejoint alors Marseille en 1941, et la Villa Paradiso à Nice. Assistant dans l'atelier Castel/Beaudouin. Il s'installe fin 1940 à Oppède et prend rapidement l'ascendant sur le Groupe d'Oppède, tout en continuant à participer aux Envois de Rome (relevés de monuments antiques à Avignon, Nîmes, Montpellier, Sète).

 

Invité à Barcelone par le Directeur de l’Institut Français, il profite de ce laissez-passer pour rejoindre les Forces françaises libres en Tunisie.

 

Avant son retour en France, en 1948, il y reformera une équipe pendant deux ou trois ans composée de cinq membres du Groupe d'Oppède.

 

 

Celui-ci est devenu le chef de la petite troupe1, qui rassemble à présent une douzaine d'architectes: Jean le Couteur (infos), Paul Herbé (infos), des peintres, un fresquiste, un décorateur, un sculpteur: François Stahly, au total une vingtaine de jeunes ardents, enthousiastes, riches de projets et d'illusions, citoyens d'une nouvelle cité des muses.

 

1 En 1940, Bernard Zehrfuss est autorisé à créer un atelier d’architecture dans le village.

 

Oppède-le-Vieux - atelier d'architectes - photographie de 1941 illustant l'article

Ateliers improvisés où s'élaborent les travaux de réfection d'Oppède-le-Vieux.

 

 

Une popote et un dortoir ont été installés pour les célibataires dans le vieil hôtel-Dieu aux murs épais comme ceux d'une forteresse. Les deux ou trois couples agrégés au groupe – car il y a des femmes artistes – se sont nichés en des logis de fortune. Un autre vaste bâtiment aux grandes salles délabrées abrite les ateliers1 au premier tournant de la rue en S.

 

1 Dans son interview par Michel Peraldi, Georges Brodovitch indique que le maire d'Oppède avait réquisitionné un ensemble de bâtiments d'une colonie de vacances appartenant à la ville de Marseille pour y loger les membres du Groupe d'Oppède.  

 

 

Au bas du pays une manière de grange voûtée est tapissée des projets du groupe1, qui ont été exposés à Marseille, puis au musée Calvet, en Avignon.

 

1 Le projet "Renaissance de la vallée du Calavon", également nommé "Le Jardin de Provence", sera exposé à Marseille, puis à Vichy les 30 et 31 janvier, 1er et 2 février 1941 (La Croix, 1941/01/30 - BnF), pour y obtenir des subventions du gouvernement.

 

 

Je les ai vus, ces projets, et ils m'ont paru intéressants et aussi un peu théoriques et ambitieux. Oppède, dont on voit un plan à grande échelle avec les travaux en cours est représenté comme le futur centre d'une vaste cité corporative qui grouperait artisans et corps de métier de toutes sortes.

 

Les fermes isolées, abandonnées par les paysans, seraient restaurées pour abriter artistes, ouvriers et artisans. Dans les ateliers d'Oppède, maîtres et apprentis, intellectuels et manuels travailleraient en commun. Là viendraient s'initier et apprendre à se connaître les uns les autres: charpentiers, ébénistes, luthiers, menuisiers, carriers, tailleurs de pierre, maçons, tous logés aux alentours de la cité.

 

Il y aurait des céramistes, des potiers, des faïenciers, des verriers, des vitrailleurs, etc., à Apt; des peintres, des affichistes, des décorateurs, à Gordes; des graveurs imagiers et des imprimeurs à Vaucluse; enfin des spécialistes des métiers du fer et de l'acier à L'Isle-sur-la-Sorgue.

 

Ainsi serait constitué un vaste centre de maîtrise dont les sujets se renouvelleraient, essaimant les élèves devenus des maîtres à travers la France.

 

Le secrétaire d'État à la Jeunesse1 s'est intéressé au groupe et à ses projets. Il lui a dispensé des allocations journalières et des subventions. Il a eu raison: primum vivere… À ces jeunes2 maintenant de justifier cette confiance.

 

1 Le gouvernement de Vichy se montra très vite préoccupé, dans le cadre plus général du redressement de la France, de la formation morale, sociale, civique et professionnelle des jeunes.

 

Dès juillet 1940 apparaissaient, au sein du ministère de la Jeunesse et de la Famille, un secrétariat général à la Jeunesse (devenu ensuite secrétariat général de la Jeunesse, puis commissariat général à la Jeunesse) ainsi qu'un commissariat général à l'Éducation physique et aux Sports (devenu ensuite commissariat général à l'Éducation générale et aux Sports).

 

Rattachés par la suite au secrétariat d'État à l'Instruction publique, ces deux organismes devaient subsister, sous des appellations diverses et malgré de nombreux remaniements, jusqu'en 1944.

 

Georges Lamirand (1899-1994), ancien scout routier, se voit confier par le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) le poste de Secrétaire d'État à la jeunesse: "J'ai décidé de vous confier la jeunesse de France. D'après ce que je sais sur vous, vous connaissez les questions sociales et les problèmes de jeunesse. Ce que vous ferez, ce sera bien. La seule chose que je vous demande, c'est de me tenir au courant"3.

 

Il occupera ce poste du 27 septembre 1940 au 24 mars 1943, dans les gouvernements Laval, Flandin et Darlan (infos).

 

Lors d'un déplacement à Marseille, le 9 janvier 1941, il visite à la bibliothèque de la ville l'exposition du projet "Renaissance de la vallée du Calavon" du Groupe d'Oppède, avec le concours du "service architecture" du bureau d’étude "Jeune France" de Lyon (Le Temps, 12 janvier 1941). Il y voit là l'opportunité d'un encadrement technique susceptible d'accueillir à Oppède des jeunes de l'association des Compagnons de France.

 

2 Les chefs de divers mouvements de jeunesse fondèrent (?) sous forme d'association, le 26 juillet 1940, les Compagnons de France, un mouvement sans inspiration confessionnelle qui se chargeait de répandre les idées de la Révolution nationale dans les milieux ruraux et ouvriers, ainsi que de donner aux jeunes de 15 à 20 ans une formation physique, professionnelle et morale.

 

Bénéficiant de subventions publiques, l'association organisait des chantiers pour des particuliers ou des services publics. Elle fut dissoute le 15 janvier 1944.

 

Si les services de Lamirand ne donnèrent pas suite au projet d'encadrement de jeunes de l'association des Compagnons de France par le Groupe d'Oppède, Georges Brodovitch évoque la présence de Chantiers de la Jeunesse* dans le département, notamment dans les communes de Robion, Maubec, Visan et Barjols.

 

* Les Chantiers de la Jeunesse remplaceront le service militaire supprimé par la Convention d’armistice. À partir de juillet 1940, ils sont obligatoires pour les jeunes de 20-22 ans (Archives nationales, tome V (1988) AJ39, Paris 3e, affiche de propagande: ici).

 

Wilfred Douglas Halls "Les jeunes et la politique de Vichy" (Compte rendu). Publié en Anglais en 1981, traduit en 1988, le livre de Halls est la première synthèse sur Vichy et les jeunes. C'est toujours, sur le sujet, un ouvrage essentiel, rédigé à partir des fonds d'archives consultables (Extrait).

 

Le Groupe d'Oppède bénéficia de subventions du Commissariat au sport1, essentiellement pour des projets d'installations sportives dans le Var et le Vaucluse (projet du Parc des sports de Cavaillon).

 

1 Joseph Pascot (1897-1974) est d'août 1940 à avril 1942, Directeur des sports dans le cabinet de Jean Borotra, puis à la disgrâce de son ministre, il prend la succession de celui-ci du 18 avril 1942 au 17 août 1944.  

 

 

Au crépuscule de cette deuxième journée, pleine jusqu'au bord de visions, de souvenirs, d'aperçus, nous nous retrouvons dans un de ces intérieurs au charme suranné, pénétrant, intime, aménagés par ces artisans de la première heure évoqués au début de cette étude.

 

Oppède-le-Vieux - Chez M. Aubanel - photographie de 1941 illustant l'article

Un concert dans la maison restaurée de M. Aubanel1.

 

1 Il s’agit d’Henri Aubanel et son épouse Frédérique de Baroncelli-Javon.

 

 

Un feu de bois se consume doucement dans l'âtre, le soir accroche un reflet sur l'or des cadres, allume une braise sur une laque ou un meuble, fait chatoyer une reliure ternie. Et, muets, attentifs, nous écoutons s'exalter, pleurer ou sourire un violoncelle et un piano.

 

Deux grands artistes, le violoncelliste Jacques Serres1 et sa jeune femme Ady Leyvastre, jouent pour notre enchantement et notre joie. Ils sont les fondateurs, eux aussi, d'un groupe oppédien, le groupe musical, qui, avec deux ou trois autres collaborateurs, va initier les petits villageois des hameaux voisins aux beautés riantes ou sévères de la musique.

 

1 Il est à l'origine des Centres musicaux ruraux (CMR), visant à rendre la musique accessible au plus grand nombre, quelles que soient les situations sociales, géographiques et culturelles des bénéficiaires.

 

 

Oppède-le-Vieux - Concert de Jacques Serres, violoncelle et son épouse Ady Leyvastre au piano

M. Jacques Serres, au violoncelle et son épouse Ady Leyvastre, au piano.

 

 

Cependant la jeune femme attaque sur le clavier vibrant la première phrase de "L'arrivée en Cerdagne" de Deodat de Séverac (1872 - 1921). Cette musique large et colorée (écoute) emplit la pièce et nos cœurs d'une ample vision de rochers âpres, de mules sonnantes, de muletiers bruns agiles et sauvages, avec, au lointain, des crêtes nettes et découpées. Notre rêverie monte avec elle et dans une fumée d'harmonie se plaît à bâtir le futur Oppède.

 

Que sera-t-il? Un vaste centre, ruche laborieuse et animée? C'est possible, mais je n'en suis pas sûr. Par contre, peu à peu, en quinze, vingt ans, les maisons se relèveront, se peupleront d'amis de la solitude, d'artistes, de poètes.

 

Oppède deviendra, comme les Baux, en Provence; Pérouges, dans le Dauphiné; Cordes, dans le Languedoc rouge, une ville d'art, un musée exquis et rare. Ce sera un de ces lieux élus où l'on vient quelques instants faire oraison au-dessus et au-delà de la vie quotidienne.

 

Texte de Paul-Émile Cadilhac

L'Illustration, n° 5151, 29 novembre 1941, p. 307-310.

 

 

 

  

  "Groupe d’Oppède"

  Note non datée de Florent Margaritis, précisant son organisation

 

Groupe d’Oppède - Note non datée de Florent Margaritis, précisant son organisation

Document communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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  Cinq étudiants des Beaux-Arts

  reconstruisent un village roman

  Paris-soir, n° 6271, 19 novembre 1940

 

 

Paris-soir, 19 novembre 1940   Cinq étudiants des Beaux-Arts reconstruisent un village roman - Paris-soir, 19 novembre 1940  Cinq étudiants des Beaux-Arts reconstruisent un village roman - Paris-soir, 19 novembre 1940

Document de Mme Geneviève Juan (née Douzon, fille d’un ancien maire d’Oppède),

communiqué par M. Jean-Yves Maïquès, Président d’Oppède Patrimoine.

 

 

 

  

  Un village abandonné a retrouvé la vie

  Le Jour L’Écho de Paris, édition de Marseille - 15 décembre 1940

 

Le Jour L'Echo de Paris, 15 décembre 1940   Un village abandonné a retrouvé la vie - Le Jour L'Echo de Paris, 15 décembre 1940

Document communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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Un village abandonné a retrouvé la vie - Le Jour L'Echo de Paris, 15 décembre 1940

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 ► Wikipédia : L’Écho de Paris - ici -

 

 

 

  

  Lettre de Marseille - Noël - Oppède

  Jean Lambert

  Cahiers du Sud, n° 231, janvier 1941

 

Jean Lambert, Oppède, Lettre de Marseille - Noël - Oppède, Cahiers du Sud, n° 231, janvier 1941

 

Jean Lambert, Oppède, Lettre de Marseille - Noël - Oppède, Cahiers du Sud, n° 231, janvier 1941

 

Jean Lambert, Oppède, Lettre de Marseille - Noël - Oppède, Cahiers du Sud, n° 231, janvier 1941

 

Jean Lambert, Oppède, Lettre de Marseille - Noël - Oppède, Cahiers du Sud, n° 231, janvier 1941

Document communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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 ► (Les) Cahiers du Sud (1925-1966) - ici -

 

 ► Wikipédia : (Les) Cahiers du Sud - ici -

 

Jean Lambert est né en 1914 à Issoudun (Indre) où il fit ses études secondaires au collège Honoré-de-Balzac. Passionné de littérature allemande, il s’orient tout naturellement vers la profession d’écrivain.

 

Pendant l'Occupation, il est à Marseille où il côtoie, entre autres, Jean Ballard, Gabriel Bertin, Émile Danoën et Gabrielle Neumann au siège de la revue Les Cahiers du Sud.

 

En 1942 il rencontre la fille d’André Gide, Catherine, qu’il épouse en 1946, ce qui bouleversera sans aucun doute sa carrière d'écrivain au cours de laquelle il produira une dizaine de romans et réalisera de nombreuses traductions, d'auteurs aussi célèbres que Thomas Mann ou Hermann Hesse. Catherine Gide sera sa femme pendant dix ans avant que le couple ne se sépare.

 

Suivront une vingtaine d'années aux États-Unis où il continuera d'écrire avant de revenir, non pas à Issoudun, mais à Paris avant d'être inhumé en 1999 à Souvigny-en-Sologne (Loir-et-Cher), où ses parents avaient choisi de vivre leurs dernières années.

 

 

 

  

  Journal (09/1940 – 09/1942)

  Jean Lambert

 

L’Université de Provence publie dans son intégrité les pages du "Journal" inédit de Jean Lambert, qui se rapportent à son séjour dans le Midi et plus particulièrement à Marseille.

 

 ► Accès au texte - ici -

 

 

 

  

  Association "Jeune France"

  La Croix, n° 17.795, 30 janvier 1941

La Croix, n° 17.795, 30 janvier 1941

 

Un groupe d'architectes, d'artisans, de décorateurs et de peintres se sont installés dans un village abandonné de la Provence, à Oppède, et là, se sont mis courageusement au travail.

 

À l'heure présente, sous l'impulsion du mouvement "Jeune France", qui rassemble toutes les jeunes énergies en matière artistique pour rénover les grandes traditions de la qualité française, ils travaillent, animés d'une foi nouvelle, sous l'aiguillon d'une technique toute neuve. Le groupe d'Oppède exposera dans le salon de l'hôtel Carlton1, à Vichy, les 30 et 31 janvier, 1er et 2 février.

 

1 Le Carlton était occupé par les ministères de la Justice et des Finances ainsi que par la direction des douanes, le secrétariat d’État au Travail, le secrétariat aux Colonies, le secrétariat d’État à la production industrielle... (infos) .

 

 

Le centre d'art artisanal de Mâcon, animé par Henry Malvaux, y sera également largement présenté par des collections de pierres taillées, de poteries et de figurines. Enfin, le 30 janvier, à 20 h. 30 les comédiens-routiers de "Jeune France" qui bourlinguent sur les routes de France depuis août 1040, viendront animer le plateau de la salle des fêtes de Vichy. Cherchant à renouveler les anciennes traditions, ils utilisent des décors et des costumes très simples, des masques décorés et moulés par eux-mêmes, quelques accessoires pittoresques.

 

 ► La Croix n° 17.795, 30 janvier 1941 - ici -

 

 

 

  

  La Nouvelle Moisson

  L’exposition de Jeune France – Le nouvel artisanat

  et la tradition régionaliste

  Le Petit Journal, n° 28.485, 6 février 1941

Le Petit Journal, n° 28.485, 6 février 1941

 

D’un nuage de poussière blanche la figure d'un jeune athlète émerge.

 

Plus petit que lui j'émerge à mon tour tandis que le nuage descend.

 

De cette région éthérée, à 1,70 m au-dessus du plancher d'un salon du Carlton à Vichy, nous conversons comme des dieux au milieu d'un Olympe en déménagement. Autour de nous ce n'est que coups de marteau, ordres impérieux, promenades de bustes de pierre, transports de panneaux ou de vitrines: nous sommes — prenons la machine à remonter le temps et reportons-nous au 29 janvier — à l'exposition organisée par Jeune France et qui ouvrira le lendemain ses portes au public.

 

Ici de jeunes groupements montrent leurs œuvres, racontent leurs efforts, affichent des manifestes.

 

 

  Le Groupe d’Oppède

 

Oppède. Ce n'est pas un mot formé des initiales d'une association, c'est le nom d'un village abandonné de Vaucluse, où parmi des maisons démolies, pleines de broussailles, trois jeunes architectes se retrouvèrent au soir de la tourmente, sans un sou, avec des esprits jeunes, un courage intact et des bras vigoureux.

 

C'est un de ceux-là qui est en face de moi. Il ne m'a pas dit son nom et je ne veux pas le savoir. Il est le frère de ses camarades, simple, direct, clair:

 

— Nous sommes des architectes. On ne sait pas très bien ce que c'est dans le public ; les ouvriers nous traitent de théoriciens, les artistes de pompiers, les hommes de science de faux mathématiciens.

 

Et cependant notre art est l'art élémentaire de l'humanité ; il embrasse toutes les activités artistiques. Notre métier fait de nous des poètes et des réalisateurs. Dans ces temps de reconstructiontion générale, l'architecte a son mot à dire.

 

Il me montre au mur un manifeste:

 

…Il faut réorganiser les métiers à la requête impérative d'une technique toute neuve et d'une foi nouvelle… ce grand élan qu'avaient autrefois nos bâtisseurs de cathédrales… par une compréhension nouvelle des choses et des gens... dans un enthousiasme commun…

 

Je pense à la parole de Claudel: "Il y a des cathédrales qui sont comme des fournaises et d'autres qui sont comme des gouffres."

 

Il continue:

 

— pour cette réalisation, a faut que se crée une grande harmonie. Il faut que les hommes apprennent à se grouper, à travailler ensemble, en équipe dans la même volonté et le même sentiment de toutes les beautés. Nous, constructeurs, habitués au travail en commun, c'est un immense atelier que nous avons voulu créer, et qui nous réunira tous : architectes, ingénieurs, sculpteurs, peintres, musiciens, artisans, tailleurs de pierre, charpentiers…

 

Je regarde au mur les photos qui montrent le travail et les réalisations du groupe d'Oppède. Ce ne sont point des rêveurs, mais des réalisateurs avec un idéal. On les voit reconstruisant des maisons, forant des puits, bêchant la terre sous le beau soleil d'Oc. Car — ces trois sont maintenant devenus quinze — ils vivent uniquement de leur travail manuel dans ce petit village qui renaît.

 

Ces maîtres d'œuvres ont voulu apprendre le métier d'ouvriers. Ils veulent former des vrais ouvriers, aimant et connaissant le métier : apprentis, compagnons et maîtres. Et déjà il en est qui les ont rejoints. Un "centre de maîtrise" est formé.

 

Nous sommes au début d'une grande œuvre.

 

Le groupe d’Oppède ? Un espoir et une leçon !

 

 

  Et Jeune France

 

Peut-être pouvons-nous terminer par le commencement, en rappelant ce qu'est Jeune-France. Organe de liaison des jeunes artistes français, centre de décentralisation artistique. Il est l'organisateur de cette exposition remarquable dont il faut souhaiter qu'elle déambule en exemple dans toute la France.

 

...Un tronc et des racines, fleurs, fruits et feuillage, tels sont les attributs de Jeune France... La tradition d'un art qui ressemblerait à un tronc solide, profondément enraciné dans la terre, fleuri, feuillu et fructueux. Les hommes ne vivent pas que de pain. Plus que jamais dans leurs épreuves, il leur faut, pour donner un sens à la vie, formes et couleurs, musique et poésie, constructions et pensée.

 

Ainsi dit le manifeste de Jeune France.

 

La foi, le courage, l'inspiration est là, et aussi l'amour et la compréhension du "métier", matériaux de la cathédrale à construire.

 

Souhaitons à ces jeunes, bonne route — et non point route facile. Souhaitons aussi la cohésion, l'organisation la continuité. Et ce sera la nouvelle moisson...

 

Jan DOAT.

 

 ► Le Petit Journal, n° 28.485, 6 février 1941 - ici -

 

 

 

  

  Oppède, essais de renaissance

  Bernard Zehrfuss

  Cahiers du Sud, n° 232, février 1941

 

Bernard Zehrfuss, Oppède, essais de renaissance, Cahiers du Sud, n° 232, février 1941   Bernard Zehrfuss, Oppède, essais de renaissance, Cahiers du Sud, n° 232, février 1941  Bernard Zehrfuss, Oppède, essais de renaissance, Cahiers du Sud, n° 232, février 1941  Bernard Zehrfuss, Oppède, essais de renaissance, Cahiers du Sud, n° 232, février 1941  Bernard Zehrfuss, Oppède, essais de renaissance, Cahiers du Sud, n° 232, février 1941  Bernard Zehrfuss, Oppède, essais de renaissance, Cahiers du Sud, n° 232, février 1941  Bernard Zehrfuss, Oppède, essais de renaissance, Cahiers du Sud, n° 232, février 1941  Bernard Zehrfuss, Oppède, essais de renaissance, Cahiers du Sud, n° 232, février 1941

Document communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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 ► (Les) Cahiers du Sud (1925-1966) - ici -

 

 ► Wikipédia : (Les) Cahiers du Sud - ici -

 

 

 

  

  L’œuvre d’art et de vie du "Groupe d’Oppède"

  Marseille-Matin – 9 mars 1941

 

L’œuvre d’art et de vie du Groupe d’Oppède - Marseille-Matin – 9 mars 1941

Document communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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Quotidien Marseillais fondé en 1931 par l'armateur Jean Fraissinet. Le journal paraissaît le matin sous le nom de "Marseille-Matin" et le soir sous le nom de "Marseille-Soir". 1re année, n° 1 (8 févr. 1932) - 13e année, n° 4460 (16 août 1944). Les ordonnances d'Alger de 1944 ne lui permettront pas de reparaître à la Libération.

 

 

 

  

  Oppède où de jeunes architectes rêvent de

  construire la Cité Harmonieuse

  Le Journal - 15 avril 1941

 

La Cité Harmonieuse - Le Journal, 15 avril 1941

Document communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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Lorsque, venant de Cavaillon, on quitte la route nationale pour monter à Oppède, on est tout de suite saisi par le caractère du paysage qui s'offre à vous. Après avoir traversé quelques hameaux et serpenté quelque temps entre des champs bordés de saules et de peupliers, l'étroit sentier, aussi malaisé que celui de la fable où le sable est remplacé par des cailloux, contourne un premier mamelon couvert d'oliviers étagés en terrasses.

 

Sur notre gauche, adossé à la montagne du Luberon, le village médiéval dresse ses ruines dominées par son château démantelé et sa vieille église que les ans et la malignité des hommes ont épargnée.

 

Et voici qu'un groupe de jeunes architectes a entrepris de le relever et d'y bâtir la "Cité Harmonieuse": Brodovitch, Auproux et Margaritis.

 

BnF : Le Journal : suite de l’article ici

 

 

 

  

  Du quai Malaquais à Oppède

  L’Action française, n° 91, 20 avril 1941

Du quai Malaquais à Oppède - L’Action française, n° 91, 20 avril 1941

 

 

...Temps insouciants, heures joyeuses de notre Paris où le Quartier Latin turbulent redoublait de turbulence quand les élèves des Beaux-Arts s'y mettaient: à l’occasion du "Rougevin" où les feux de leurs charrettes décorées de façon burlesque s’allumaient devant le Panthéon, ou bien à l’occasion des "Quat-z-arts" où les quasi nudités peintes et bariolées des étudiants ameutaient le "boul. Mich’".

 

Un des ateliers d'architecture de l'École occupait l’aile gauche des bâtiments entourant la cour intérieure du quai Malaquais.

 

Le signataire de ces lignes y maniait alors beaucoup plus souvent le tire-lignes, le fusain et le pinceau que la plume en compagnie de gais lurons que j’ai retrouvés avec joie parmi les courageux rebâtisseurs dOppède!

 

Toute la presse a narré les aventures de ce groupe d'architectes démobilisés arrivant, échouant plutôt dans le Comtat Venaissin, au pied du Luberon, entre Apt et Cavaillon.

 

La splendeur du ciel provençal semblait, en plein été, couver la torpeur du beau village en ruines, le protéger même... On comprend l’enthousiasme d'âmes d'artistes! Rendre la vie à de tels lieux assoupis et dont le désastre n’avait point altéré la beauté vétuste; animer ce silence un peu grisant, seulement rompu par le chant de la cigale tapie dans son pin parasol.

 

Tout ne fut pas enchanteur en Oppède. Mais les difficultés de toutes sortes auxquelles s'ajoutèrent les rigueurs de l'hiver n'empêchèrent pas nos architectes de s'entêter, de s'acharner, de besogner, de pousser leurs esquisses, de "rendre" leurs projets, d'intéresser enfin à leur idée les collaborateurs du Maréchal Pétain.

 

Relevant Oppède de ses ruines, ils veulent fonder un centre de maîtrise. Ils ont reçu l'approbation officielle et sont à l’ouvrage. Cette cité future sur les ruines de l'ancienne veut être une "cité harmonieuse".

 

D'ailleurs ils montrent l'exemple. Abandonnant le crayon et le té ils manient la truelle. Du levé de plan, au tracé ; du géomètre à l'architecte, au maçon, au charpentier, au peintre ils auront fait tous les métiers. Quelle école! Et comme ils doivent évoquer alors la chère vieille "École" (entre nous, nous n'appelions jamais autrement les Beaux-Arts).

 

Quel flot de souvenirs en retrouvant ces noms d'anciens camarades d'atelier; il y a maintenant, parmi eux, des Grands Prix de Rome... où sont tant d'autres?... et je ne peux laisser s'envoler ces souvenirs sans me rappeler au milieu de ces jeunes insouciants d'hier, devenus ces bâtisseurs pleins d’ardeur, tendus vers l'avenir, la figure fine, intelligente du cher Magne plus connu dans les Lettres sous le nom de Jean Razac.

 

Passionné d'art, cultivé, et, de surcroît, cavalier émérite, il quitta l'Atelier pour l'Armée. Profond patriote, voulant servir de toutes ses forces, je le retrouvai brillant officier de hussards tenant garnison à Rambouillet. Au cours de sa dernière permission il était venu nous serrer la main à la salle de rédaction, rue du Boccador. Nous avions évoqué les heures du quai Malaquais... Il devait mourir en brave sur la Loire en juin 1940. René Brécy qui, comme moi, le connaissait et l'aimait, lui a rendu ici un très émouvant et très bel hommage.

 

...Sous le ciel de Provence, dans la sérénité retrouvée des horizons magnifiques dont notre France nous comble, sur un petit coin de terre abandonné, des artistes, prouvant leur volonté et leur talent, vont ressusciter des ruines. Là où ne semblait plus flotter que les regrets d'un passé ne se résignant pas à mourir s'inscrivent aujourd'hui sur ces vieilles assises provençales la solidité et les promesses de la pérennité française.

 

Noël Boyer

 

 ► L’Action française, n° 91, 20 avril 1941 - ici -

 

 

 

  

  L’exposition du Centre de Maîtrise d’Oppède

  au Musée Calvet d'Avignon

  17mai 1941

 

  

  Délibérations du conseil d’administration du musée Calvet

 

 Séance du 3 mai 1941

 

Présents : MM. Lulé Dejardin, vice-président, Vernet, de Bouchony, Vaillandet, Le Gras, Chobaut, Silvestre et Faure.

Excusé : M. le Maire.

Séance ouverte à 10 heures.

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.

 

2°. Expositions projetées.

 

Des détails sont fournis sur les expositions qui seront organisées au Musée Calvet par le groupe de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, réfugié à Oppède et par la Commission de propagande régionaliste du département.

 

L’inauguration est fixée au 17 mai. Elle aura lieu sous la présidence de M. le Préfet de Vaucluse1.

 

Le groupe d’Oppède demande que l’inauguration soit accompagnée d’une audition musicale qui serait donnée par M. et Mme Jacques Serres, également réfugiés à Oppède. M. Vaillandet met en garde la Commission contre les inconvénients d’une manifestation de ce genre qui créerait un précédent dont pourraient se prévaloir d’autres artistes. La Commission se rallie à ce point de vue et décide de ne pas autoriser le concert projeté.

 

Il est toutefois précisé que si le Préfet tient à ce qu’il ait lieu, la Commission sera déchargée de toute responsabilité.

 

1 Louis Valin, général d'aviation, en poste jusqu'en novembre 1941, puis remplacé par Henri Piton.

   

 ► Séance du 3 mai 1941 - ici -

 

 

 Séance du 31 mai 1941

 

Présents : MM. Lulé-Dejardin, vice-président, Vernet, de Bouchony, Le Gras, Vaillandet, Chobaut, Silvestre et Faure.

Séance ouverte à 10 heures.

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté.

 

2°. Exposition du Groupe d’Oppède.

 

L’exposition du Groupe d’Oppède a été ouverte le 17 mai sous la présidence de M. le Secrétaire général de la Préfecture, remplaçant M. le Préfet empêché. Elle a attiré au Musée un grand nombre de visiteurs.

 

Le concert dont il avait été question dans la séance précédente a eu lieu à la suite de la cérémonie d’inauguration. La Commission exprime le regret que sans l’en aviser officiellement, on ait passé outre au refus qu’elle avait exprimé. Elle entend par conséquent que ce fait ne puisse être considéré comme précédent.

 

3°. Groupe d’Oppède

 

Lecture est donnée d’une lettre de M. Bernard H. Zehrfuss, architecte, 1er Grand Prix de Rome, directeur du Groupe d’Oppède, qui remercie le Musée Calvet de l’hospitalité accordée à l’exposition des œuvres et travaux du Groupe.

 

 ► Séance du 31 mai 1941 - ici -

 

 

 

  

  Invitation à l’exposition

 

Exposition du Centre de Maîtrise d’Oppède au musée Calvet, Avignon, 17 mai 1941   Exposition du Centre de Maîtrise d’Oppède au musée Calvet, Avignon, 17 mai 1941  Exposition du Centre de Maîtrise d’Oppède au musée Calvet, Avignon, 17 mai 1941

Document communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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Article de presse de mai 1941 sur l'exposition du Centre de Maîtrise d’Oppède au musée Calvet, Avignon, 17 mai 1941

Document communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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  Jeune France

  Exposition du travail des Architectes du Groupe d’Oppède

Jeune France, Quatre réalisations de jeunes - Exposition du travail des Architectes du Groupe d’Oppède (1941)

 

En 1941, avec le concours du "service architecture" du bureau d'étude "Jeune France" de lyon, les Architectes du Groupe d’Oppède exposeront leur projet "Renaissance de la vallée du Calavon" également nommé "Le Jardin de Provence":

 

  2e semaine de janvier à la bibliothèque municipale de Marseille. Elle sera

     présentée le 9 à Georges Lamirand, Secrétaire d'État à la Jeunesse, à
     l'occasion de sa tournée d'inspection en Provence (infos) (infos);

  du 30 janvier au 2 février à Vichy;

  à partir du 17 mai au musée Calvet à Avignon.

 

Jeune France, Quatre réalisations de jeunes - Exposition du travail des Architectes du Groupe d’Oppède (1941)  Jeune France, Quatre réalisations de jeunes - Exposition du travail des Architectes du Groupe d’Oppède (1941)  Jeune France, Quatre réalisations de jeunes - Exposition du travail des Architectes du Groupe d’Oppède (1941)  Jeune France, Quatre réalisations de jeunes - Exposition du travail des Architectes du Groupe d’Oppède (1941)

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 ► Jeune France : "Se servir de Vichy contre Vichy" - ici -

 

 

 

  

  Dans un ancien couvent…"Jeune France" crée

  des mimes, des écrivains, des architectes et prépare aussi un

  chansonnier national"

  Le Figaro, n° 15, 19 janvier 1942

Le Figaro, n° 15, 19 janvier 1942

 

Et déjà voici le miracle. Nous longeons un couloir. Tirée par la targette du haut, une porte sans loquet nous livre passage. Nous entrons dans un autre monde. Cette aile du vieux couvent a pris, sous l’effet d'on ne sait quelle baguette magique, l'aspect d'un building moderne Des portes à vitres dépolies laissent transparaître des ombres studieuses.

 

Le bureau de M. Martenot, directeur des maîtrises, porte le style d'une époque. M. Martenot est vêtu de son pardessus le col relevé, pour bien montrer que la jeunesse 1941, si prodigue d'enthousiasme, est comme il se doit économe de charbon.

 

Mais qu'est-ce que les maîtrises ? Et qu'est-ce au juste que l'Association "Jeune France" dont on entend beaucoup parler depuis quelques mois sans avoir une idée bien précise de ses activités ?

 

… Les métamorphoses intérieures de la maison laissent deviner qu'elle est également habitée par des architectes. Ceux-ci ont élaboré un vaste programme : construire et aménager des maisons de jeunes, des auberges, créer des centres de formation du bâtiment. Plusieurs d'entre eux ont prouvé leurs dons et leur talent de bâtisseurs à Oppède, petit village abandonné du Vaucluse que leur communauté nouvelle venue à su rendre à la vie.

 

Mentionnons encore les sections des arts plastiques, du cinéma et de la radio, les initiatives prises en faveur de l'artisanat (au centre de Mâcon, en-particulier).Et déjà voici le miracle. Nous longeons un couloir. Tirée par la targette du haut, une porte sans loquet nous livre passage. Nous entrons dans un autre monde. Cette aile du vieux couvent a pris, sous l’effet d'on ne sait quelle baguette magique, l'aspect d'un building moderne Des portes à vitres dépolies laissent transparaître des ombres studieuses.

 

Le bureau de M. Martenol, directeur des maîtrises, porte le style d'une époque. M. Martenot est vêtu de son pardessus le col relevé, pour bien montrer que la jeunesse 1941, si prodigue d'enthousiasme, est comme il se doit économe de charbon.

 

Mais qu'est-ce que les maîtrises ? Et qu'est-ce au juste que l'Association "Jeune France" dont on entend beaucoup parler depuis quelques mois sans avoir une idée bien précise de ses activités ?

 

... Les métamorphoses intérieures de la maison laissent deviner qu'elle est également habitée par des architectes. Ceux-ci ont élaboré un vaste programme : construire et aménager des maisons de jeunes, des auberges, créer des centres de formation du bâtiment. Plusieurs d'entre eux ont prouvé leurs dons et leur talent de bâtisseurs à Oppède, petit village abandonné du Vaucluse que leur communauté nouvelle venue à su rendre à la vie.

 

Mentionnons encore les sections des arts plastiques, du cinéma et de la radio, les initiatives prises en faveur de l'artisanat (au centre de Mâcon, en-particulier).

 

On compte parmi les membres du bureau de Lyon installé dans l’ancien couvent des carmélites situé au 10, Montée des Carmélites dans le 1er arr.:

 

  Maurice Jacquemont, Olivier Hussenot, Jean-Pierre Grenier, Jean-Marie
     Serreau, Pierre Barbier (Section théâtre);

  Albert Ollivier, Claude Roy, René Barjavel (Section littéraire);

  Daniel-Lesur, Maurice Martenot, Jean-Michel Guilcher (Section musique et
     danse traditionnelle);

  Claude Roy, Roger Leenhardt (Section radio et cinéma);

  etc.

 

 ► Le Figaro, n° 15, 19 janvier 1942 - ici -

 

 

 

  

  Trente artistes

  ressuscitent la tradition des bâtisseurs de cathédrales

  Le Journal - Paris, n° 18.096, 23 juin 1942

 

Trente artistes ressuscitent la tradition des bâtisseurs de cathédrales - Le Journal - Paris, n° 18.096, 23 juin 1942

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  INA : L’autre France : les villages de Goult, Ménerbes

  et Oppède-le-Vieux en Provence

  Office national de radiodiffusion télévision française – 29 juillet 1973

INA : L’autre France : les villages de Goult, Ménerbes et Oppède-le-Vieux en Provence, Office national de radiodiffusion télévision française – 29 juillet 1973  

Reportage sur la restauration des villages de Goult, Ménerbes et d'Oppède-le-Vieux dans le Vaucluse, au pied du Luberon. L'auteur commence par faire un constat désabusé sur les villages de cette région qui tombent en ruine, qui se détériorent tel celui de Gravières qui semble laissé à l'abandon.

 

Mais à quelques kilomètres, grâce à l'impulsion d'un homme, monsieur Barjoux, le village de Goult reprend vie. Il s'est pris de passion pour des ruines accolées aux remparts et a réussi à convaincre un entrepreneur de refaire les murs à l'ancienne.

 

À Oppède-le-Vieux, il reste peu de maisons encore debout. Les paysans du crû se sont regroupés en association et consacrent leurs loisirs à entretenir ce qui peut l’être et à sauver ce qu'ils peuvent avec leurs faibles moyens afin de redonner une âme à ce charmant village.

 

Réalisateur : André Maurice

Opérateur de prise de vue : Francisque Sevaux

 

 ► Accès au reportage - ici -

 

 

 

  

  L’utopie d’Oppède

  Hors-série du Point – Le point Référence 11-12/2012 – Sophie Pujas

 

L’utopie d’Oppède - Sophie Pujas - Le Point

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L’utopie d’Oppède - Sophie Pujas - Le Point

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L’utopie d’Oppède - Sophie Pujas - Le Point

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L’utopie d’Oppède - Sophie Pujas - Le Point

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  Ils ont bâti une utopie

  Télérama 3418 – 15 juillet 2015 – Sophie Cachon

 

Ils ont bâti une utopie - Sophie Cachon - Télérama 3418 – 15 juillet 2015 - Photo : Benjamin Bechet

Photo : Benjamin Bechet

 

 

Juin 2015. Une famille d'Américains casqués de blanc grimpe en VTT la route d'Oppède-le-Vieux (Vaucluse) sans peiner. La pente est pourtant raide pour accéder au village médiéval cramponné à un éperon rocheux, face aux falaises du Luberon.

 

Le secret du vélo sans effort réside dans les porte-bagages: des batteries électriques. On retrouvera les cyclistes sous la tonnelle du Petit Café, un établissement ravissant comme en rêvent les vacanciers.

 

En face existait autrefois le bistrot de la mère Assier, fermé dans les années 1960. Aucun touriste ne peut se douter que la solide bâtisse parfaitement restaurée était, il y a soixante-quinze ans, le QG décati du "groupe d'Oppède", une bande d'architectes et d'artistes repliés ici en zone non occupée, dans la France en pleine débâcle.

 

"Nous montions en silence dans le soir lumineux. J'entrais dans un pays nouveau, mon cœur battait. Je sentais que celui qui arrive à Oppède doit être touché soit par la grâce soit par le feu", écrit Consuelo de Saint-Exupéry dans son roman "Oppède", paru à New York en 1945.

 

L'épouse de l'auteur du "Petit Prince", peintre et sculptrice salvadorienne, séjourna ici quelques mois en 1941, avant de retrouver son mari en Amérique.

 

6 août 1940, l'armée allemande est à Paris. Dans une Ford1 décapotable chargée à ras bord, une bande de copains des Beaux-Arts débarque à Oppède. Il y a là Georges Brodovitch, Florent Margaritis et Jean Auproux, étudiants en architecture, Jeanne Violet, dite Piboulon, couturière chez Molyneux, Albert Rémy et sa femme Yliane, peintres.

 

1 Une Ford A Roadster 1930 (vidéo) appartenant à Georges Brodovitch.

 

Suite de l'article de Sophie Cachon ici

 

 

 

  

  Membres du Groupe d'Oppède
  (liste non exhaustive)

   

  

  Auproux Jean
  (1910-2002), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier architecture

 

Jean Auproux est né le 18 mai 1910 à Nancy. Étudiant en architecture à Paris, il fait la rencontre d’Eugenia Jeanne Einstein. Ils se marient en juillet 1936 à Nancy.

 

À la démobilisation, grâce à d'amicales complicités le couple se retrouve à Céret, commune située dans le département des Pyrénées-Orientales, puis gagne le Sud-Est.

 

Fin juillet 1940 les Auproux sont à Oppède-le-Vieux. Il obtient son diplôme d’Architecte le 24 février 1942 (Lyon ?).

 

Ils y restent jusqu'en 1945, date à laquelle ils s'embarquent pour la Tunisie où une quinzaine d'architectes: Herbé, Drieu, Marmey, Jerrold, Ventre, Dianoux, Deloge, Kyariacopoulo, Nieu et Zehrfuss qui fut chargé de la reconstruction tunisienne par René Mayer, ministres des Finances et des Affaires économiques, de la Défense nationale et de la Justice entre 1947 et 1952.

 

En 1950 naît leur fils Gilles. En 1953 ils rentrent en France, séjournent d'abord à Marseille puis à Toulouse de 1954 à 1957 et après un passage à Perpignan ils se fixent définitivement en 1962 à Sorède, commune située dans le département des Pyrénées-Orientales, où il décède le 28 novembre 2002.

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 

"Une sorte de poète, un lutin" dit Claire Pradal, fille de Joachim Génard et épouse du peintre Carlos Pradal. Jean Auproux avait épousé en 1936, à Nancy, Nina Einstein, la fille du grand théoricien de l'art Carl Einstein (1885-1940). Celle-ci, d’origine juive, s’était convertie au catholicisme. Durant la guerre, le couple Auproux trouva refuge en Provence et appartint au groupe d’Oppède.

 

Texte en cours de rédaction

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  Auproux Eugénia Jeanne, dite Nina, née Einstein
  (1915-1986), fille de l'écrivain allemand Carl Einstein

 

Contrairement à ce qui est mentionné dans le DEA de Valérie-Anne Sircoulomb, Nina Auproux n’est pas la nièce du physicien A. Einstein.

 

  Hommage à Nina Einstein-Auproux :
     esquisse d’un portrait par Liliane Meffre - ici -

 

Liliane Meffre est germaniste et historienne de l’art, professeur des Universités.

 

Elle est spécialiste de l’œuvre de Carl Einstein dont elle a traduit et édité de très nombreux ouvrages en France, Allemagne, Belgique, Espagne, Brésil, notamment La sculpture nègre, L’Harmattan, 1998, L’art du XXe siècle, J. Chambon, 2011, Les arts de l’Afrique , Jacqueline Chambon, 2015, ainsi que Carl Einstein Daniel Henry Kahnweiler Correspondance 1921-1939, André Dimanche, 1993.

 

Elle a également organisé de nombreux colloques internationaux, des expositions en France et à l’étranger, publié maints articles et études dont Carl Einstein (1885-1940). Itinéraires d’une pensée moderne, PUPS, Paris, 2002, somme de ses recherches sur cet auteur.

 

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  Bauchet André
  (1915-2007), frère de Roger et Robert
  Étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier d’architecture

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

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  Bauchet R. (?)
  (1913-?), Robert1, frère d’André et Roger
  Étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier d’architecture
  (1912-?) Roger2

  Étudiant aux Beaux-Arts, atelier d'architecture

 

 ► 1 AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► 2 AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

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  Boyer Marius
  (1914-?), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier architecture

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

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  Brodovitch Georges
  (1911-1996), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier architecture

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

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  Interview par Michel Peraldi
  Phonothèque MMSH – Aix-en-Provence

 

Michel Peraldi est anthropologue, directeur de recherche au CNRS, directeur entre 2005 et 2010 du Centre Jacques Berque pour le développement des Sciences Sociales à Rabat (Maroc). De septembre 2010 à juillet 2015, il était chercheur rattaché au CADIS (CNRS-EHESS).

 

 ► Phonothèque MMSH : Fiche descriptive du fichier audio - ici -

 

 ► Phonothèque MMSH : Lire le fichier audio - ici -

 

 

 

  

  Brodovitch Suzanne, née Bonnet
  (?-?), épouse de Georges Brodovitch

 

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  Chauffrey Jean
  (1911-?), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier peinture

 

Fin des années 1950, avec Paul Herbé, Jean Le Couteur, architectes, maitres d’œuvre, Étienne Martin, François Sthaly, M. Swobada, sculpteurs, Henry Martin-Granel, étude des vitraux, il participe à la construction de la basilique du Sacré-Cœur d'Alger.

 

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  Chryssocheris André
  (1915-1973), nationalité grecque, né à Istanbul

 

Procès-verbal de la Brigade de Gendarmerie de Lumières, 17 décembre 1940

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Archives départementales de Vaucluse – Cote 1 Z 357.

 

 

Procès-verbal de la Brigade de Gendarmerie de Lumières, 17 décembre 1940

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Note pour le préfet de Vaucluse du 21 décembre 1940  

 

Courrier du préfet de Vaucluse au sous-préfet d'Apt, 28 décembre 1940 

 

L'A

Document1 communiqué par Mme Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

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1 Entretien de Pascal Urbain, architecte–urbaniste, avec André Dunoyer de Segonzac (1915-), architecte, publié en 1991 par L’A (pour L’Architecture), revue éphémère (1 ou 2 n°) de l’Ordre des architectes PACA - ici -

 

 

À partir de 1945, André Chryssocheris est installé à Marseille. Il a notamment collaboré avec Fernand Pouillon et Bernard Laville.

 

 ► Guide d’architecture : Marseille 1945/1993 - ici -

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 

Texte en cours de rédaction

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  Conil Albert
  (1913-1978), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier d'architecture 

 

Albert Émile Pierre Conil né à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), obtient son diplôme d'Architecte en 1944.

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

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  Conil F.
  (?-?), épouse de Conil Albert

 

Avec son enfant.

 

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  Delvoux A.
  (?-?)

 

Cuisinier du groupe (début 41 – fin 42).

 

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  Fayet André
  (?-?)

 

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  Franck Sébastien
  (?-?), Facteur d'orgue

 

Dans Oppède, Consuelo parle de Franck Sébastien, sa part, Sabrina Dubbeld1 mentionne le nom de Rodet (André, peintre et céramiste, 1912-2004, membre du Grouppe d'Oppède) et Valérie-Anne Sircoulomb dans son mémoire de DEA ne cite ni l’un ni l’autre.

 

1 Revue Provence historique, décembre 2010, fascicule 242, L’Eden bar ou la vie difficile d’artistes exilés, article de Sabrina Dubbeld, p. 475.

 

Pierre Heckenroth, dans son livre "Oppède en Comtat Venaissin", op. cit., p. 155, mentionne la présence à Oppède d'un facteur d'orgue, Claude1 Hermelin (1901-1986), "appelé Barbelin ou Zigzag car il avait une belle barbe identique à celle du zouave qui ornait les cahiers de papier à rouler les cigarettes de cette marque".

 

1 Et non Jean comme indiqué par erreur, actif en Corse entre 1943 et 1954, signant sous le pseudonyme Jean Mas.

 

En 1998, Roland Galtier a publié un opuscule "mélanges d'articles et de mémoires" de Jean Mas (peudo de Claude Hermelin), qui contient une introduction avec la biographie de Claude Hermelin (par lui-même, remise en forme par l’auteur).

 

Cet ouvrage peut être commandé franco de port pour 15 euros auprès de Roland Galtier (galtier.roland@aliceadsl.fr).

 

Texte en cours de rédaction

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  Gianni T.
  (?-?)

 

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  Herbé Paul
  (1903-1963), Architecte

 

Il rejoint l'atelier de Bernard Zehrfuss et son équipe (J. Drieu La Rochelle, J. Le Couteur, J. Kyriacopoulos, J. Marmey, R. Dianoux, C. Blanchecotte) à Tunis, à qui, en 1943, le général Mast, résident général à Tunis, avait confié la direction d'un atelier d'architecture et d'urbanisme pour dresser les plans d'urbanisme des grandes villes, suivre leur réalisation et contrôler l'architecture des constructions sur tout le territoire.

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► Cité de l'Architecture & du Patrimoine : biographie - ici -

 

 ► Wikipedia : biographie - ici -

 

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  Humblot Robert
  (1907-1962), Artiste peintre

 

Robert Humblot un homme entier - Présentation de Claude-Roger Marx - Édité par la galerie Romanet, Paris, 1961 - Illustration de la couverture

Robert Humblot un homme entier - Galerie Romanet, 1961.

 

 

Né le 13 mai 1907 à Fontenay-sous-Bois (Île-de-France), il décède le 14 mars 1962 à Noisy-sur-École (Seine-et-Marne). Élève de Lucien Simon à l’École des beaux-arts de Paris, en 1935, sous l'impulsion du critique Henri Hérault, il s'associe à Francis Gruber, Francis Tailleux, Rohner, Jannot, Lasne, Raymond Moissete, le Canadien Alfred Pellant et Pierre Tal-Coat pour fonder le mouvement artistique "Forces nouvelles", qui prône le retour au dessin.

 

Mobilisé en 1939 en qualité de sapeur-téléphoniste, il est affecté en Moselle, à l’ouvrage du Village-de-Coume (infos), ouvrage fortifié de la ligne Maginot, à l'intérieur duquel pendant la drôle de guerre, il réalise à même les parois de béton des peintures murales.

 

Peinture murale de Robert Humblot – Ouvrage du Village-de-Coume (fortification de la ligne Maginot), 1939/1940

Robert Humblot – Ouvrage du Village-de-Coume, peinture murale, 1939/1940.

Pour accéder aux peintures, cliquez - ici -

 

 

L'enfant mort - Robert Humblot, 1936, peiture à l'huile, Musée d'Art moderne de la Ville de Paris

L’enfant mort – 1936 – Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

 

Fait prisonnier le 4 juillet 1940, il est interné dans un stalag au nord de la ville de Moosburg (Bavière), puis dans celui de Memmingen (Bavière) dont il s'évade le 28 octobre 1941 et parvient à rejoindre la zone non occupée pour y être démobilisé.

 

En 1941, après quelques mois à Villefranche sur Mer (Alpes-Maritimes), où il peint ses premiers paysages en plein air, il prend contact avec des artistes du Groupe d’Oppède, et séjourne six mois à Oppède-le-Vieux. Il expose les peintures de cette période à la galerie Friedland à Paris.

 

 ► Biographie - ici -

 

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  Janet Jean-Claude
  (1918-2008), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier de peinture

 

Jean-Claude Janet est un peintre figuratif français né le 27 mai 1918 à Paris, mort le 28 août 2008 à Paris. Après ses études secondaires, Jean-Claude Janet, dont la mère est peintre (élève de Carrière), fréquente l'École des beaux-arts de Paris et l'académie d'André Lhote. Il séjourne à Oppède avec le sculpteur Étienne Martin.

 

En 1949 il épouse la sculptrice et scénographe de vitrines de l'âge d'or de la haute couture, Janine Fréjaville (Janine infos).

 

 

 

 

 ► Quelques toiles de Jean-Claude Janet - ici -

 

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  Le Bris Hélène
  (1924-?), future épouse de Pierre Maillard-Verger, Pianiste

 

C'est à Oppède qu'elle fait sa connaissance. Ils auront deux enfants: Laure et Jérôme.

 

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  Le Couteur Jean
  (1916-2010), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier d'architecture

 

Exposition Le Cap d'Agde - Jean Le Couteur - 2015

En 2011, le quai Saint Martin 1er îlot bâti en 1970-71,

reçoit le label "architecture XXe siècle" par le Ministère de la Culture.

 

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► Cité de l'Architecture & du Patrimoine : biographie - ici -

 

 ► Wikipedia : biographie - ici -

 

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  Maddalena R.
  (?-?)

 

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  Maillard-Verger Pierre Jean Alfred
  (1910-1968), Compositeur, Pianiste concertiste

Pierre Maillard-Verger au piano, Villa Il Paradisio, Nice, 1942  

Né le 5 décembre 1910 dans le XVe arrondissement parisien, Pierre Jean Alfred Maillard-Verger fit ses études musicales au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, et suivit ensuite les cours de composition de Paul Dukas puis de Roger-Ducasse.

 

En 1937, il obtient le 11e prix du 3e Concours international de piano Frédéric Chopin à Varsovie, en même temps que Monique de la Bruchollerie et Lélia Gousseau. En 1939, il joue en trio avec Geneviève Martinet et Jacques Quesnel (photo), mais il ne peut se rendre à la Villa Médicis en raison de la guerre1.

 

1 La Villa Médicis est séquestrée par le Gouvernement italien le 22 juin 1940. L’Académie de France à Rome s’installe à la Villa Paradiso à Nice. Robert Pougheon est nommé directeur à titre provisoire le 1er octobre 1942 en remplacement de Jacques Ibert.

 

Après avoir remporté en 1935 un second grand prix; été "recalé" en 1937 au concours d'essai pour avoir présenté une fugue libre, le 25 novembre 1939, lors de la séance publique de l'Académie des beaux-arts, sous la présidence d'Alfred Bachelet, furent remis les premiers grands prix attribués à Reynold-Henry Arnould (Peinture), René-Marie-Joseph Leleu (Sculpture), Bernard-Louis Zehrfuss (Architecture) et Pierre Maillard-Verger (Musique):

 

"Mon succès ? Eh bien, je le dois surtout à mes maîtres. À Paul Ducas dont je fus l’élève jusqu’à sa mort et depuis à M. Roger Ducasse. À MM. Jean et Noël Galon qui m’enseignèrent la transposition et la fugue et à M. Philippe, qui me fit travailler le piano."

 

Fait prisonnier au début des hostilités, puis libéré en 1942, Pierre Maillard-Verger se rendait en 1942 à la Villa Paradiso de Nice. Il fréquenta ensuite quelque temps (1943) le village d'Oppède-le-Vieux dans le Lubéron, devenu, après l'Armistice de 1940, le lieu de refuge des artistes en zone non occupée.

 

C'est à Oppède que Pierre-Maillard fit la connaissance de sa future épouse, Hélène Le Bris (1924-?) qui lui donnera deux enfants: Laure et Jérôme.

 

 

 

 

 ► Biographie - ici -

 

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  Magaritis Florent
  (1910-1977), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier d'architecture

 

Né le 29 août 1910, Margaritis, Florent fit ses études d’architecture à l’École des beaux-arts de Paris où il sera élu Massier de l'atelier en octobre 1937.

 

Élève d’Eugène Élie Baudoin (1898-1983), il obtiendra le prix Paul-Eugène-Victor Delaon et cinq médailles en première classe (concours des Architectes Américains, Concours Rougevin).

 

Mobilisé le 2 septembre 1939, il sera démobilisé le 26 juillet 1940 par le centre de Veyre (Pas-de-Calais). Après avoir rejoint Pau, il part pour Oppède le 14 août1.

 

1 "Florent est arrivé à Pau le dimanche 28 juillet et est parti le mercredi 14 août pour Oppède dans son auto que Rémy avait amenée à Pau." – Noëlle Margaritis.

 

 

Selon 2 témoignages divergent, il arrive à Oppède mi-août 1940 de Pau ou de Céret, Pyrénées-Orientales, avec:

 

  Auproux Jean, élève en architecture;

  Brodovitch Georges, élève en architecture;

  Rémy Albert, Artiste peintre;

  Rémy-Labaudt Yliane, Artiste peintre;

  Violet Jeanne, couturière chez Molyneux.

 

Architecte diplômé par le Gouvernement le 28 juillet 1942 (École régionale de Lyon), avec comme sujet: un centre de dressage et de gardiennage de fauves (dans le Lubéron); le choix de ce sujet s’expliquant par son engouement avec Gilles, son frère cadet (1912-1965), producteur de La Piste aux étoiles, pour l’univers du cirque et des spectacles d’animaux sauvages.

 

Il s’inscrit à l’Ordre des Architectes de la circonscription de Nîmes sous le n° 61.

 

  Le cirque et Florent Margaritis : les origines d’une passion - ici -

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

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  Marlhens Ferdinand
  (1920-2008), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier de dessin

 

Il rejoint le Groupe d'Oppède en 1943 avec son épouse.

 

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  Martin Étienne (pseudonyme : Étienne-Martin)
  (1913-1995), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier de sculpture

 

Né en 1913 à Loriol (Drôme) dans une maison dont le souvenir marquera en profondeur son œuvre. De 1928-1932 il étudie à l’École des beaux-arts de Lyon et rencontre Marcel Michaud avec qui il entretiendra une profonde amitié, et qui lui présente de nombreux artistes et intellectuels.

 

En 1933 il s’installe à Paris où il fréquente l’Académie Ranson et rencontre de nombreux artistes. Il participe avec certains d’entre eux au groupe Témoignage fondé en 1936 par Marcel Michaud à Lyon.

 

Il rencontre l’architecte et critique musical Léon Reymond et découvre les écrits du philosophe René Guénon, dont les œuvres éveillent son intérêt pour l’ésotérisme et la spiritualité.

 

Il s'installe en 1938 dans un nouvel atelier rue du Pot-de-Fer à Paris où il travaille jusqu’à la fin de sa vie, et épouse l’artiste céramiste Annie Talboutier avec qui il aura trois fils.

 

Lors de la Seconde Guerre mondiale, mobilisé, il part au front. Fait prisonnier, il travaille dans une ferme en Allemagne.

 

De retour en France en 1941, il se rend à Oppède, près d’Avignon, où il rejoint jusqu'en 1943 une communauté artistique rassemblée autour d’un même idéal de création partagée.

Exposition L'Atelier d'Étienne Martin, Musée des beaux-arts de Lyon, 2011

Hommages à Étienne-Martin, membre de la section de sculpture: en l’église Saint-Louis-en-l’IÎe à Paris… 28 mars 1995: Institut de France, Académie des beaux-arts/ par Bernard Zehrfuss,… et par Jean Cardot,… - Paris: Palais de l’Institut, 1996 (61-Alençon: Impr. Alençonnaise) ISSN 0768-2050.

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► Exposition L'Atelier d'Étienne-Martin - ici -

 

 ► INA - Débat sur l'œuvre du sculpteur Étienne-Martin - ici -

 

 ► Sabrina Dubbeld - Thèse sur l'œuvre d'Étienne-Martin - ici -

 

Mur sculpture - Étienne-Martin, 1967 - EDF R&D 77250 Écuelles - Document EDF

Source EDF - 1967 - Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

 

Texte en cours de rédaction

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  Martin A.
  (?-?), épouse d’Étienne-Martin

 

Avec ses enfants.

 

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  Martin-Granel Henri
  (1914-2008), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier d'architecture,

  Maître verrier

 

Martin-Granel Henri (1914-2008), Architecte et Maître verrier - Vitrail en l'église de Royan: Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix (V.)  

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

 

  Diaporama Flickr - ici -

 

 

  Vitraux de l’église Notre-Dame-Urville-Nacqueville - ici -

 

 

  Vitraux de la chapelle Saint-Laurent de Nacqueville - ici -

 

 

  Archives dominicaines de la Province de Toulouse :

 

Henri Martin-Granel est né au Sénégal, d’une famille d’origine normande. Élève de l’École nationale des beaux-arts de Paris, il s’est surtout consacré à la sculpture, à la mosaïque et aux vitraux.

 

À Paris, il rencontre le P. Cocagnac sur les routes du pèlerinage de Chartres et sculpte pour lui un nœud de calice en ivoire. Il s’intéresse ensuite aux réflexions des Pères dominicains de la revue L’Art sacré non sans conserver un esprit critique vis-à-vis de leurs jugements, sa correspondance avec Auproux en témoigne.

 

Suite de la biographie réalisée par le fr. Augustin Laffay OP ici

 

Après son séjour en Tunisie ou il collabore avec Bernard Zehrfuss, il s’installe à Crécy-en-Brie, commune de Seine-et-Marne, dans une propriété de la famille de son épouse de souche seine-et-marnaise.

 

Vitraux réalisés en Seine-et-Marne :

 

  Crécy-en-Brie : une verrière et six grands oculus dans l'église;

  Jouarre : deux vitraux et deux médaillons dans la tour de l’abbaye
     Notre-Dame de Jouarre;

  Maisoncelles-en-Brie : six vitraux dans l'église;

  Meaux : verrières dans la chapelle des Visitandines et église Saint-Jean
     Bosco (1967);

  Quincy-Voisins : deux verrières dans la sacristie de l'église;

  Sammeron : deux vitraux dans l’église;

  Signy-Signets : huit vitraux dans l’église;

  Ussy-sur-Marne : quatre vitraux dans l’église.

 

Et ailleurs en France :

 

  1952 – Tunisie : il réalise ses 1er murs de vitraux en dalle de verre, Jean
     Le Couteur, cathédrale de Bizerte;

  1956 – Réunion : Saint-Denis de la Réunion, cathédrale;

  1957 - Charente-Maritime : Royan, église Notre-Dame;

  1958 - Calvados : Lisieux, abbaye Notre-Dame du Pré;

  1959 - Toulouse, un immense claustra en briques et verres : conception
     particulièrement originale de vitrail autoporteur réalisé avec des boisseaux
     de conduit de fumée en terre cuite, sciés et remplis de verre massif taillé
     au marteau, Studium des Dominicains;

  1964 - Aisne : Soissons, église Saint-Crépin;

  1966 - Seine-Saint-Denis : Aulnay-sous-Bois, chapelle Saint-Paul
     d’Ambourget;

  1969 - Hauts-de-Seine : Antony, chapelle du collège Sainte-Marie
     (mur-vitrail);

  1962 – Moselle : Escherange, baptistère rond en dalles de verre coulées
     dans des cadres de ciment, église paroissiale Saint-Pierre Saint-Paul.

 

Et bien d'autres réalisations encore (CES, et lycées, résidences...).

 

Il a créé également à partir de l'an 2000 de nombreuses œuvres pour des collections privées, avec ses deux fis, Jean-Baptiste, et Vincent, peintres tous deux.

 

 

Texte en cours de rédaction

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  Martin Henri (?)
  (1912-?), Martin Henri Gabriel, Architecte1
  (1914-?), Martin Henri Marie Armand, Architecte2

 

 ► 1 AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► 2 AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 

Texte en cours de rédaction

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  Martin Hubert
  (1912-?), Architecte

 

 ► Cité de l'Architecture & du Patrimoine : biographie - ici -

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 

Texte en cours de rédaction

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  Murat J.P.
  (?-?)

 

Texte en cours de rédaction

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  Nielly Jean
  (?-?)

 

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  Otchakovsky Zelman, dit Zelman
  (1905-1944), Artiste peintre

 

Figure aux ballons, Otchakovsky Zelman - Musée des Beaux-Arts de Lyon

Notice du Musée des beaux-arts de Lyon, cliquez - ici -

 

Texte en cours de rédaction

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Né en Russie le 15 septembre 1905, il réside à Nyons (Drôme) en 1941, puis à Grignan 1944 (naissance de son fils cadet Paul). Il décède d'une crise cardiaque en 1946. Son épouse, Odette Labaume, une Provençale (professeur), trouve alors refuge avec ses deux garçons, Henry et Paul, à Sablé-sur-Sarthe, chez une cousine, Berthe Laurens.

 

 

 ► Wikipedia : biographie - ici -

 

 

En 1939, il collabore avec deux membres de la Nouvelle École de Paris: Jean Bertholle (1909-1996), peintre et graveur et Jean Le Moal (1909-2007), peintre non figuratif, à la création d'une peinture murale pour le plafond (1 500 m2) du restaurant du pavillon français de la Foire Internationale de New York de 1939-1940 (New York World’s Fair), installée sur le site de Flushing Meadows-Corona Park (infos).

 

 

New York World’s Fair 1939-1940 - Pavillon de la France

Exposition Universelle de New York, 1939-1940 – Pavillon de la France.

 

 

Edward Punnet Chrystie (1887-1960), New York World’s Fair 1939-1940 - Aquarelle du pavillon de la France

Edward Punnet Chrystie (1887-1960), New York World’s Fair 1939-1940.

Aquarelle du pavillon de la France.

 

 

Edward Punnet Chrystie (1887-1960), New York World’s Fair 1939-1940 - Aquarelle du pavillon de la France

Edward Punnet Chrystie (1887-1960), New York World’s Fair 1939-1940.

Aquarelle du pavillon de la France.

 

 

La Justice, Otchakovsky Zelman - Musée des Beaux-Arts de Lyon

Notice du Musée des beaux-arts de Lyon, cliquez - ici -

 

 

Le Cirque, Otchakovsky Zelman - Musée des Beaux-Arts de Lyon

Notice du Musée des beaux-arts de Lyon, cliquez - ici -

 

 

Zelman Otchakovsky, plâtre patiné d'Étienne-Martin - Musée des Beaux-Arts de Lyon

Notice du Musée des beaux-arts de Lyon, cliquez - ici -

 

 

 

  

  Otchakovsky Odette, née Labaume.
  (?-?), épouse d’Otchakovsky Zelman

 

Avec son enfant.

 

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  Otémar Jean d'
  (?-?), Horticulteur

 

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  Otémar T. d'
  (?-?), épouse de Jean d’Otemar

 

Avec ses enfants.

 

Texte en cours de rédaction

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  Pépiot Roger
  (1911-1973), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier d’architecture

 

Diplômé de l’École Spéciale de Paris (DESA) le 20 décembre 1932, il intègre les services de la Préfecture de la Seine et d’architecture de la ville de Paris.

 

En 1936, il épouse Simone Denoux.

 

Entre août 1939 et juillet 1940, il est mobilisé et participe à la Bataille de Dunkerque (26 mai au 4 juin 1940 – infos).

 

Après avoir quitté Paris en mai 1940, ils arrivent ensemble à Oppède pour y rejoindre le Groupe d’Oppède (très certainement par l’intermédiaire d’Eugène Beaudouin alors réfugié à Marseille).

 

À la suite de différents avec Bernard Zehrfuss, il fait scission du groupe le 20 juin 1941 avec Florent Margaritis.

 

Entre 1943 et 1946, il est dans un premier temps nommé chargé de mission auprès du Musée national des arts et traditions populaires, et participe ainsi à l’enquête ou "Chantier EAR 1425" sur l'architecture folklorique, créé en 1941, puis responsable de la coordination des missions engagées dans les départements des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse.

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 

 

  

  Musée des Arts et Traditions populaires 

 

Le Musée des Arts et Traditions populaires a été créé par décret du 1er mai 1937 (J. Off. 14 mai) à partir des collections françaises du Musée d’Ethnographie du Trocadéro1, les collections étrangères étant attribuées au Musée de l’Homme…

 

1 Ouvert au public en 1879, les statuts de la Société des Traditions populaires ayant été actés le 24 mai 1886 (Règlement) .

 

 

Laboratoire d'anthropologie sociale, consacré à l'étude de la société française et des pays de culture française, sa direction sera confiée au conservateur Georges-Henri Rivière, puis en 1968, à Jean Cuisenier.

 

La délégation générale à l’équipement national, Service des chantiers intellectuels et artistiques, sous la direction d’Edmond Humeau1, fidèle de la revue Esprit, a été instituée durant l’Occupation en vue de faire échapper de jeunes architectes au service du travail obligatoire (STO) pour la construction d'ouvrages défensifs, tout en les attachant à des activités utiles au relèvement du pays.

 

1 Edmond Humeau, "Le chômage intellectuel", Chantiers, 1er octobre 1941, et "Un problème d'État — l'avenir des intellectuels", Chantiers, 10 et 25 décembre 1943.

 

 

Depuis 2016, les collections de l’ancien musée des Arts et traditions populaires ont quitté Paris pour Marseille et le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), mais le groupe de Bernard Arnault a présenté en mars 2017, un projet de réinstallation dans les locaux de l’ex-musée du Bois de Boulogne.

 

 

 

  

  Chantier EAR 1425 

 

Le chantier 1425 d'enquête d'architecture rurale (EAR), créé le 28 octobre 1941, est sans conteste le plus célèbre dans l'histoire du musée, en raison de sa postérité politique et scientifique. De 1942 à 1945, une vaste enquête d'architecture rurale étendue à quelques 77 départements de l’hexagone avait été entreprise à l'initiative d'Edmond Humeau et d'Urbain Cassan, sous la direction de Pierre-Louis Duchartre et Georges-Henri Rivière, assistés de Marcel Maget et Guy Pison.

 

Il y eût une branche du EAR 1425 pour la zone occupée et une autre pour la zone libre. Le siège central Musée des Arts et traditions populaires étant à Paris, dans les locaux de l’appartement de fonction de Georges-Henri Rivière!

 

Le siège annexe en zone libre sera implanté à Montpellier, au château d'Ô, propriété du Conseil général de l’Hérault depuis 1906. Dans la meilleure tradition de l'École de la rue Bonaparte, un massier fut élu pour chaque secteur, François Beurdeley, architecte (infos) à Paris, Yvon Almairac, architecte-urbaniste (absent de la base AGORHA - (infos) à Montpellier.

 

Une cinquantaine d'architectes (liste) ont ainsi dressé, selon des règles uniformes minutieusement mises au point (questionnaires standardisés, obligation de tenir quotidiennement un journal de route), 1 759 monographies d'habitations rurales, comportant plans, coupes, élévations, description de la maison, de ses bâtiments annexes, de son domaine foncier et de sa situation; c'était là une somme considérable de connaissances et d'informations, qu'il était indispensable d'exploiter.

 

Dotée des maigres moyens financiers des chantiers de chômeurs intellectuels, on note la participation en Provence de: Jean Fauré, Jacques Gaudrille, Louis Miquel, Jean Mercier, Maurice Louis, Sylvain Gagnière, Pierre Brun et Roger Pépiot.

 

Le bilan du chantier EAR 1425 s'établit ainsi: 1 634 monographies dont 1 481 mises en forme, c'est-à-dire comprenant une partie iconographique et un texte explicatif plus ou moins complet. Cette documentation couvre la presque totalité du territoire de la France, ainsi que le fait ressortir le tableau suivant:

 

Répartition géographique des 1634 monographies du chantier EAR 1425

L'architecture rurale française. Une enquête nationale inédite (1941-1948). Henri Raulin - ici -

 

 

 ► In Situ - ici -

 

 

 ► Persée : Le corpus d’architecture rurale française - ici -

 

 

 ► Chantier 1425 : Croquis et relevée - Fabien Vienne - 1945 - ici -

 

 

Pour sa part, Roger Pépiot, réalisera notamment l’étude au mas de l’Amaré sis aux Saintes-Maries-de-la-Mer, d’une "Cabane de Camargue" (rapport de visite du 20 janvier 1943), publiée en 1975 dans le volume Maisons rurales et vie paysanne en Provence par les éditions Berger-Levrault:

 

Cabane de Camargue

Carte postale antérieure à 1910, de la cabane relevée par Roger Pépiot.

Dins si quinge an èro Mirèio (Mireille était dans ses quinze ans).

 

Cabanes de Camargue, rapport de visite du 20 janvier 1943, Roger Pépiot, Architecte

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

 

Aucune information sur la construction de cette cabane, que l'on peut estimer à la première moitié du XIXe siècle. Elle a disparu, tout comme sa voisine, après 1943.

 

 

 

  

  Chapelle sainte Marie-Madeleine
  Hameau de Maison Méane, Larche (Alpes-de-Haute-Provence)

 

Chapelle sainte Marie-Madeleine, hameau de Maison Méane, Larche (Alpes-de-Haute-Provence), Pépiot Roger, Architecte

Google Street View  ici - Photos : 1    2    3

 

 

Installé à Aix-en-Provence, c’est dans cette vallée de l’Ubayette qu’il se voit confier l’étude de la reconstruction de l'église paroissiale1 de Larche2 dédiée à Notre-Dame du mont Carmel, et ce dernier sanctuaire avant le col de Larche, dédié à Marie-Madeleine.

 

1 Les vitraux sont d’Albert Rémy et la fresque en façade du mur pignon de l'entrée est l’œuvre de son épouse, Yliane Rémy-Labaudt (Google Street View  ici).

 

2 Depuis le 1er janvier 2016, les communes de Larche et de Meyronnes ont fusionné et forment la commune de Val d'Oronaye.

 

 

Construite en 1960, les murs et le campanile ont des formes souples qui contrastent avec la rugosité des pierres de moraine dont ils sont bâtis. La toiture très débordante couronne de bois et d'ombre la nef orientée. Les vitraux sont d'Albert Rémy: à l'oculus oriental, une colombe de la paix dans cette haute vallée ravagée par la guerre.

 

Texte en cours de rédaction

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  Pépiot Simone, née Denoux
  (1913-2003), épouse de Roger Pépiot

 

Après une formation à l’École Pigier et un diplôme de secrétariat commercial en 1931, elle est embauchée en 1937 à la Cie d’Alais, Froges et Camargue à Paris (qui prendra le nom de Péchiney en 1950).

 

En mai 1940, elle quitte son poste parisien et rejoint l’agence de la Cie d’Alais, Froges et Camargue de Vedène (Vaucluse), jusqu’en 1941.

 

Parallèlement, elle sera la secrétaire du Groupe d’Oppède jusqu’à la scission de son époux avec le Groupe d’Oppède, le 20 juin 1941.

 

Elle quitte Oppède avec son époux en 1946.

 

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  Pringault Georges
  (?-?)

 

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  Pringault M.
  (?-?), épouse de Georges Pringault

 

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  Rémy Albert-Louis
  (1915-1967), étudiant aux Beaux-Arts de Paris, atelier de peinture,
   acteur de cinéma

 

Albert Rémy (1915-1967), acteur, film Razzia sur la chnouf, 1955

De gauche à droite : Lino Ventura, Jean Gabin et Albert Rémy.

 

 

Fils unique, Albert Louis Rémy naît le 9 avril 1915 à Sèvres. Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts, section peinture, il rencontre en 1932, Yliane Labaudt, une Française née aux États-Unis et se marient à Paris le 11 juin 1940.

 

Réformé à cause de problèmes pulmonaires, Albert et son épouse gagnent la zone non occupée. À Pau, ils se joignent à trois étudiants en architecture à Paris: Jean Auproux, Georges Brodovitch et Florent Margaritis. Accompagnés de Jeanne Violet, couturière chez Molyneux, ils rejoignent ensemble le village d'Oppède-le-Vieux dans le département de Vaucluse, où le frère de Georges, Alexey Brodovitch, a fait l'acquisition en 1939 d'un "prieuré".

 

Ils seront les premiers membres de cette communauté connue sous le nom de "Groupe d'Oppède", venue se réfugier dans ce village abandonné et qui ne tardera pas à réunir des artistes de formations diverses: architectes, peintres, sculpteurs, musiciens et même un facteur d'orgues.

 

Après la guerre, Albert et Yliane Rémy y trouvent leur maison qu'ils conserveront jusqu'à la fin de leurs jours.

 

 ► L'encinémathèque : biographie - ici -

La Ford en folie, sketch présenté pour la première fois le 10 mai 1940 à Medrano, avec Albert Rémy et Gilles Margaritis

C’est avec la complicité du comédien Albert Rémy que Gilles Margaritis présente pour la première fois à Medrano un certain 10 mai 1940 "La Ford en Folie". Numéro qui sera repris sur la piste montmartroise en 1943 et 1952 et dont l’idée originale n’est pas due l’imagination débridée de Gilles Margaritis.

 

Suite de la publication de cirk75 ici

Dessin "Taxi en folie" ici

 

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  Rémy Yliane, née Labaudt
  (1911-2007), Artiste peintre, Illustratrice, épouse d'Albert Rémy

L'unique amour de Marie Lerque - O.P. Gilbert - Les éditions de la nouvelle France, 1945 - Illustrations de Yliane Labaudt

 

Yliane Labaudt, a painter and mosaicist, was born in San Francisco, California on October 25, 1911. She first studied art with her father, Lucien Labaudt, and in 1924 sailed for Paris with her sister, Alvyne, for six years of art study under Lhote, Waroquier, and Friez.

 

Returning to San Francisco in 1930, she studied fresco painting with Boynton at the California School of Fine Arts. In 1932 she and her sister designed stage sets for the first season of the San Francisco Opera House.

 

In 1936 she returned to Paris as the wife of actor Albert Rémy.

 

Mrs. Rémy created many marble mosaics for the French government and stained glass windows for churches. She lived in Avignon, France in March of 2003. Yliane Labaudt died in Cavaillon, France on September 29, 2007.

 

Exhibited: California Statewide (Santa Cruz), 1931; Oakland Art Gallery, 1932 San Francisco Art Ass'n, 1930s; San Francisco Art Center, 1930s.

 

 ► Dictionnaire des artistes de langue française en Amérique du Nord - ici -

 

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  Richez Roger
  (?-?)

 

Mention "parti au sana" sur la liste des membres ayant perçu une subvention pour la période du 1er juillet au 31 décembre 1941 (liste ).

 

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  Rodet André
  (1912-2004), Artiste peintre, Céramiste

 

Il arrive d'Avignon à Oppède au cours de l’été 1941, par l’intermédiaire de son oncle l’architecte Conil.

 

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  Rollinat Madeleine
  (1914-2008), Artiste peintre, Graveur

Fleurs des jardins et des serres - Rollinat Madeleine - J.-M. Duvernay et H. Romagnesi, éd. Bordas, 1962

 

Ancienne élève de Lucien Simon à l'École des beaux-arts de Paris, diplômée de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs où elle enseignera par la suite.

 

À l’image d’un Pierre-Joseph Redouté, peintre des fleurs, Madeleine Rollinat a consacré une grande partie de sa vie à dessiner et aquareller une large variété de plantes sur papier vélin.

 

Ce qui la conduira à exercer son métier de peintre et graveur en qualité de professeur de dessin d’art attachée au Muséum national d’histoire naturelle, où elle est également peintre de la collection des "Vélins du Muséum", collection commencée au 17e siècle, sous l'impulsion de Colbert.

 

Deux ouvrages pour admirer la précision et la beauté de son œuvre :

 

  Fleurs des jardins et des serres, J.-M. Duvernay et H. Romagnesi, éd.
     Bordas, 1962 ;

 

  Les Vignes, catalogue d’une exposition réalisée en 2000 dans la Villa
     Lemot, domaine de la Garenne Lemot, parc situé sur les communes de
     Gétigné et Clisson en Loire-Atlantique (ouvrage édité par le Conseil
     général de Loire-Atlantique).

 

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  Roussaint Gianni
  (?-?)

 

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  Saint-Exupéry Consuelo de
  (1901-1979), Peintre, Sculptrice

Consuelo et Antoine de Saint-Exupéry

 

 

Consuelo Suncin de Sandoval, née le 16 avril 1901 à Arménia (Salvador), est décédée le 28 mai 1979 à Grasse. Elle épouse Antoine de Saint-Exupéry le 22 avril 1931 à Nice après un mariage religieux à Agay, le 12 avril de la même année.

 

Son mari lui demande de quitter Paris et se rendre en zone non occupée. Après son passage à Pau, puis à Dieulefit dans la Drôme, elle retrouve lors d’un séjour à la villa d'Air-Bel1 à la Pomme à Marseille (11e), un ami parisien, l’architecte Bernard Zehrfuss, qui lui propose de le rejoindre à Oppède, où s'installe depuis le mois d'août une communauté d'artistes.

 

Si son mari est venu séjourner seul quelques jours à Oppède à la fin de l'été 19402, pour sa part, elle y réside durant 6 mois3 (début 1941 - mi 1941), avant de rejoindre son mari à New York, où elle débarque le 12 décembre 1941.

 

1  Connue également sous le nom de "Château Espère-Visa" (infos).

 

2 Après le 6 septembre 1940.

 

3 Dans le Mémoire de la Rose, p. 236, Consuelo mentionne 11 mois.

 

 ► Biographie de Consuelo de Saint-Exupéry - ici -

 

 ► Consuelo photographiée par Man Ray - ici -

 

 

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  Serres Adrienne, née Leyvastre
  (1908-2006), Pianiste, épouse de Jacques Serres, Violoncelliste

Leyvastre Ady, Pianiste – Épouse de Jacques Serres, violoncelliste  

Adrienne Leyvastre née à Congeniès (Gard) le 1er septembre 1908, étudie au Conservatoire de Paris où elle obtient une Troisième médaille de piano préparatoire en 1923.

 

Registre du Conservatoire de Musique de Paris - Inscription d'Adrienne Leyvastre   Conservatoire de Musique de Paris - Mme Alem Chéné - Classe préparatoire de piano - 1924

Mme Alem-Chéné (Piano – Classe Préparatoire - 1924).

Adrienne Leyvastre (?).

 

 

La Parole Républicaine du 23 janvier 1936 :

 

C’est le jeudi 6 février, en soirée, à 20h30, que le célèbre violoncelliste Jacques serres donnera dans le temple, à Fontenay-le-Centre, un magnifique concert avec l’admirable pianiste Mme Ady Leyvastre. Cette jeune et remarquable artiste s’est déjà imposé par son grand talent et ses séduisantes qualités expressives auprès de bien des publics, tant en France qu’à l’étranger. C’est non seulement une pianiste de classe, mais une musicienne d’une rare intelligence.

 

Avec son époux, Jacques Serres, violoncelliste, ils rejoignent le Groupe d’Oppède en 1940.

 

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  Serres Jacques
  (1908-1984), Violoncelliste concertiste

 

Oppède-le-Vieux - Concert de Jacques Serres, violoncelle et son épouse Ady Leyvastre au piano

M. Jacques Serres, au violoncelle et son épouse Ady Leyvastre, au piano.

 

 

Jacques Serres né à Tours (Indre-et-Loire) le 12 décembre 1904, étudie au Conservatoire de Paris où il obtient un Premier prix (prix d’excellence) de violoncelle en 1918.

 

Avec son épouse, Adrienne Leyvastre, pianiste, ils rejoignent le Groupe d’Oppède en 1940.

 

Le 17 mai 1941, en présence de Raymond Petit (1893-1976), auteur de musique instrumentale et vocale, il interprète avec son épouse Ady Leyvastre, une de ses œuvres dans la bibliothèque du musée Calvet à l'occasion de l'exposition du Centre de Maîtrise d'Oppède.

 

Au cours de l'année 1943, sous son impulsion, Oppède-le-Vieux est le berceau des premières chorales et des cours d'initiation musicale.

 

À partir des premières actions musicales organisées durant l’Occupation dans le Vaucluse, les Centres Musicaux Ruraux ont créé des concerts éducatifs et des colonies musicales, aboutissant à la déclaration officielle de la fédération en 1948.

 

Sous l’impulsion de Jacques Serres et du compositeur et violoniste Émile Damais, tous deux cofondateurs, la fédération se développe rapidement, parrainée par des personnalités comme Arthur Honegger, Henri Sauguet, Georges Thill et Jean Guehenno.

 

Pionniers dans la mise en place d’activités visant à rendre la musique accessible au plus grand nombre, les CMR créent le métier de musicien intervenant à l’école, assorti de l’ouverture d’un centre de formation professionnelle en 1953.

 

 ► Les centres musicaux ruraux (CMR) - ici -

 

 ► BnF - Audiothèque : Joseph Haydn - ici -

 

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Jacques Serres et ses amis : recueil de témoignages

Auteur :

Langue : Français

Éditeur : Association régionale d'expansion musicale du Centre AREMC 18170 Le Chatelet-en-Berry – Tél. : 02 48 56 32 38

Date de parution : 1986

EAN :

Format : 142 pages

Prix : épuisé

 

 

 

  

  Stahly Claude, née Favre
  (?-?), épouse de François Stahly

 

Avec ses enfants (Bruno et Florence).

 

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  Stahly François
  (1911-2006), Sculpteur

 

"Donner une forme à la vérité intuitive qu'on porte en soi." François Stahly

 

Né le 8 mars 1911 à Constance, il vit toute sa jeunesse en Suisse, à Zürich et Winterthur. À l'âge de quinze ans, il doit interrompre ses études et travaille dans une imprimerie comme apprenti. En même temps, il suit des cours de peinture et de sculpture à la Kunstgewerbeschule à Zürich où il retrouve son condisciple Max Bill et entrevoit Jean Arp.

 

En 1931, il s'installe à Paris et s'inscrit dans l'atelier de Charles Malfray à l'académie de peinture et sculpture fondée à Montparnasse par le peintre nabi, Paul Ranson.

 

La période de la guerre puis de l'Occupation l'oblige à des années d'errance avec sa famille. De nationalité allemande, vivant en France, Stahly est à la fois recherché par les Allemands comme déserteur, et par les autorités comme ressortissant d'un pays ennemi. Il séjourne à Augmontel dans le Tarn, chez son ami François Vène, qu'il connaît depuis l'époque où tout un groupe d'artistes se retrouvaient autour de Giacometti, Léger et Marcel Duchamp.

 

C'est sur l'invitation de Consuelo de Saint-Exupéry qui l'avait rencontré à l'académie Ranson qu'il s'installe à Oppède entre 1941-1942, où il retrouve son ami Étienne-Martin, avec lequel il est lié depuis 1933.

 

Il fait la connaissance à Marseille de Marcel Duchamp, Max Ernst. À Grasse, il retrouve Jean Arp, Alberto Magnelli, Sonia Delaunay, Ferdinand Springer, Nicolas de Staël. À Oppède il acquiert le goût du travail collectif et de la collaboration avec des architectes comme Bernard Zehrfuss, Jean Le Couteur, Paul Herbé, etc.

 

Au mois d'août 1941, le village d'Oppède est devenu également le centre d'un autre groupe d'architectes et artistes, Jeune France, âgés de vingt-deux à trente ans, mariés ou célibataires, vivant en communauté (liste) qui y installent également un atelier de maîtrise, avec pour objectif de restaurer le village abandonné et d'offrir un lieu d'accueil aux étudiants qui ne peuvent plus se rendre à l'École des beaux-arts à Paris.

 

Le secrétariat d'État en charge du chômage accepte de créer un chantier rural comprenant un chantier agricole, un chantier de bâtiment avec un atelier de poterie, de fresques, de pierre, de tissage de laine, en subventionnant cette initiative.

 

L'objectif du premier chantier est de faire coopérer en étroite collaboration tous les arts plastiques utiles à l'habitat rural et à l'urbanisme. On y retrouve Rollinat, Granet, Zelman Otchkovsky, peintre architecte de Bessarabie réfugié en France depuis son adolescence.

 

André Rodet, peintre d'Avignon, arrive à Oppède par l'intermédiaire de son oncle, l'architecte Conil, au cours de l'été 1941.

 

À la fin de 1942, lorsque les troupes allemandes prennent possession de la zone non occupée à la suite du débarquement anglo-américain au Maroc et en Algérie le 8 novembre 1942, certains des artistes partent se cacher ailleurs, notamment à Dieulefit, commune du département de la Drôme.

 

Après l'Armistice de juin 1940, et la démobilisation des civils, ceux parmi les architectes et les élèves de l'École des beaux-arts de Paris qui n'ont pas été faits prisonniers se retrouvent à Oppède.

 

Puis, avec la loi du 22 juillet 1940 qui annule les naturalisations, c'est une nouvelle vague de réfugiés qui arrive dans la région, notamment ceux qui choisissent de ne pas faire le service militaire dans l'armée allemande. Certains sont partis s'engager en Afrique, tandis que les autres comme François Stahly1 entrent dans la Résistance.

 

1 François Stahly rejoint un maquis en Bourgogne.

 

 

Au cours de l'année 1966, François Stahly acquiert dans le Vaucluse, sur la commune du Crestet, une parcelle de forêt sur les contreforts du mont Ventoux. Ses enfants Bruno et Florence, tous deux architectes entreprennent la construction des ateliers du Haut-Crestet.

 

Une première maison est construite par Florence Stahly, et, deux ans plus tard, l'architecte Bruno Stahly réalise la grande maison-atelier avec toitures-terrasses et patios, où les tapisseries de leur mère Claude pourront se déployer.

 

Stahly crée à nouvel un atelier collectif1 incluant de jeunes artistes attirés par le travail communautaire dans une architecture intégrée à la nature.

 

1 L'ensemble inscrit au titre des monuments historiques et bénéficiant du label patrimoine du XXe siècle, a été acquis en 1983 par le Centre national des arts plastiques (infos), il est actuellement fermé au public.

 

 ► Chronologie de la vie de Stahly - ici -

 

 

 

2014, la sculpture Portiques ou l'écho de la Forêt, reprend racine à la Maison de la Radio.

 

 

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  Institut de France
  Académie des beaux-arts - 1995

 

Discours prononcé dans la séance publique tenue par l'Académie des beaux-arts présidée par M. Serge Nigg, Président de l'Académie, le mercredi 31 mai 1995, pour la réception de M. François Stahly élu membre de la section sculpture par M. Bernard Zehrfuss, secrétaire perpétuel.

 

 ► Texte intégral - ici -

 

 

 

  

  La vie et l’œuvre de François Stahly
  Maîtrise de Marie-Josée Villadier - 1984

 

Université de Paris IV, UER d’Art et d’Archéologie, Paris 1984.

 

Marie-Josée Villadier était Conservateur au Musée d'art et d'histoire de la ville de Meudon en 1991. d’Archéologie, Paris 1984.

 

 

 

  

  Valogne Françoise
  (?-?)

 

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  Violet Jeanne
  (?-?), Couturière chez Edward Molyneux

 

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  Zehrfuss Bernard
  (1911-1996), Architecte

 

En 1929, à l’âge de 18 ans, Bernard Zehrfuss entre à l’École des beaux-arts et choisit l’atelier Pontremolli. Un Rémois délicieux et noctambule, Paul Herbe, qui pratique ironie et paradoxe et pour qui rien n’est à retenir ou à écarter, sauf la sottise, devient son deuxième maître et son ami avec lequel il va passer des nuits à disserter d’architecture.

 

À l’issue d’une école brillante, qu’il reconnaît très joyeuse, il fait une moisson de récompenses, dont le prix Achille Leclère et en 1939, le Grand Prix de Rome, sur un programme aujourd’hui désuet, le palais de l’empire colonial français (info).

 

L’armée, toujours prête à utiliser les compétences de chacun, fortement conseillée par le sculpteur Paul Landowski, alors directeur de l’École des beaux-arts, affecte Bernard Zehrfuss, Grand Prix de Rome, au service du camouflage et l’envoi à ce titre au Liban où il sera finalement démobilisé.

 

Il revient à Marseille où l’attendent sa mère et ses deux sœurs. À Marseille, il retrouve plus d’un membre de cette autre famille que créent douze années d’école: et d’abord son grand ancien Eugène Élie Beaudouin qui le prend comme assistant dans son atelier local; il y retrouve aussi ses contemporains, ses condisciples: Jean Auproux, Georges Brodovitch, Chauffeney, Jean Le Couteur, Florent Margaritis qui l’invitent à les rejoindre dans la garrigue, dans un village abandonné, pour y participer à une communauté d’artistes, bientôt connus sous le nom de Groupe d’Oppède.

 

Au sein du Groupe d’Oppède son rôle sera à la fois celui de moteur et organisateur du groupe, d'interprète officiel vis-à-vis de l’administration de Vichy, et de représentant dans le milieu artistique marseillais.

 

Au cours de l’année 1941, il est nommé architecte-conseil du Commissariat des sports, après que l’autorité vichyste en matière sportive se soit exprimée concrètement par la main mise sur le mouvement sportif à travers la loi du 20 décembre 1940, dite Charte des Sports1.

 

1 Dès juillet 1940 apparaissaient, au sein du ministère de la Jeunesse et de la Famille, un secrétariat général à la Jeunesse ainsi qu'un commissariat général à l'Éducation physique et aux Sports. Rattachés par la suite au secrétariat d'État à l'Instruction publique, ces deux organismes devaient subsiste r, sous des appellations diverses et malgré de nombreux remaniements, jusqu'en 1944.

Parallèlement, un décret de juillet 1943 instituait auprès du commissariat à l'Intérieur d'Alger un conseil de la Jeunesse, devenu en octobre service de la Jeunesse et des Sports et rattaché en février 1944 au commissariat à l'Éducation nationale.

 

 

En tant que pensionnaire à la villa Paradisio, il quittera le Groupe d’Oppède en novembre 1942 pour Barcelone, pour y poursuivre ses recherches sur l'architecture française méditerranéenne, puis rejoindre en 1943 les F.F.L. (Forces Françaises Libres) en Afrique du Nord.

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► Cité de l'Architecture & du Patrimoine : biographie - ici -

 

 

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  Institut de France
  Académie des beaux-arts - 1999

 

Notice sur la vie et les travaux de M. Bernard Zehrfuss (1911-1996) par M. Michel Folliasson lue à l’occasion de son installation comme membre de la Section Architecture, séance du mercredi 24 mars 1999.

 

 ► Texte intégral - ici -

 

 

 

  

  Proches des membres du Groupe d'Oppède
  (liste non exhaustive)

 

  

  Adamov Arthur (de son vrai nom Adamian)
  (1908-1970), Écrivain, traducteur et auteur dramatique

Arthur Adamov - Transcription de cinq pièces radiophoniques inédites d'Arthur Adamov. Enregistrement de trois d'entre elles : Le temps vivant, En fiacre, Finita la comédie avec des comédiens prestigieux : Roger Blin, Michel Bouquet, Berthe Bovy, Alain Cuny, Judith Magre, Mary Marquet, Michel de Ré, Edith Scob, et la série inédite de cinq entretiens entre Arthur Adamov et Georges Charbonnier (1964). 5CD - INA

 

D'origine russo-arménienne, il est né le 23 août 1908 à Kislovodsk, ville et station thermale du nord du Caucase russe. Il est décédé le 15 mars 1970 à Paris.

 

La défaite de 1940 voit affluer sur Marseille un grand nombre d'étudiants et d’artistes. Il y fréquente les surréalistes, André Breton, Marcel Duchamp, Anna Seghers, Jean Malaquais, etc., qui se réunissaient 3, quai des Belges, dans le café "Au Bruleur de loups".

 

 

 ► Biographie - ici -

 

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  Aubanel Henri - Le Cailar (Gard)
  (1911-1998), Manadier camarguais

Le marquis Folco de Baroncelli-Javon et son gendre Henri Aubanel

 

Henri Aubanel, est né à Avignon dans une famille d'imprimeurs dont l’activité place Saint-Pierre remonte à 1744, ce qui en fait l’une des plus anciennes imprimeries françaises. Imprimeur puis maison d’édition, les activités cesseront en 1992.

 

Il se marie le 25 avril 1933 avec Frédérique, troisième fille de Folco de Baroncelli-Javon (1869-1943), Manadier camarguais, inventeur du folklore camarguais, qui à ce titre, recevra le 3 décembre 1940 la maréchal Pétain (archives INA - ici -).

 

Il quitte alors Avignon pour se consacrer lui aussi à l’élevage de la race bovine de Camargue, plus connue sous le nom de Taureau Camargue ou encore raço di biou.

 

Lors de son reportage publié par l’Illustration le 29 novembre 1941, Paul-Émile Cadilhac relate avec émotion un concert dans le salon de leur maison d’Oppède-le-Vieux avec deux grands artistes: le violoncelliste Jacques Serre et son épouse Ady Leyvastre, pianiste concertiste.

 

 ► Entretien avec son fils Pierre Aubanel - ici -

 

 ► Fonds de l’ex-musée Aubanel de l’imprimerie - ici -

 

 

Depuis Antoine Aubanel (1720-1804), imprimeur-ibraire installé à Avignon, emprisonné sous la Terreur, parce qu'il continuait à imprimer le catéchisme du diocèse et sans doute l'eût-on guillotiné sans le Neuf Thermidor qui le sauva, de père en fils, cette famille se spécialisera dans l’impression et l’édition de livres classiques et religieux.

 

Son fils, Laurent Aubanel (1784-1845), reprend la librairie que sa mère lui cède en 1808. Breveté imprimeur en lettres le 20 juillet 1811 (brevet renouvelé le 8 août 1816) et celui de libraire le 1er janv. 1813 (brevet renouvelé le 1er août 1818), il adjoint à son entreprise une fonderie de caractères et invente la "lettre à pont".

 

 ► Lettre à pont - ici -

 

 

Il sera remplacé dans ces deux brevets par ses fils Joseph (1816-1879), fondeur de caractères, Joseph-Marie-Jean-Baptiste-Théodore (dit Théodore, 1829-1886), imprimeur, et Charles Aubanel (1827-1880), libraire.

 

Le brevet de lithographe, demandé pour faire des images de piété, sera annulé en 1854, faute d'exploitation.

 

Charles Aubanel et son épouse Laurence Mazen (1838-1923) ont un fils unique, Pierre Aubanel, né à Paris, avocat à la Cour d’appel de Paris. Il épouse en 1904, Madeleine Vigoureux. Leur fils, Henri (1911-1998), épouse le 25 avril 1933 Frédérique Folco de Baroncelli-Javon.

 

Jean de la Croix Aubanel (1865-1942), fils unique de Joseph Marie Jean Baptiste Théodore (1829-1886) s'attache à diffuser hors de France la production de sa maison; un réseau de représentants et de traducteurs, et une nouvelle ligne éditoriale élargie du religieux à la littérature moderne et à la psychologie appliquée, accrut la renommée d'une maison d'édition qui s'ouvrit à la publicité et aux méthodes commerciales.

 

Édouard Théodore Aubanel (1901-1970) son fils, appelé aux affaires dès 1926, humaniste et bibliophile, poursuivit la tradition éditoriale en publiant littérature, histoire régionale et ouvrages de langue; propagateur du latin vivant, il organisa des congrès et publia la série de Vita latina. Il crée à côté de l'imprimerie de la place Saint-Pierre un musée consacré à l'histoire de l'édition et de l'imprimerie, ainsi qu'au souvenir du poète Théodore Aubanel.

 

Laurent Théodore Aubanel (1943-2000), son fils, lui succéda en 1970 et s'efforça de moderniser l'entreprise; au cours de ces dernières années, la production des éditions Aubanel est restée fidèle à la littérature et à l'histoire régionale jusqu’à la fermeture de l'imprimerie en 1992. Le musée Aubanel de l’imprimerie ferme en 1999 à la suite de la liquidation de l'entreprise.

 

 ► Bnf : La naissance de l'imprimerie - ici -

 

 

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  Beaudouin Eugène Élie - Marseille 1940-1944
  (1898-1983), Architecte

 

Florent Margaritis, Jean Lamic, Wilfred Nègre, Eugène Beaudouin et Raymond Canteloup dans les jardins du château d'Ô à Montpellier, en 1942

Document communiqué par      Caroline Margaritis,

fille de Florent Margaritis, membre fondateur du Groupe d’Oppède.

 

 

Né à Paris, fils et neveu d'architecte, Eugène Beaudouin fit ses études à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Emmanuel Pontremoli, archéologue qui passait une grande partie de son temps sur des chantiers de restauration.

 

Premier grand prix de Rome en 1928, Beaudouin fait, à partir de la Villa Médicis, de longs déplacements de recherche dont il présentera les résultats à l'Académie des beaux-arts, en particulier un relevé des monastères byzantins du mont Athos et une reconstitution d'Ispahan au XVIIe siècle.

 

Après son séjour réglementaire de trois ans à Rome, il prend la succession de son père et s'associe jusqu’en 1941 avec Marcel Lods, lui aussi ancien élève de l'École de la rue Bonaparte. Pionniers de l'industrialisation du bâtiment, les deux hommes seront engagés dans les entreprises de constructions à usage collectif les plus significatives de l'entre-deux-guerres.

 

Beaudouin et Lods entrent dans l’équipe d’architectes réunie autour d’Henri Sellier, président de l’Office public d’habitations à bon marché de la Seine depuis sa fondation, en 1914. Au début des années 1930, Sellier confiera à l’équipe Beaudouin-Lods l’œuvre maîtresse des deux hommes, la cité de Drancy, dont le nom — la Muette — semble vraiment chargé d’une signification funeste puisque cet ensemble immobilier, d'août 1941 à août 1944, sous l’appellation "camp d'internement de Drancy" ou "camp de Drancy" a été la plaque tournante de la politique de déportation antisémite en France1.

 

1 En septembre 1939, le gouvernement de la IIIe République y interne des ressortissants allemands et autrichiens, vite transférés dans les camps du Sud de la France du fait de l’avancée des troupes allemandes.

 

À partir de juillet 1940, les Allemands utilisent le bâtiment en forme de U pour interner des prisonniers de guerre français et britanniques puis des "ressortissants de puissances ennemies" (civils anglais et du Commonwealth).

 

En août 1941, la politique allemande de représailles des "menées judéo-bolchéviques" entraîne l’arrestation de nombreux juifs de l’est parisien. Le bâtiment en U leur est exclusivement réservé: le camp des Juifs est créé.

 

À partir de l’été 1942, il devient le principal camp où sont rassemblés, en vue de leur déportation à Auschwitz-Birkenau, les Juifs raflés sur tout le territoire français. De juillet 1942 à juillet 1943, les convois partent de la gare de Drancy-le Bourget.

 

Jusqu’à cette date, la gestion du camp est confiée aux autorités françaises – la surveillance est assurée par la gendarmerie. À partir de juillet 1943, avec l’arrivée à Paris d’un nouveau dirigeant nazi, Aloïs Brunner, la gestion du camp est reprise par les services allemands.

 

Le régime de détention est modifié et Brunner choisit aussi un nouveau lieu de départ pour Auschwitz Birkenau: la gare de Bobigny. Au total, sur les 74 000 juifs déportés de France, 67 000 sont partis de Drancy, essentiellement vers Auschwitz-Birkenau.

 

 

Les événements militaires de 1940 et leurs conséquences politiques conduisent Beaudouin à se réfugier en sone libre, à Marseille, où il s’associé avec Gaston Castel, Grand prix de Rome en 1913.

 

André Dunoyer de Segonzac1, Marius Boyer2 et Florent Margaritis3, tous les trois encore étudiant en architecture, prennent l'initiative de rencontrer Beaudouin dans sa propriété d'En Vau, près de Cassis, afin de le convaincre de diriger un atelier d'architecture à Marseille.

 

1 Diplômé en 1942.

2 Diplômé en 1941.

3 Diplômé en 1942.

 

 

À la suite de cette rencontre, un atelier sera officiellement créé dans les locaux réquisitionnés de l'École des beaux-arts, avec comme assistant Bernard Zehrfuss, Grand prix de Rome 1938, qui anime en parallèle le groupe d’Architectes, d’étudiants et d’Artistes installé à Oppède-le-Vieux.

 

Après que les autorités de Vichy aient imposées à Gaston Castel de démissionner de son poste d’Architecte départemental, Beaudouin se voit confier à partir de mars 1941, la révision du Plan d'Aménagement d'Embellissement et d'Extension (PAEE) de la métropole de Marseille.

 

Fin 1942, il est nommé Directeur de la Haute École d’Architecture de Genève qui venait d’être créée et il sera associé au développement l’urbanisation de la rive droite de Genève.

 

Nommé après la guerre professeur à l’École des beaux-arts, il sera architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux et membre de l’Institut.

 

Beaudouin n’était pas un théoricien, il n’a signé que très peu de textes et n’a jamais entrepris de battre le tambour à propos de la moindre de ses réalisations. Plus radical que Le Corbusier dans le recours à l’industrie mais sans les prétentions de celui-ci à être un "architecte du bonheur social", il se distingue également de Perret par son indifférence aux formes néo-classiques.

 

Dans le dépouillement cistercien de son œuvre, on peut découvrir une exigence de spiritualité qui lui assigne une place singulière parmi les fondateurs de l’architecture contemporaine.

 

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► Cité de l’Architecture et du Patrimoine : biographie - ici -

 

 ► Wikipedia : biographie - ici -

 

 

 

  

  Révision du PAEE de Marseille de 1943
  "Plan Beaudouin"

 

Si le gouvernement de Vichy accordait une grande importance au logement et à l’urbanisme, garants à ses yeux de la paix sociale. Il lui a été bien évidemment difficile, étant donné les conditions de l’armistice et de l’occupation, de mettre à exécution une ambitieuse politique de logement.

 

L’aménagement de Marseille, avec l’importance stratégique de son port aussi bien pour les autorités françaises qu’allemandes, conduit le gouvernement de Vichy à demander une révision du PAEE1 de Gréber.

 

1 Promulgation le 14 mars 1919 de la Loi Cornudet, qui impose aux villes françaises de plus de 10 000 habitants l'établissement d'un Plan d'Aménagement d'Embellissement et d'Extension (PAEE) dans un délai de trois ans.

 

Il faudra attendre 1931 pour que la ville de Marseille commande ce PAEE à Jacques Gréber. Ce plan d’aménagement qui prendra le nom de Plan Gréber, sera approuvé par la ville en 1933 et par l’État en 1940.

 

 

Le 30 mai 1941, la Loi n° 2324 "approuve les travaux qui seront réalisés à Marseille, en vue de [..] doter la ville de voies de communications se raccordant aux réseaux de circulation générale, lesdits travaux faisant partie du programme d'équipement et d'urbanisme à réaliser à Marseille et dont la consistance sera établie dans le cadre [...] du projet d'aménagement de la ville de Marseille en cours d'élaboration.".

 

À partir de mars 1941, ce projet d'aménagement est confié à Eugène Beaudouin. Ce PAEE qui prendra le nom de "Plan Beaudouin" ne fera pas l'objet de débat local, et sera directement approuvé par l'État Français en 1943.

 

Le "Plan Beaudouin" s’appuie sur le système de circulation Greber revu, corrigé et augmenté: le plan de circulation s’organisant à l’échelle de la métropole par le tracé de l’autoroute nord et les deux branches de l’autoroute est.

 

Il définit également un Plan d’urbanisme visant à la modernisation du port et la rénovation de l’habitat par la destruction des îlots insalubres et des taudis des quartiers populaires et cosmopolites de la rive nord du Vieux-Port (Bourse, église Saint-Laurent et hôtel de ville).

 

L'étude de plans de détail étant confiée à de jeunes architectes: aménagement du paysage de l'autoroute dans la vallée de l'Huveaune par André Chryssocheris, aménagement d'un parc entre l'arrivée de cette autoroute et de la plage du Prado par Léon Hoa, arrivée de l'autoroute Nord formant le "Cours de Paris", la nouvelle place d'Aix et la liaison avec le Vieux-Port par Fernand Pouillon et Florent Margaritis.

 

Une fois ces quartiers vidés de leurs habitants, dont plusieurs milliers (env. 20 000) furent conduits dans le camp d’internement de Fréjus, puis de Compiègne, souvent prélude à la déportation, les immeubles furent dynamités les uns après les autres par des artificiers de l’armée allemande.

 

Marseille, Vieux-Port - Plan Beaudouin_ Plan du Quartier évacué, daté du 28 janvier 1943

Marseille, Vieux-Port, plan du Quartier évacué, daté du 28 janvier 1943.

Pour accéder au document, cliquez - ici -

 

 

Une quinzaine d’hectares furent ainsi "traités", laissant près de 1 500 immeubles totalement détruits ou endommagés.

 

 ► Rafle de Marseille du 22 au 24 janvier 1943 - ici -

 

 ► INA : Évacuation du quartier du Vieux-Port à Marseille - ici -

 

 ► INA : Démolition du quartier du Vieux-Port à Marseille - ici -

 

Das Bundesarchiv Das Bundesarchiv : photo de la rafle du 22 au 24 janvier 1943, dans le quartier du Vieux-port de Marseille 

 

  273 photos de la rafle et la démolition du quartier du Vieux-Port - ici -

 

 

  Ouvrages relatant la démolition du quartiers du Vieux-Port :

 

 Marseille, la liberté retrouvée : 1943-1944 - Charles Jansana, éd. Lacour,
    1992.

 Marseille 1943, la fin du Vieux-Port - Guicheteau Gérard, éd. Daniel et Cie,
    1973.

 Signal, édition française, Walther Kiaulehn, correspondant, 1943.

 L’Illustration, n° 5164, 28 février 1942 : "La rénovation de Marseille et le
    plan Beaudouin", article et photos de Marcel de Renzis, photographe
    indépendant installé à Marseille.

 

 

  Exposition consacrée à la reconstruction du quartier du Vieux-Port :

 

À Marseille, parmi les diverses opérations conduites dans la ville durant la décennie d’après-guerre, la reconstruction du quartier du Vieux-Port fut sans conteste la plus vaste et la plus délicate.

 

Le nom de Fernand Pouillon reste attaché à cette réalisation, mais sa réussite est due aux contributions d'un groupe important d'architectes et d'acteurs divers. L'essentiel des immeubles et de la voirie est réalisé entre 1947 et 1957, mais le dernier chantier s'étire jusqu'en 1960.

 

Pour rendre compte de ce projet très complexe, aux nombreux rebondissements, il a fallu privilégier la chronologie. Parallèlement, pour mettre en évidence ses particularités et ses qualités, quelques thèmes essentiels ont été retenus.

 

Marseille - Reconstruction du quartier du Vieux-Port 1940-1960

Pour accéder au document, cliquez - ici -

 

 

 

  

  Haute École d’Architecture à Genève - 1942

 

Extrait en version originale de la conférence, donnée par M. Eugène Beaudouin, Architecte et Professeur à la Haute École d’Architecture à Genève, à l’occasion de l’Ouverture de cette dernière, en décembre 1942.

 

Il faut graver sur la première pierre de tout Temple dédié à l'Architecture, les mots éternels de Platon, ceux qui, tout au long de notre civilisation ont illuminé les manifestations successives de Beauté: "Le Beau est la Splendeur du Vrai."

 

Avant d’exposer par quelle organisation de l'enseignement on espère former de jeunes hommes, les préparer à remplir ce rôle, je voudrais en quelques mots décrire en quoi corniste le métier d’architecte, tel que nous le concevons généralement dans la société actuelle.

 

Le rôle de l'Architecte est de concevoir, et d’assurer la réalisation de toute œuvre d’architecture.

 

L'architecture étant l’Art d’ordonner des volumes dans l'espace, pour être capable de mener à bien les tâches aussi nombreuses et aussi diverses que cela comporte, l'Architecte devra réunir bien des qualités pour lesquelles la nature ne l’a pas doué uniformément. Il devra tour à tour être plus spécialement l’artiste, le technicien, le coordonnateur ou le chef, et très souvent les quatre en même temps, dans une seule tête, bien solide, pour choisir suivant les circonstances, parmi ces caractères, celui qui doit dominer pour faire œuvre plus vraie, plus sensible, plus humaine.

 

Suite de la publication d’Eugène Beaudouin ici

 

 ► E. Beaudouin et l’enseignement de l’architecture à Genève - ici -

 

 

 

  

  Castel Gaston - Marseille
  (1886-1971), Architecte

 

Gaston Castel (1886-1971), né à Pertuis, Vaucluse, obtient le premier second Grand Prix de Rome à l'École nationale supérieure des beaux-arts en 1913. Après la guerre, et deux années passées au Brésil, il est nommé, en 1922, architecte en chef du département des Bouches-du-Rhône. Il occupe ce poste jusqu'en 1941.

 

Durant cette période, il traite essentiellement des commandes publiques: équipements (opéra de Marseille, prison des Baumettes, annexe du Palais de Justice, etc.), monuments commémoratifs et cités d'habitations à bon marché (HBM).

 

Il rassemble dans deux ouvrages, Marseille et l'Urbanisme (1932) et Marseille Métropole (1934), ses articles publiés dans la célèbre revue Les Cahiers du Sud dirigée par Jean Ballard. En 1952, il est nommé professeur dans le cadre de l'antenne régionale de l'École nationale supérieure des beaux-arts.

 

Les éditions Parenthèses et les Archives départementales des Bouches-du-Rhône ont publié en 2009 un livre retraçant cette dynastie d’architectes sous le titre: Les Castels, une agence d’architecture au XXe siècle (cf. chapitre "Propositions de lecture").

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► Drac Paca : biographie - ici -

 

 ► Marseille – Maison dite Gaston Castel - ici -

 

 

 

  

  Fernand Pouillon
  (1912-1986), Architecte, Urbaniste, Écrivain

 
Fernand Pouillon - Algérie, vers 1967

C’est en Provence que Fernand Pouillon établira les bases de son savoir-faire et sa notoriété. On peut se reporter utilement à ses "Mémoires d’un architecte" pour comprendre l’envol de sa carrière dès le début des Trente Glorieuses. 

 

Élève de Gaston Castel à l'École régionale de Marseille, en 1935/1936, il construit1 en collaboration avec l'architecte Henri Enjouvain, son premier immeuble2 d'haitation à Aix-en-Provence.

 

Il obtient son diplôme d’Architecte DPLG le 18 novembre 1941 (École régionale de Lyon), projet présenté: "Un monastère franciscain", mention très bien. De 1942 à 1944, il réalise des travaux pour la Ville de Marseille.

 

1 L’obligation d'être diplômé en architecture pour bâtir sera imposée par le régime de Vichy (Loi du 22 janvier 1941, JO du 24 janvier 1941). En 1941, un décret limite à 2% le nombre des architectes juifs, l’ordre des architectes participe à la spoliation des Juifs. Louis Darquier de Pellepoix, commissaire général aux questions juives, siège d’ailleurs à son conseil d’administration.

 

2 Le Palais Albert 1er (30 logements, 2 commerces), sis 4, av. des Belges (Street View), où il cumulera les fonctions d’architecte, maître d’œuvre d’exécution, agent commercial, et un peu promoteur. Cette réalisation sera suivie de la construction, dans le même quartier, du Palais Victor Hugo (28 logements), sis 23 et 23 bis, av. Victor Hugo (Street View). Ces 2 immeubles (infos) sont labellisés "Patrimoine du XXe siècle".

 

En 1961, il est accusé de faux bilan et abus de biens sociaux. Libéré de prison en 1964 pour raisons de santé, il est radié à vie par l’ordre des architectes, ce qui le conduit à l'exil pour continuer sa carrière. Fernand Pouillon rejoint alors en 1966 l’Algérie, où il exerce sa profession jusqu’en 1984.

 

Amnistié en juin 1971 par le président de la République Georges Pompidou, il est réintégré à l'ordre des architectes français en 1978. Fernand Pouillon regagne la France en 1984. En 1985, le président François Mitterrand l’élève au rang d’officier de la Légion d'honneur.

 

On connaît moins son amour des livres, qui l'a conduit à devenir éditeur de bibliophilie en 1973 avec sa maison d'édition Le Jardin de Flore. Possesseur d'une bibliothèque qui comportait des éditions marquantes et souvent rares, Fernand Pouillon a voulu offrir aux amateurs de son époque des rééditions de grands chefs-d'œuvre du XVIe au XIXe siècle, principalement des livres sur l'architecture, mais aussi sur les jardins, les costumes, les bijoux, les oiseaux.

 

 ► AGORHA : Biographie de Marie-Laure Crosnier Leconte - ici -

 

 ► Association Les Pierres Sauvages de Belcastel - ici -

 

 

 

  

  L'Écrivain

 

 ► IdRef (Sudoc) - ici -

 

 ► Biographie par l’as. Les Pierres Sauvages de Belcastel - ici -

 

 

Ordonnances - Fernand Pouillon, 1953

Aix-en-Provence. Inventaire et Monographie suivis des relevés de bastides de résidences provençales et de l'abbaye de Ganagobie.

 

Édité à compte d’auteur
Date de parution: 1953
sous le titre : "Ordonnances"

 

  Accès partiel à l’ouvrage - ici -

 

2e édition :

Éditeur : Jardin de Flore

Date de parution : 1976

In-folio en feuilles, couverture et emboitage. 68 pages suivies de 93 planches d'architecture, monographie de France Arudy et 17 planches de plus que lors de l’éd. de 1953.

Doubles pages non reliées sous chemise dans un coffret blanc imitation cuir.

 

 

Mémoires d'un Architecte - Fernand Pouillon, 1968

Dans une chambre où il s’est réfugié à Fiesole, un évadé parle. Il est recherché par toutes les polices du monde.

Il s’appelle Fernand Pouillon. Sa réussite a été sensationnelle; il a couvert de ses chantiers la France, l’Algérie, l'Iran. Et finalement, le CNL - sombre "affaire" - l'a plaqué au sol.

 

Livré par la presse en pâture à l’opinion publique, il veut à son tour, sans contrainte, dire sa vérité, dire tout: ses débuts à Marseille, les étapes d’une carrière fulgurante, les hommes qu’il a affrontés, les succès qui lui ont révélé sa solitude intérieure, les avanies qui l’ont forcé jusqu’en son recreux. Le récit continue en prison: c’est le journal d’un "grand procès" où l’on découvre l’envers du décor…

 

Depuis lors, le bâtisseur a repris son œuvre; il a fait sortir de terre des dizaines de chantiers. Mais ceci est une autre histoire.

 

Éditeur : Seuil

Date de parution : 01/11/1968

31,40 € (2017)

484 pages

EAN 9782020011143

 

 

Les Pierres Sauvages - Fernand Pouillon, 2006

Ce roman se présente comme le journal du maître d’œuvre qui, au douzième siècle, édifia en Provence l’abbaye du Thoronet, exemple d’architecture cistercienne. Jour après jour, nous voyons ce moine constructeur aux prises avec la faiblesse des hommes et l’inertie des choses, harcelé par les éléments contraires, et plus encore, par ses propres contradictions.

 

La vie d’un chantier médiéval, les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux que posait sa bonne marche, les solutions d’une étonnante modernité qui leur furent données apparaissent ici bien peu conformes à ce Moyen Âge de convention dont l’image encombre souvent nos mémoires.

 

Cependant, cette vivante chronique de la naissance d’un chef-d’œuvre, appuyée à la fois sur des recherches historiques originales et sur une longue expérience du métier de bâtisseur, est aussi une réflexion passionnée sur les rapports du beau et du nécessaire, de l’ordre humain et de l’ordre naturel. Et elle est encore une méditation lyrique sur l’Ordre en lequel tous les ordres ont leur place, et sur cet art qui rassemble tous les autres : l’architecture.

 

Mais elle est, d'abord, un acte de foi.

 

Éditeur : Seuil

Date de parution : 14/09/2006

45,90 € (2017)

288 pages

EAN 9782020898355

 

 

 

  

  Fry Varian - Centre Américain de Secours - Marseille
  (1907-1967), Journaliste

 

Villa air-Bel à Marseille.

 

Villa Air-Bel, quartier de la Pomme dans le 11e arrondissement de Marseille

Villa Air-Bel à Marseille.

 

 

Le Comité de secours d’urgence (ERC) a été créé à New York en juin 1940, afin de protéger la vie de centaines d’intellectuels et d’artistes anti-nazis réfugiés en France, à la suite de l’acceptation par le gouvernement français de Philippe Pétain de l’article 19 de la convention d’armistice du 22 juin 1940 avec l’Allemagne:

 

Article 19 : Tous les prisonniers de guerre et prisonniers civils allemands, y compris les prévenus et condamnés qui ont été arrêtés et condamnés pour des actes commis en faveur du Reich allemand, doivent être remis sans délai aux troupes allemandes. Le Gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants allemands désignés par le Gouvernement du Reich et qui se trouvent en France, de même que dans les possessions françaises, les colonies, les territoires sous protectorat et sous mandat.

 

Le Gouvernement français s'engage à empêcher le transfert de prisonniers de guerre ou de prisonniers civils allemands de France dans les possessions françaises ou bien à l'étranger.

 

Pour ce qui concerne les prisonniers déjà transférés hors de France, de même que les prisonniers de guerre allemands malades, inévacuables ou blessés, des listes exactes portant la désignation de l'endroit de leur séjour doivent être présentées.

 

Le Haut-Commandement allemand s'occupera des prisonniers de guerre allemands, malades ou blessés.

 

L’ERC a ainsi rallié des membres de l’American Friends of Freedom allemande, organisation formée aux États-Unis en 1936 pour fournir un soutien en Allemagne à la résistance sociale-démocrate (SPD) opposée au régime nazi.

 

Parmi ces personnes Karl B. Frank, activiste politique juif autrichien qui avait récemment fui vers les Etats-Unis, Reinhold Niebuhr, théologien protestant, Frank Kingdon (pasteur méthodiste) et Raymond Gram Swing, commentateur de radio.

 

Sous la présidence de Frank Kingdon, le comité s’est fixé la mission de localiser 200 réfugiés en vue d’organiser leur évasion de France et leur voyage vers les États-Unis. Pour accomplir cette mission devant durer trois semaines, l’ERC nomme Varian Fry, journaliste, correspondant de presse à Berlin en 1935, membre de la Foreign Policy Association qui avait des liens avec le Young Men's Christian Association International (YMCA).

 

Ce lien avec le YMCA va lui permettre d’obtenir un visa pour la France, à un moment où il était difficile d’en obtenir et rejoindre Marseille où, arrivé le 4 août 1940 avec 3. 000 $, il se fixe et créé le Centre Américain de Secours (American Relief Center) pour servir de couverture à ses activités illégales.

 

La nouvelle de son arrivée avec des visas va générer un afflux de réfugiés qui ne figuraient pas dans sa liste initiale et il est rapidement devenu évident qu’il ne pourrait terminer sa mission dans le délai imparti.

 

Avec le concours de Mary-Jayne Gold, Jean Gemähling et Daniel Bénédicte, il distribue des allocations modestes, aide les réfugiés à trouver des lieux de séjour, obtenir la libération de personnes détenues dans des camps d’internement, à se procurer de faux documents juridiques.

 

Avec le concours de Hiram Bingham IV (1903-1988), vice-consul américain à Marseille, qui combattait l'antisémitisme du Département d’État et sa politique frileuse en matière de visas, ce sont des milliers de visas, vrais ou faux qui seront délivrés aux futurs exfiltrés.

 

Face à la pénurie de lieux de séjour, Daniel Bénédicte loue dans le quartier de la Pomme du 11e arrondissement de Marseille, une maison de dix-huit pièces, la villa "Air-Bel", que les réfugiés nommeront le "Château Espère-Visa", propriété du docteur Thumin qui vit en célibataire avec sa sœur dans le pavillon à côté.

 

Quelques jours avant le déplacement du maréchal Pétain en Provence, les 3 et 4 décembre 1940 et son accueil triomphal à Marseille, la villa est perquisitionnée par la police française. Fry et ses collègues sont conduits en détention préventive sur un bateau dans le port de Marseille jusqu’au retour à Vichy du maréchal.

 

En janvier 1941, alors que le passeport de Fry arrive à expiration et que le Département d’Etat, hostile aux activités du Centre Américain de Secours, refuse de le renouveler, il décide de poursuivre sa mission.

 

Plusieurs membres du Groupe d’Oppède se rendront à la villa Air-Bel, dont Bernard Zehrfuss et François Stahly.

 

Varian Fry sera finalement expulsé de France le 27 août 1941. Au cours de son séjour de treize mois à Marseille, lui et ses collègues réussiront à exfiltrer plus de 1 500 réfugiés et apporteront leur soutien à 2 500 autres.

 

De gauche à droite : Max Ernst, Jacqueline Lamba, André Masson et Varian Fry - Villa Air-Bel, Marseille

Gauche à droite : Max Ernst, Jacqueline Lamba, André Masson, André Breton et Varian Fry.
Villa Air-Bel, Marseille.

 

 

Par décision administrative française, le Centre Américain de Secours est fermé le 2 juin 1942. La villa Air-Bel sera détruite en 1986 afin de permettre l’implantation d’une cité HLM.

 

Figurent parmi les réfugiés sauvés par l’équipe du Centre Américain de Secours: Marc Chagall, Max Ernst, André Masson et Jacques Lipchitz; les écrivains Heinrich Mann, Lion Feuchtwanger et Franz Werfel; les scientifiques Otto Meyerhof et Jacques Hadamard; et le politologue Hannah Arendt.

 

Varian Fry a reçu (tardivement) la Légion d'honneur française en 1967, et a été reconnu par Yad Vashem comme l’un des justes parmi les Nations en 1994.

 

Groupe de réfugiés à bord du navire Paul-Lemerle, exfiltrés de Marseille vers la Martinique en mai 1941, par le Centre Américain de Secours.

Groupe de réfugiés à bord du navire Paul-Lemerle, exfiltrés de Marseille vers la Martinique en mai 1941, par le Centre Américain de Secours.

 

 

  Site de Villa Airbel - ici -

 

 

 

  

  Hérold Jacques (pseudonyme de Hérold Blumer)
  (1908-1987), Peintre surréaliste, Sculpteur et Illustrateur

 

Étude pour La liseuse d’aigle, ca. 1942 – Jacques Hérold - Aquarelle, 30 x 38 cm

Étude pour La liseuse d’aigle, ca. 1942.

Aquarelle, 30 x 38 cm, peinte après sa visite du château de Lacoste.

 

 

Il se réfugie en 1940 en compagnie de Breton, Jacqueline Lamba, Brauner, Dominguez, Max Ernst, Lam et Masson, lors de l'exil des intellectuels dans le sud de la France, en attente de visas pour les États-Unis.

 

En avril 1942, il séjourne à Oppède à l’invitation de Bernard Zehrfuss.

 

Comme beaucoup d'entre eux, Hérold n'obtiendra pas de visa en 1941 et restera à Marseille jusqu'en 1943. Pendant cette résidence forcée il fréquente la villa Bel Air avec ses amis surréalistes.

 

Liés à des souvenirs de jeunesse, très beaux mais plutôt cruels, les tableaux qu'il consacre à partir de 1937 à des personnages écorchés, et même à l'écorchage du ciel, sont dans une certaine mesure prémonitoire de la guerre. Mais c'est avec sa Liseuse d'aigle, peinte à Oppêde en 1942, après le départ d'un grand nombre de ses amis, dont Breton, pour New York, que Jacques Hèrold atteint une sorte de point sublime.

 

Elle représente une femme qui déploie un aigle sur ses genoux comme un grand livre, ce qui lui a fait écrire: "Lisez les objets à livre ouvert, à haute voix. Le livre ne livre pas les objets. Lisez les objets, seuls ils déclenchent votre imagination, car les livres sont écrits par d'autres."

 

 

 ► Wikipedia : biographie - ici -

 

 

 ► Le jeu de Marseille - ici -

 

 

  Alain Paire : Jacques Hérold, 1910-1987 - ici -

 

Texte en cours de rédaction

Contactez-nous si vous souhaitez nous communiquer des informations relatives à sa biographie: hilaire84@orange.fr

 

 

 

  

  Itkine Lucien1 et Sylvain2 - Marseille
  1 (1905-1944), Chimiste – 2 (1908_1945), Metteur en scène

Le Matiron - Dictionnaire biographique des fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés entre 1940 et 1944  

Ce site participe au programme du Maitron, dans le cadre du CNRS et de l’Université Paris1, Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Il coopère avec diverses Universités, Musées, Archives et Institutions. Le site est accompagné par l’Association "Pour un Maitron des Fusillés et Exécutés" (PMFE) fondée en 2015 (JO 12 décembre 2015) pour soutenir la recherche historique autour des victimes de la répression sous l’Occupation (répression allemande, italienne et vichyste).

 

Une centaine d’historiens de la France entière collaborent à la rédaction des biographies de ces victimes, résistants exécutés et civils massacrés entre 1940 et 1944.

 

 ► Matiron : Itkine Sylvain - ici -

 

 

Les frères Itkin entretenaient des liens d’amitié avec Jacques Hérold.

 

 

Les éditions du Sous-sol ont publié en 2012, dans la revue Feuilleton n° 2 - Hiver 2012, un article d'Adrien Bosc, intitulé Croque-Fruits, retraçant le parcours de ces deux frères réfugiés dans le Marseille des années 1940, de la création de la coopérative du Fruit mordoré à leur fin tragique comme résistants sous l'Occupation (cf. chapitre "Propositions de lecture").

 

 ► Alain Paire : Sylvain Itkine - ici -

 

 

 

  

  Lamirand Georges
  (1899-1994) Industriel et homme politique

 

INA : Georges Lamirand

INA : Discourt de Georges Lamirand, 1er août 1941.

Pour accéder à l’archive, cliquez - ici -

 

Ingénieur de l’École centrale, il est directeur des usines Renault lors de la signature des Armistices les 22 et 24 juin 1940.

 

À la demande personnelle de Pétain, il occupera le poste de Secrétaire d’État à la jeunesse du 27 septembre 1940 au 24 mars 1943 dans les gouvernements Laval, Flandrin et Darlan:

 

"J'ai décidé de vous confier la jeunesse de France. D'après ce que je sais sur vous, vous connaissez les questions sociales et les problèmes de jeunesse. Ce que vous ferez, ce sera bien. La seule chose que je vous demande, c'est de me tenir au courant."

 

"Vous êtes l'avenir de la France" était son message constant aux jeunes, envisageant une époque où la nation française ne serait plus humiliée (photo lors d’une visite à Saint-Cernin, Cantal  - ici -, photos et témoignage lors de sa visite à Chambon-sur-Lignon - ici -).

 

Lors d'un déplacement à Marseille, le 9 janvier 1941, il visite à la bibliothèque de la ville l'exposition du projet "Renaissance de la vallée du Calavon" présentée par le Groupe d'Oppède avec le concours du "service architecture" du bureau d’étude "Jeune France" de Lyon (Le Temps, 12 janvier 1941). Il y voit là l'opportunité d'un encadrement technique susceptible d'accueillir à Oppède des jeunes de l'association des Compagnons de France.

 

Lamirand a également associé son propre sort à celui de l'École Nationale des Cadres d’Uriage: "Le problème me semble si important que je m'engage ... pour assurer personnellement le contrôle de l’École Nationale des Cadres d’Uriage, en vous garantissant personnellement l'enseignement et l'éducation qui y est dispensée". Pour Georges Lamirand, au moins, l’École Nationale des Cadres d’Uriage1 dirigée par Gilbert Gadoffre, semblait l'une des réalisations les plus importantes de la Révolution nationale.

 

1 L’École sera fermée le 1er janvier 1943 sur décision de Pierre Laval (chef du Gouvernement) et Abel Bonnard (ministre de l’Éducation nationale - infos), par décret daté du 27 décembre 1942, bien que cette décision n’ait pas été explicitement exigée par Pétain et/ou les autorités de l’Occupation.

 

Jugé en 1947 par la Haute Cour il bénéficiera d’un non-lieu.

 

Après la guerre, il entre dans la politique locale et exercera le mandat de maire de La Bourboule de 1955 à 1971.

 

Il se décrit comme un gaulliste de gauche mais il reste fidèle au maréchal Pétain et joue un rôle important dans l'association pour la défense de Pétain.

 

Son gendre, Jean Bastien-Thiry, ingénieur militaire avec le grade de lieutenant-colonel de l’Armée de l’Air, sera fusillé le 11 mars 1963, en qualité de commanditaire de la tentative d’assassinat du général de Gaulle au Petit-Clamart, le 22 août 1962.

 

 ► Wikipédia - ici -

 

 ► Bondier Lecat : photos lors sa visite à Bergerac - ici -

 

 ► Janine Bourdin : L’École Nationale des Cadres d’Uriage - ici -

 

Ouvrages :

 

  Baudoui Rémi : Être jeune en France, 1939-1945, L'Harmattan, ISBN
     2-7475-0425-5.

  John Hellman: Knight-Monks of Vichy France : Uriage, 1940-1945,
     McGill-Queen’s University Press, ISBN 0-7735-0973-9.

 

 

 

  

  Roumagoux Eugène - Oppède
  (1877-1948), Maire d'Oppède de 1919 à 1948

Dr Eugène Romagoux, maire d'Oppède

 

Né à Trets (Bouches-du-Rhône) le 13 décembre 1877, Eugène Roumagoux s'oriente d'abord vers les études médicales et devient docteur en médecine.

 

Son activité politique débute sur le plan local puisqu'il est élu conseiller général du canton de Bonnieux (Vaucluse) le 3 août 1913. En 1919 il devient maire d'Oppède (Vaucluse), et en août 1921 vice-président de l'assemblée départementale du Vaucluse.

 

Le 27 avril 1928 il se présente aux élections générales et est élu député de l'arrondissement d'Apt au second tour, par 4 913 voix sur 8 906 votants. Il est réélu le 8 mai 1932 et obtient au second tour 4 642 voix sur 9 527 votants. En 1935 et 19451, il est réélu aux élections municipales. Il s'inscrit au groupe socialiste. Son intérêt pour les problèmes sociaux explique sa participation aux commissions d'assurance et de prévoyance sociale, de l'hygiène et du travail, et son rapport sur la Convention de Genève concernant la réglementation des stupéfiants. Eugène Roumagoux était chevalier de la Légion d'honneur.

 

Bâtiment de la colonie de vacance de la Ville de Marseille à Oppède-le-Vieux, 1930

Un des bâtiments de la colonie de vacance de la Ville de Marseille à Oppède-le-Vieux,
dans lesquels Eugène Roumagoux installa l'atelier du Groupe d’Oppède.

 

 

1 Sous la Présidence d’Albert Lebrun :

 

  Décret-loi du 26 septembre 1939 (JORF du 27 septembre 1939), relatif
     aux pouvoirs de tutelle administrative sur les conseils municipaux et les
     maires en temps de guerre, autorisant en vertu des dispositions de l’art.
     3, la suspension des municipalités communistes.

 

Sous le gouvernement de Vichy :

 

  Loi du 12 octobre 1940 (JORF du 13 octobre 1940), relative à la
     suspension des sessions des conseils généraux; leurs pouvoirs sont
     confiés aux préfets. Une commission administrative, composée de 7 à 9
     membres nommés par le ministre de l'Intérieur peut les assister; elle est
     purement consultative, et ne se réunit que sur convocation, et
     uniquement pour examiner des dossiers proposés par le préfet. Elle est
     remplacée par un conseil départemental composé de membres nommés
     (loi du 7 août 1942).

 

  Loi du 14 novembre 1940 (JORF du 1er décembre), relative à la
     Démission d'office des conseillers généraux, conseillers d'arrondissement
     et conseillers municipaux (JORF du 1er décembre). La démission est
     prononcée par les préfets pour les communes de moins de 10 000
     habitants, par le ministre pour les autres.

 

  Loi du 16 novembre 1940 (JORF du 12 décembre 1940), relative à la
     Réorganisation des corps municipaux, modifie le lien organique entre le
     maire et ses administrés dans les communes:

        les élus municipaux peuvent être révoqués par le ministre après mise
          en demeure adressée par le préfet;

        dans les communes de plus de 2 000 habitants, maires et adjoints ne
          sont plus élus mais nommés par le préfet ou par le ministre de
          l'Intérieur (lorsque les communes ont plus de 10 000 habitants);

        les conseillers municipaux sont également nommés par le préfet pour
          les communes de 2 000 à 50 000 habitants à partir de listes établies
          par les maires (au-delà de 50 000 habitants, ils sont nommés par le
          ministre à partir de listes établies par les préfets sur avis des maires).
          Là où ils sont élus (communes de moins de 2 000 habitants), le
          préfet a le pouvoir de dissoudre les conseils municipaux.

 

Les nouveaux édiles devaient naturellement disposer de la qualité de français, au sens restrictif où l'entendait le régime, et qui plus est, les nominations devaient traduire les nouvelles priorités du régime, c'est-à-dire "être faites de telle sorte que le conseil municipal compte obligatoirement parmi ses membres un père de famille nombreuse, un représentant des groupements professionnels de travailleurs, une femme qualifiée pour s'occuper des œuvres privées d'assistance et de bienfaisance nationale".

 

 

Texte en cours de rédaction

Contactez-nous si vous souhaitez nous communiquer des informations relatives à sa biographie: hilaire84@orange.fr

 

 

 

  

  Villa "Il Paradiso"
  Paris-soir, n° 529, 10 janvier 1942

Paris-soir, n° 529, 10 janvier 1942  

De notre envoyé spécial Rudy Cantel.

 

Nice, 9 Janvier. — Dans le grand parc, que je contemple à travers les barreaux d'une imposante grille en fer forgé, trois ombres muettes viennent de passer. Les palmiers, les orangers et les araucarias jettent une ombre mystérieuse. Au travers de leurs branches on distingue la coquette villa "Il Paradiso"1.

 

1 Construite par l’architecte Constantin Scala, vers 1900 pour la baronne Hélène de Zuylen de Nyevelt de Haar, née Rothschild.

 

Ces trois ombres qui passaient tout à l’heure sont trois des jeunes gens dont le talent, et peut-être le génie, porteront à travers le monde le renom de la France, patrie des Arts et des Lettres.

 

Chaque année, les grands prix de Rome de peinture, sculpture, architecture, musique, devenaient les pensionnaires de l'État pour trois ans dans le cadre somptueux de la villa Médicis à Rome1.

 

1 L’Académie de France à Rome est une institution artistique créée en 1666 (infos), installée en 1803 à la villa Médicis et qui accueille jusqu’en 1968 les lauréats des concours, appelés "grands prix de Rome", de peinture, sculpture, gravure, architecture et composition musicale. Elle dépend de l’Académie des beaux-arts de l’Institut de France et du secrétariat d’État aux Beaux-Arts lorsqu’éclate la guerre...

 

Durant ce temps, les artistes, défrayés des soucis matériels, pouvaient, dans le cadre de la Ville éternelle, alimenter et confirmer leur talent.

 

Les conditions actuelles empêchant les artistes de continuer comme par le passé à séjourner dans la célèbre villa romaine, l'Académie de France1 a décidé de les installer, à Nice, dans la villa "Il Paradiso".

 

1 Après le limogeage de Jacques Ibert, compositeur, Prix de Rome, directeur de l’Académie de France, Maurice Mignon, directeur du Centre universitaire méditerranée est chargé, le 17 juin 1941, de son installation à Nice, à la villa Il Paradiso. Robert Pougheon est nommé directeur à titre provisoire, le 1er octobre 1942, et l’inauguration du transfert de l’institution s’est tenue le 8 novembre 1942.

 

 

 Trois talents en quête d'inspiration

 

Trois pensionnaires seulement ont répondu à l'invitation: Adolphe Charlet, Grand prix de Rome de sculpture 1938, Maurice de Bus, Grand prix de sculpture 1937, et Henri Dutilleux, Grand prix de musique 1938.

 

Certes, le cadre n'a pas la splendeur de la villa Médicis; pourtant n'est-ce pas sous la luminosité du ciel niçois, dans ce site incomparable qui marie le bleu azuré de la Méditerranée au blanc laiteux des Alpes neigeuses qu'on pouvait le mieux inciter ces jeunes artistes à la rêverie et à l'enthousiasme, sources d'inspiration et de génie?

 

Pourront-ils bientôt, oubliant les fastes de Rome et de son histoire artistique, dire à leur tour comme Berlioz "qu'ils ont passé à Nice les plus beaux jours de leur vie sous le ciel alcyonien, à l'ombre du laurier toujours vert qui demeure à la fois pour l'éternelle consolation des hommes, le symbole de la paix et le signe de la gloire".

 

La villa "Il Paradiso" se trouve au centre d'un grand parc de vingt-trois mille mètres carrés, dans le site à la fois grandiose et charmant, à mi-hauteur de la colline antique qui fut le berceau de la cité gallo-romaine.

 

De leurs fenêtres, les pensionnaires peuvent apercevoir un immense horizon qui se confond, d'un côté avec la mer, et de l'autre, avec les palais de Cimiez se détachant sur l'écran embrumé de l'Esterel.

 

Cette importante villa n'abrite encore que trois pensionnaires, et le secrétaire général de l'Académie de France m'a conduit dons toutes les parties mystérieuses de cet étrange domaine que les artistes semblent dédaigner.

 

Voici le vaste hall, au mobilier du grand siècle, que domine un buste de Rotrou, grand prix de Rome en 1748. Les portes du petit salon ont été décorées de panneaux, "la Peinture et l'Architecture", par Ernest Barrias, Grand prix de Rome en 1861.

 

Ainsi, un peu partout dans la maison se retrouvent les œuvres laissées par les aînés qui furent, eux aussi, les pensionnaires de l'Académie de France.

 

Les trois couverts d'aujourd'hui semblent perdus dans le silence hostile de la vaste salle à manger. Au premier étage, de nombreuses chambres, toutes prêtes, attendent leurs hôtes; seul, Henri Dutilleux a le loisir de travailler, ayant un piano dans son appartement.

 

 

 Les artistes boudent

 

Les ateliers de sculpture et de peinture, construits sur l'emplacement des anciennes écuries, ne sont pas complètement terminés. En attendant, les pensionnaires d'aujourd'hui explorent le parc; de temps en temps ils viennent voir si les travaux avancent.

 

Sur le boulevard de Cimiez, les Niçois et les touristes, avertis des hôtes de la somptueuse villa, s'arrêtent contre la grille et contemplent pendant des heures les allées du parc avec l'espoir d'apercevoir l'un de ces jeunes gens, qui représentent l'élite artistique de notre pays.

 

Et pendant ce temps, le futur génie s'interroge tout prosaïquement pour savoir s'il aura assez de tickets de pain pour finir la quinzaine. Que pourra-t-on lui demander puisqu'il n'a ni atelier, ni glaise, ni modèle, ni camarades?

 

Les artistes vont-ils bouder la "Médicis" provisoire ?

 

 ► Wikipédia - ici -

 

 ► Le Littoral, n° 13.362, 13 novembre 1941 - ici -

 

 ► Académie de France à Rome, Villa Médicis - ici -

 

 

 

  

  Projets et réalisations du Groupe d'Oppède,
  sous la direction de Bernard Zehrfuss
  (liste non exhaustive)

 

  

  Bassin d'Apt
  "Renaissance de la vallée du Calavon"

 

Lors d'une visite à Marseille, le 9 janvier 1941, Georges Lamirand, Secrétaire d'État à la Jeunesse, remarque le projet "Renaissance de la vallée du Calavon", exposé par le Groupe d'Oppède à la bibliothèque de la ville avec le concours du "service architecture" du bureau d’étude "Jeune France" de Lyon.

 

Georges Lamirand voyant là l'opportunité d'un encadrement technique susceptible d'accueillir à Oppède des jeunes de l'association des Compagnons de France, ce projet sera exposé à Vichy les 30 et 31 janvier, 1er et 2 février 1941 (La Croix, 1941/01/30 - BnF).

 

Texte en cours de rédaction

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  Bonnieux
  Rénovation et décoration d’une maison

 

Au cours de l’année 1941, un dentiste de Hyères, propriétaire d’une maison ancienne, confie à Bernard Zehrfuss et son équipe, la maîtrise d’œuvre d’un chantier de rénovation et de décoration de celle-ci, avec toute latitude quant à l’agencement intérieur, la décoration avec notamment la réalisation de fresques.

 

Texte en cours de rédaction

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  Cavaillon
  Projets d'aménagements de Cavaillon

Patrimoine & Culture - Mai 2010, n° 9   Patrimoine & Culture - Mai 2010, n° 9

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Patrimoine & Culture - Mai 2010, n° 9

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  Bernard Zehrfuss et le Groupe d'Oppède

  Intervention de 1941 à 1944/1945

 

Grouppe d'Oppède - Interventions à Cavaillon (Archives municipales de Cavaillon)

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Grouppe d'Oppède - Interventions à Cavaillon (Archives municipales de Cavaillon)

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Grouppe d'Oppède - Interventions à Cavaillon (Archives municipales de Cavaillon)

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Affiche de propagande du gouvernement de Vichy

Affiche de propagande du gouvernement de Vichy.

Hors communication des Archives municipales de Cavaillon.

 

 

 

  

  Sport et régime autoritaire : le cas du gouvernement
  de Vichy (1940-1944)

Affiche de propagande du gouvernement de Vichy

 

Le Commissariat Général à l’Éducation Générale et Sportive (CGEGS), rattaché au ministère de l’Éducation Nationale, est chargé d’organiser l’éducation physique et le sport sur tout le territoire ainsi que dans l’Empire (Cantier & Jennings, 2004). Le budget consacré en 1940 à l’éducation physique et au sport témoigne de l’importance donnée à ces deux activités car il passe de 50 millions de francs en 1939 à près de 2 milliards de francs en 1940 (Gay-Lescot, 1986).

 

"Nous ne devons jamais perdre de vue que le but de l'éducation est de faire de tous les Français des hommes ayant le goût du travail et l'amour de l'effort. Leur idéal ne doit plus être la sécurité d'un fonctionnarisme irresponsable, mais l'initiative du chef, la passion de l'œuvre et de sa qualité. Restituer dans toute leur plénitude ces vertus d'homme, c'est l'immense problème qui se pose à nous. La formation d'une jeunesse sportive répond à une partie de ce problème. Les projets actuels du ministre de la Jeunesse visent à rendre à la race française santé, courage, discipline."

(L’Éducation Nationale. Maréchal Pétain, Appel du 15 août 1940.)

 

Au cours du XXe siècle, le sport a régulièrement servi les partisans de l’ordre et les régimes autoritaires dans leur projet d’endoctrinement et d’encadrement des masses (Arnaud et Riordan, 1998). L’Italie fasciste et l’Allemagne nazie témoignent de cette instrumentalisation du sport à des fins idéologiques et propagandistes (Bolz, 2008). Ce processus est également repérable dans la France du Gouvernement de Vichy (Paxton, 1972; Baruch, 1996; Azéma et Wieviorka, 2002), un état "national, autoritaire, hiérarchique."

 

 ► Accès à la publication - ici -

 

 

 

  

  Marseille
  L'Eden Bar - ? (mai) à septembre 1941

 

Tous les cafés de Marseille ne ressemblent évidemment pas à ceux du quai des Belges. L'Eden-Bar, situé rue Corneille près de l'Opéra, a suscité une étude de Sabbrina Dubbeld publiée en décembre 2010 par la revue Provence historique.

 

C’est l’architecte marseillais Louis Olmeta (biographie) qui sous-traite la création de cet établissement à Bernard Zehrfuss, dont le marché avec le client sera signé par Étienne Martin, qui sous-traite la décoration à Jacques Hérold, François Stahly et Zelman Otchakovsky pour les sculptures. Ce dernier ayant en charge la conception de la façade extérieur.

 

En 1995, lors du discourt de réception de François Stahly, Bernard Zehrfuss évoque sa décoration intérieure: "les jeux de glace donnaient l’impression de contenir des centaines de consommateurs".

 

Texte en cours de rédaction

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  Oppède
  Relevé de la carrière Armand Daumas et Martial Ginoux

 

Oppède, une des salles cyclopéennes de la carrière Armand Daumas et Martial Ginoux - L'Illustration, 1941

Carrière des Estaillades à Oppède - L'Illustration, 1941.

 

 

En 1934, la Société Générale des Carrières du Midi, domiciliée à Lyon, vend sa carrière de roche massive lieu-dit les Estaillades, commune d’Oppède, à Armand Fernand Daumas, maître carrier et Martial Jacques Ginoux, négociant, les deux domiciliés à Ménerbes .

 

Sous l’appellation pierre "blanc de blanc" ou pierre d’Oppède dite "des Estaillades", cette carrière produit des pierres de construction, dénommées ainsi du fait qu’elles ne prennent pas le poli et quelles sont utilisées pour leur aspect décoratif..

 

  Lithologie : calcaire gréseux molassique.

  Stratigraphie : Burdigalien, 2e subdivision de l'époque géologique du
     Miocène. Il s'étend de – 20,44 à – 15,97 millions d'années.

  Masse volumique : 1 910 à 1 990 kg/m3.

 

Cette pierre calcaire est traditionnellement utilisée comme pierre massive de construction, découpée à dimensions (pierres de taille), elle peut être utilisée comme pierre de revêtement en dalle épaisse lorsque sa résistance mécanique le permet. La production nationale annuelle qui a été par le passé en régulière décroissance, semble s'être stabilisée aux environ de 120 000 m3 depuis 1982.

 

Carrière des Estaillades à Oppède, Vaucluse

Carrière des Estaillades à Oppède - Google 2016.

 

Texte en cours de rédaction

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  Pau
  Projet de reconstruction du marché couvert incendié en 1942

 

Halles centrale de Pau, place des Écoles (actuelle place de la République) - Archives municipales de la ville de Pau

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Ce projet des reconstruction des halles porté par le Groupe d’Oppède est le seul qui concerne un ouvrage situé en dehors de la région1. Interrogées en août 2016, les Archives de la Communauté d’agglomération Pau-Pyrénées ne conservent aucun document sur celui-ci.

 

1 Georges Brodovitch a été démobilisé à Pau où résidaient ses parents, Cheslaw et Ludmila Brodovitch.

 

 

Extrait de l'ouvrage "Les Halles de Pau", édité par l'association Mémoire collective en 2009, communiqué par Monsieur Paul Mirat:

 

Dans la nuit du 19 au 20 novembre 1942, un incendie se déclarait du côté ouest de la halle, dans les étals des crémiers et des charcutiers. "Malgré les efforts des sapeurs-pompiers de Pau, auxquels étaient venus s’adjoindre les services d’incendie de l’aviation du Pont-Long, toute la halle à quelques exceptions près, fut la proie des flammes qui gagnèrent la toiture et se voyaient à très grande distance répandant une chaleur qui tint éloignée la foule venue sur les lieux (…).

 

À 3 heures 45, la toiture s’effondra dans un fracas épouvantable et vint s’étaler au milieu des décombres enflammés. Des pans de murs s’effondrèrent en divers endroits occasionnant, dans l’ensemble, des dégâts extrêmement importants"1.

 

1 Rapport du Commissaire central de Police régionale d’État de la ville de Pau, P. Brouard (Archives municipales de Pau, 1M1/18).

 

 

D’après l’enquête, et malgré les rumeurs, il paraissait "impossible que le feu ait été provoqué par un engin incendiaire parachuté" ou "par jet d’appareil ou de matériel incendiaire"; l’hypothèse de l’imprudence d’un commerçant ayant également été écartée, celle d’un court-circuit électrique semblait la plus plausible, au vu de l’état de l’installation. Le règlement de l’affaire fut long et compliqué par les circonstances de la guerre.

 

La période n’étant guère favorable à une reconstruction, on se contenta de déblayer les ruines, de conforter les murs et, en 1948, de reconstruire des hangars en bois pour abriter maraîchers et commerçants.

 

Il faudra attendre 1975 pour que soient inaugurés les travaux des nouvelles halles et du complexe de la République.

 

Carte postale d'une vue aérienne du centre-ville de Pau - Localisation des halles place des Écoles (actuelle place de la République)

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Expédiée le 5 septembre 1918 par Pablo Picasso à son ami témoin de mariage, le poète Guillaume Apollinaire, cette carte postale représentant une vue aérienne du centre-ville de Pau a été adjugée le 20 juin 2015, pour la somme de 166 000 euros hors frais, lors d'une vente aux enchères en Allemagne. Picasso ayant signé celle-ci d’un dessin cubiste dénommé depuis "La nature morte":

 

Carte postale d'une vue aérienne du centre-ville de Pau, adressée par Pablo Picasso à son ami Guillaume Apollinaire

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Texte en cours de rédaction

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  Pernes-les-Fontaines
  Relevé des fresques du XIIIe siècle de la tour Ferrande

Fresques du XIIIe siècle de la tour Ferrande - Pernes-les-Fontaines (Vaucluse)- Investiture en 1226 par le pape Clément IV de Charles Ier, comte de Provence en tant que roi de Sicile

Gauche à droite : Charles Ier, comte de Provence, Clément IV et la Cour pontificale.

Investiture en 1226 par le pape de Charles Ier en tant que roi de Sicile.

 

 

Lors de l’entretien de Valérie-Anne Circoulomb1 avec Yliane Rémy, elle lui rapporte son intervention avec son mari (Albert) dans la tour Ferrande de Pernes-les-Fontaines, afin de procéder au relevé détaillé des fresques du XIIIe siècle, et ainsi constituer un volume iconographique préalable à une opération de restauration... qui n'interviendra qu'en 1965!

 

1 Mémoire de DEA - Université Lyon II Louis-Lumière – 1990, pages 55-56.

 

 

 ► Patrimages : la tour Ferrande - ici -

 

Texte en cours de rédaction

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  Projets de Florent Margaritis
  (liste non exhaustive)

 

  

  Apt
  "Concours de maîtrise d’œuvre publique pour la conception d’un hôpital"

 

Lettre de candidature de Florent Margaritis pour un concours de maîtrise d’œuvre publique pour la conception d’un hôpital à Apt, 4 mars 1942

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Lettre de candidature de Florent Margaritis pour un concours de maîtrise d’œuvre publique pour la conception d’un hôpital à Apt, 18 mars 1942
Lettre du 18 mars 1942
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Lettre de candidature de Florent Margaritis pour un concours de maîtrise d’œuvre publique pour la conception d’un hôpital à Apt, 20 avril 1942
Lettre du 20 avril 1942
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Le dossier de maîtrise d’œuvre publique par concours conservé par les archives municipales d’Apt ne comporte aucune réception d’offres. Ce projet d’équipement hospitalier semble avoir été abandonné en 1943.

 

 

 

  

  Travaux universitaires sur le Groupe d'Oppède

 

  

  Le Groupe d'Oppède pendant la Seconde Guerre mondiale :
  utopie, mythe ou réalité ?

Le Groupe d'Oppède pendant la Seconde Guerre mondiale : utopie, mythe ou réalité ? Valérie-Anne Sircoulomb - Mémoire de DEA, Université Lyon II-Louis-Lumière, 1990

 

Mémoire de DEA - Université Lyon II-Louis-Lumière - Histoire de l'art contemporain

Auteur : Valérie-Anne Sircoulomb

Sous la direction de : Mady Menier

Date de publication : 1990

Université Lyon II

Bibliothèque universitaire Chevreul

Cote : MT90 Sircoulomb

Tél. : 04 78 69 77 32

 

Le Groupe d'Oppède pendant la Seconde Guerre mondiale : utopie, mythe ou réalité ? Valérie-Anne Sircoulomb - Mémoire de DEA, Université Lyon II-Louis-Lumière, 1990

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 ► Mémoire disponible à la médiathèque Ceccano d'Avignon - ici -

 

 ► Index des noms et œuvres cités - ici -

 

 

 

  

  Les artistes réfugiés à Dieulefit durant la Seconde Guerre
  mondiale

Les artistes réfugiés à Dieulefit durant la Seconde Guerre mondiale - Valérie-Anne Sircoulomb - Mémoire de maîtrise, Université Lyon II-Louis-Lumière, 1989

 

Mémoire de maîtrise : Université Lyon II-Louis-Lumière - Histoire de l'art contemporain

Auteur : Valérie-Anne Sircoulomb

Sous la direction de : Mady Menier

Date de publication : 1989

 

  Dieulefit et l'homme le confirma - Bruno Frappat - La Croix - ici -

 

  AJPN : Dieulefit en 1939-1945 - ici -

 

  Dieulefit : Le chemin des artistes réfugiés - ici -

 

 

 

  

  L'Eden-Bar de Marseille ou la vie difficile d'artistes exilés
  en Provence sous l'Occupation

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux artistes jetés sur les routes de l’exode trouvent refuge en Provence. Cette région, en zone libre, apparaît alors comme le lieu de repli idéal. Au début du conflit, à l’exception des surréalistes qui sont très menacés, seul un petit nombre d’entre eux souhaite fuir le pays.

 

Parmi ceux qui font le choix de rester en France, on compte Pierre Bonnard au Canet, Francis Picabia et Georges Rouault au Golfe-Juan, Jean Arp, Sophie Taeuber Arp et Sonia Delaunay à Grasse, Tal-Coat à Aix-en-Provence, Nicolas de Staël et Matisse à Nice etc.

 

Certains d’entre eux fondent des communautés. Ainsi, Willy Eisenschitz, Robert Lapoujade, Wols, Etienne-Martin, l’écrivain Henri-Pierre Roché s’installent à Dieulefit. Alberto et Susi Magnelli, eux choisissent de séjourner à Grasse avec Jean Arp, son épouse Sophie Taueber-Arp et Sonia Delaunay entre 1940 et 1943-1944.

 

Ils se retrouvent régulièrement les uns chez les autres ou au café Bianchi. Oppède-le-Vieux, village du Luberon situé au sommet d’un éperon rocheux, devient également, dès 1940, un refuge pour toute une communauté artistique.

 

…/…

 

Revue : Provence historique

Publication : décembre 2010

Fascicule : 242

Article : L’Eden-Bar de Marseille ou la vie difficile d’artistes exilés en Provence sous l’Occupation

Auteur : Sabrina Dubbeld

Pages : 476 à 489

Archives départementales de Vaucluse

 

 

 

  

  Étienne-Martin, un sculpteur parmi les architectes
  (aux côtés de Bernard Zehrfuss, Jean Le Couteur, François Stahly, etc.)

 

Mémoire de master II : Université Lyon II-Louis-Lumière - Histoire de l'art contemporain

Auteur : Sabrina Dubbeld

Sous la direction de : Thierry Dufrêne

Date de publication : 2009

Université Paris-X-Nanterre

 

 

 

  

  Chronologie des événements de 1938 à 1944

 

  

  Ministère des Affaires Etrangères

  Cabinet du Ministre - Service de Presse

  Dossiers de Presse : Synthèses de l’actualité française et étrangère

  N° 1 du 8/9/1940 au N° 169 du 23/11/1943

Ministère des Affaires Etrangères - Cabinet du Ministre - Service de Presse - Dossiers de Presse : Synthèses de l’actualité française et étrangère - N° 1 du 8/9/1940 au N° 169 du 23/11/1943  

  Accès à tous les Dossiers de Presse - ici -

 

 

 

  

  L’internement des "étrangers indésirables" 1938-1942

 

La France des camps durant la Seconde Guerre mondiale

La France des camps durant la Seconde Guerre mondiale.

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  IIIe République
  3e Gouvernement Édouard Daladier
  12/04/1938 au 11/05/1939

 

  12/11/1938 - Le Gouvernement Daladier publie un décret prévoyant la
     création de centres spéciaux pour l'internement des "étrangers
     indésirables".

  21/01/1939 - Création du premier centre de rassemblement des
     étrangers à Rieucros (près de Mende, Lozère), auquel sont affectées les
     femmes à partir de septembre 1939.

  06/02/1939 - Les Républicains Espagnols sont regroupés dans 5 camps
     proches de la frontière.

 

 

  IIIe République
  4e Gouvernement Édouard Daladier
  11/05/1939 au 14/09/1939

 

  01/09/1939 - Décret confirmant la circulaire du 30 août 1939 prévoyant,
     en cas de conflit armé, "le rassemblement dans des centres spéciaux de
     tous les étrangers de sexe masculin ressortissant de territoires
     appartenant à l’ennemi" âgés de 17 à 50 ans. Le 5 septembre, un
     communiqué leur demandait de rejoindre immédiatement les centres
     de rassemblement puis, le 14 septembre, un nouveau communiqué
     diffusé par la presse et la radio convoquait à leur tour les hommes de 50
     à 65 ans.

  03/09/1939 – À la suite de l’invasion de la Pologne par les troupes
     allemandes, la Grande-Bretagne envoie un ultimatum à Berlin en
     suggérant une ultime conférence internationale! Hitler dédaignant de
     répondre, la guerre est de facto déclarée à l'expiration de l'ultimatum, le
     3 septembre à 11h00.

 

     Le même jour, le Président du Conseil français Édouard Daladier et son
     ministre des affaires étrangères, Georges Bonnet, demandent au
     président de la République Albert Lebrun de déclarer à son tour la guerre
     au nom des engagements internationaux de la France.

 

     Robert Coulondre, ambassadeur de France à Berlin, notifie à Joachim Von
     Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne nazie "qu'à
     partir d'aujourd'hui, 3 septembre, à 17 heures, le Gouvernement français
     se trouvera dans l'obligation de remplir les engagements que la France a
     contractés à l'égard de la Pologne et qui sont connus du Gouvernement
     allemand" (Texte).

 

 

 

Déclaration de Guerre en septembre 1939 – Daladier devant les caméras.

 

 

  11/09/1939 – Circulaire prescrivant la vérification des cartes d’identité et
     des passeports de tous les étrangers, à quel que nationalité qu’ils
     appartiennent. Comme cette formalité s’accompagne de la prise des
     empreintes digitales, il s’agit donc d’un recensement indirect.

 

 

  IIIe République
  5e Gouvernement Édouard Daladier
  14/09/1939 au 20/03/1940

 

  21/09/1939 – Circulaire confirmée le 05/10 précise l’organisation des
     camps de concentration pour les ressortissants de l’empire allemand.
     Sont susceptibles d’être concentrés tous les mobilisables, même ceux qui
     ont perdu leur nationalité d’origine. Aucune exception n’est faite pour
     les réfugiés politiques puisque la circulaire du 04/04/1939 a précisé qu’ils
     "sont en principe soumis au droit commun et suivent le sort des autres
     étrangers ennemis", ni pour les Autrichiens. En revanche les Sarrois, "les
     réfugiés provenant d’Allemagne ayant servi dans la Légion ou l’armée
     française", les Tchèques qui peuvent justifier d’une attestation consulaire
     postérieure au 15 mars 1939, bénéficient de mesures dérogatoires.

  18/11/1939 - Décret-loi étend les mesures d'internement aux "individus
     dangereux pour la défense nationale et pour la sécurité publique" sur
     décision du préfet.

 

 

  IIIe République
  Gouvernement Paul Reynaud
  22/03/1940 au 16/06/1940

 

  15/05/1940 - Après l’entrée des troupes allemandes en Belgique, une
     circulaire prévoit le rassemblement de tous les ressortissants allemands
     âgés de 17 à 56 ans; cette limite sera portée à 65 ans le 29 mai 1940.

 

 

  IIIe République
  Gouvernement Philippe Pétain
  16/06/1940 au 11/07/1940

 

 

  L’État français (dit Régime de Vichy)
  Gouvernement de la France sous l’autorité de Philippe Pétain
  11/07/1940 au 19/08/1944

 

  22/07/1940 - Loi portant révision des naturalisations obtenues après le
     10 août 1927.

  04/10/1940 - Loi décidant l'internement des Juifs étrangers dans des
     camps spéciaux sur décision des préfets.

  10/1940 – Recensement des Juifs de la Région parisienne et
     établissement du fichier dit "fichier Tulard", du nom d’André Tulard*,
     directeur de la Préfecture de police. Ce fichier est l’instrument de la
     police pour rafler les Juifs (infos). 
     * Chevalier de la Légion d'honneur...

  17/11/1940 - Loi transférant la surveillance des camps d'internement au
     Ministère de l'Intérieur.

  23/12/1940 - Loi donnant aux préfets tous pouvoirs sur les "étrangers
     indésirables".

  09/12/1941 - Internement dans des camps de travail des Juifs entrés en
     France depuis le 1er janvier 1936.

  25/06/1942 - Les Allemands demandent au gouvernement de Vichy la

     livraison de tous les Juifs étrangers de zone libre et exigent une action
     contre les Juifs français et étrangers de zone occupée.

 

 

 

  

  Conventions d'armistice des 22 et 24 juin 1940

 

Dans le même wagon -positionné au même endroit- où a eu lieu la signature de l’Armistice du 11 novembre 1918, est signée dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, le samedi 22 juin 1940 à 18h50 -heure d'été allemande, la convention d'armistice avec l'Allemagne. L’Armistice avec l’Italie sera signé à Rome le 24 juin à 19h12. Le double Armistice prenant effet le 25 juin 1940 à 01h15.

 

 ► Texte de l’Armistice signé à Rethondes le 22 juin 1940 - ici -

 

 ► L’Armistice de 1940 : négociations et conséquences - ici -

 

 

 

 

 

  

  Article 2 de la convention d'armistice avec l'Allemagne

 

Seconde Guerre mondiale : division des territoires français après l'occupation

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Le texte de la convention d'armistice avec l’Allemagne prévoit à l’article 2 le découpage de la France en plusieurs zones:

 

  La zone nord est occupée par les Allemands sous l’autorité du
     gouverneur militaire de Paris. À partir de novembre 1940, elle est
     nommée zone nord. Elle s'étendra sur la totalité de la façade atlantique
     en englobant Bordeaux.

  À l’ouest de l’Alsace et la Lorraine, la zone interdite au retour des
     réfugiés (des agriculteurs allemands devaient s’y installer).

  L’Alsace et la Lorraine sont annexées au Reich allemand.

  La zone non occupée par les Allemands sous l’autorité du gouvernement
     de Vichy.

  Les secteurs frontaliers français annexés par l’Italie.

  La zone interdite (littoral de l’Atlantique et de la Manche) dans le cadre
     du "Mur de l’Atlantique".

 

 

 

  

  Article 19 de la convention d'armistice avec l'Allemagne

 

Tous les prisonniers de guerre et prisonniers civils allemands, y compris les prévenus et condamnés qui ont été arrêtés et condamnés pour des actes commis en faveur du Reich allemand, doivent être remis sans délai aux troupes allemandes. Le Gouvernement français est tenu de livrer sur demande tous les ressortissants allemands désignés par le Gouvernement du Reich et qui se trouvent en France, de même que dans les possessions françaises, les colonies, les territoires sous protectorat et sous mandat.

 

Le Gouvernement français s'engage à empêcher le transfert de prisonniers de guerre ou de prisonniers civils allemands de France dans les possessions françaises ou bien à l'étranger.

 

Pour ce qui concerne les prisonniers déjà transférés hors de France, de même que les prisonniers de guerre allemands malades, inévacuables ou blessés, des listes exactes portant la désignation de l'endroit de leur séjour doivent être présentées.

 

Le Haut-Commandement allemand s'occupera des prisonniers de guerre allemands, malades ou blessés.

 

 

 

  

  Chronologie de l'Occupation : juillet 1940 - août 1945

 

  10 juillet 1940

 

Par 569 voix pour et 80 contre, le maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs pour promulguer une nouvelle constitution de l’État Français. La République est abolie.

 

De juin 1940 à août 1941, les hommes qui ont pris le pouvoir à Vichy mettent en place une politique de collaboration avec l'Allemagne. Pétain impose son idéologie réactionnaire pendant que Laval et Abetz, ambassadeur d'Allemagne en France, œuvrent au rapprochement des deux pays.

 

Après avoir évincé Laval, Pétain applique une politique xénophobe et antisémite, alignée sur celle de l'Allemagne nazie. À partir de l'hiver 1941, la collaboration s'intensifie. Laval, devenue président du Conseil, organise la répression policière pour lutter contre la Résistance et pour traquer réfractaires et juifs.

 

  CollaborationS (film documentaire) - ici -

 

  25 juin 1941

 

Marcel Julien Henri Ribière1, préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) demande aux maires de dresser secrètement la liste de tous les Juifs français et étrangers connus ou réputés juifs (document).

 

1 De 1940 à avril 1943.

 

 

  10 novembre 1942

 

À la suite du débarquement anglo-américain le 8 novembre 1942 en Afrique française du Nord (protectorat du Maroc et département français d’Algérie), les armées allemandes et italiennes envahissent la zone non occupée (opération Anton).

 

Dans le cadre de cette opération, les troupes allemandes devaient occuper la zone libre jusqu’à la rive droite du Rhône, et les troupes italiennes celle délimitée par la rive gauche, exceptés le delta du Rhône1, le port et la ville de Marseille.

 

1 La Wehrmacht considérait que la Camargue représentait un site idéal pour un débarquement des troupes anglaises et américaines.

 

 

La ville d’Avignon et son agglomération seront une exception, car placées sous contrôle de l’autorité du gouverneur militaire de Paris. Cette décision s’explique par le fait que:

 

1.  les troupes allemandes, en empruntant l’axe rhodanien et son réseau
     ferroviaire, soient arrivées sur place avant les colonnes italiennes;

 

2.  le Groupe d'armée Felber qui dépend du Haut-Commandement à l'ouest
     (OKW), c'est à dire du maréchal von Rundstedt, s'installe à Avignon
     (infos).

 

 

  22 au 24 janvier 1943

 

Dans Marseille occupée par les Allemands, la police française organise des rafles montres sous prétexte de combattre la Résistance.

 

Au cours de ces rafles, presque 6 000 personnes sont provisoirement arrêtées. Parmi elles, 1 642, notamment des Juifs français et étrangers, des réfugiés, des Nord-Africains, sont remis aux Allemands et acheminés le 24 janvier dans des wagons à bestiaux vers Compiègne. En même temps, des policiers SS, fortement armés, verrouillent le quartier du Vieux-Port dont 20 000 habitants sont évacués vers Fréjus avec l’aide des autorités françaises.

 

 ► Les rafles du 22 au 24 janvier 1943 à Marseille - ici -

 

 

  1er mars 1944

 

La ligne de démarcation est supprimée trois mois après l'invasion de la zone sud par les troupes allemandes.

 

 

  15 août 1944

 

Le 15 août 1944, les Alliés débarquent sur les plages du Var (opération Anvil-Dragoon), sous les ordres de la 7e armée du général Patch, soit au total: 11 divisions alliées, dont 2 blindées et 1 parachutiste, soit 350 000 hommes, dont 230 000 de troupes françaises.

 

Un peu plus de deux mois après l’ouverture du second front en Normandie, leur objectif étant de venir épauler les troupes qui libéraient progressivement la moitié nord de la France et de précipiter la défaite des armées allemandes en France.

 

  23 et 24 août 1944 : libération d'oppède-le-Vieux

 

Le 19 août les troupes américaines franchissent la Durance à Peyrolles-en-Durance (Bouches-du-Rhône). Des troupes américaines venant de Manosque libèrent Apt les 22 et 23 août. Lacoste, Ménerbes, Oppède-le-Vieux et Cavaillon tombent le 24 (infos).

 

 

 

  

  Régime de Vichy : Lois antisémites

  Textes officiels

 

 L’ensemble des textes antisémites ont été compilés dans l’ouvrage publié par La Documentation française en décembre 2000: La persécution des Juifs de France, 1940-1944, et le rétablissement de la légalité républicaine, Recueil des textes officiels, 1940-1999 - Mission d’étude sur la spoliation des Juifs de France.

 

  Téléchargement du recueil des textes (536 pages) - ici -

 

Liste non exhaustive de textes :

 

  27 juillet 1940 : révision des naturalisations

 

Décret-loi de Vichy sur la révision des naturalisations. La révision porte sur toutes les acquisitions de nationalité française intervenues depuis la promulgation de la loi du 10 août 1927 sur la nationalité. Plus de 7 000 Juifs sont dénaturalisés.

 

  27 août 1940 : abrogation de la loi Marchandeau

 

Abrogation de la loi Marchandeau du 21 avril 1939 iqui nterdisait la propagande antisémite dans la presse.

 

  27 septembre 1940 : recensement des Juifs en zone occupée

 

Première ordonnance allemande prescrivant le recensement des Juifs en zone occupée, dont la date limite est fixée au 20 octobre 1941. Le recensement se termine le 19, et donne lieu à la création du Fichier des Juifs de la Préfecture de police.

 

 ► 3 octobre 1940 : 1ère loi portant statut des Juifs - ici -

 

Œuvre du garde des Sceaux Raphaël Alibert; elle est publiée au JO le 18.

 

L’État français concrétise ainsi les projets d’une décennie d’antisémitisme, et le ressentiment de plusieurs siècles. Une communauté entière, interdite de la plupart des fonctions publiques ou privées de direction ou d’influence, se trouve mise au banc de la société, acte délibéré du gouvernement de la zone libre, indépendant de toute pression réelle de l’Allemagne hitlérienne.

 

Article premier - Est regardé comme juif, pour l'application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.

 

Il s’agit de s’assurer le plus large domaine d’action: saisir une personne compte-tenu de son état, et non de son adhésion spirituelle. Et cet état est lié à l’ascendance: trois grands-parents juifs. Le législateur français montre son ambition en choisissant critère racial offre un champ d’application plus vaste que celui de la religion.

 

 

  Introduction de la notion de "demi-juif"

 

De même, la loi invente le "demi-juif": une personne non-juive, car seul deux de ses grands-parents sont juifs, le devient si son conjoint est juif. Une donnée qui n’a jamais existé dans la législation allemande.

 

L'ordonnance allemande du 26 avril 1941 ajoute une seconde disposition: la personne issue de deux grands-parents juifs est juive si elle appartient ou adhère ultérieurement à la religion juive ou si elle est mariée ou se marie ultérieurement avec un juif.

 

Les "demi-juifs" libres penseurs sont considérés comme non juifs si leurs conjoints ne sont pas juifs. En revanche, dans la loi du 2 juin 1941, une personne issue de deux grands-parents juifs est, quelle que soit sa situation familiale, considérée comme juive si elle n'a pas adhéré à la religion catholique ou à la religion réformée avant le 25 juin 1940.

 

 ► Philippe Fabre : L’identité légale des Juifs sous Vichy - ici -

 

 

  04 octobre 1940 : loi accordant aux Préfets le pouvoir d'interner
  "les étrangers de race juive"

 

 

  13 octobre/07 novembre 1940 :

 

Les juifs doivent se présenter aux commissariats de leur domicile pour y recevoir des cartes d'identité portant la mention "Juif" ou "Juive" apposée en lettres rouges.

 

  18 octobre 1940 : seconde ordonnance allemande

 

Cette seconde ordonnance a pour objet de procéder au recensement de toutes les entreprises juives avant le 1er novembre 1941.

 

 ► 18 octobre 1940 : Le statut des Juifs étrangers - ici -

 

 

  19 octobre 1940 :

 

Les entreprises commerciales sont tenues d'afficher à l'intérieur de leurs vitrines des pancartes jaunes avec l'inscription en caractères noirs: "Judisches Geschäft" (Entreprise juive).

 

  29 mars 1941 : création sur proposition allemande du CGQJ

 

Le CGQJ ou Commissariat général aux questions juives, est chargé de "reconnaître et éliminer les Juifs de toutes les interférences dans les domaines vitaux et dans la vie publique, administrer leurs biens, jusqu'à la date de leur évacuation". Le CGQJ s'occupe de l'aryanisation économique, de l'élaboration de la législation anti-juive et de la surveillance de son application.

 

  26 avril 1941 : troisième ordonnance allemande

 

Cette ordonnance donne une nouvelle définition du Juif et élargit les interdictions d'exercice de professions à tout le secteur des activités commerciales. Cette ordonnance est suivie des premières rafles.

 

  29 mai 1941 : port obligatoire de l'étoile jaune

 

Publication de l'ordonnance allemande sur le port obligatoire de l'étoile jaune pour les Juifs en zone occupée.

 

 ► 2 juin 1941 : second statut des Juifs - ici -

 

Sous l’autorité de Xavier Vallat, nouveau commissaire général du Commissariat général aux Questions juives (CGQJ), il est procédé à la réforme du statut des Juifs qui avant d’étendre les interdits professionnels à une série d’activités marchandes ou financières, fixe un nouveau critère de la judéité, plus élaboré que ne l’était le "critère Alibert", reposant sur l’appartenance religieuse tout en conservant un fondement racial. De la sorte, désormais, "est regardé comme juif:

 

1° Celui ou celle, appartenant ou non à une confession quelconque, qui est issu d’au moins trois grands-parents de race juive, ou de deux seulement si son conjoint est lui-même issu de deux grands-parents de race juive. Est regardé comme étant de race juive les grands-parents ayant appartenu à la religion juive;

 

2° Celui ou celle qui appartient à la religion juive, ou y appartenait le 25 juin 1940, et qui est issu d’au moins deux grands-parents de race juive. La non-appartenance à la religion juive est établie par la preuve de l’adhésion à l’une des autres confessions reconnues par l’État avant la loi du 9 décembre 1905.

 

 

La France fut-elle complice de la "Solution finale"? Le débat semble être tranché, après des décennies de faux-fuyants, par les travaux des historiens, par la condamnation d'un haut fonctionnaire tel que Maurice Papon pour complicité de crimes contre l'humanité (1998) et surtout, peut-être, par les déclarations décisives du président de la République Jacques Chirac, évoquant, le 16 juillet 1995, la rafle du Vél' d'Hiv' où 9 000 policiers1 et gendarmes français montrèrent aux autorités allemandes de quoi ils étaient capables:

 

"Ces heures souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français".

 

1 Au plus fort de la collaboration, les effectifs atteignent 120 000 hommes. Du jamais vu. Dans le même temps, on compte moins de 3 000 policiers allemands sur le territoire.

 

Yad Vashem

 

  Yad Vashem : les 29 Justes des Nations du Vaucluse - ici -

 

 

  Yad Vashem : les 91 Justes des Nations de la Drôme - ici -

 

 

  Victimes françaises de la Shoa : env. 83 0001

 

1 Selon Jacob Robison, env. 90 000 selon Élie Barnavi.

 

Shoah : victimes juives par pays selon Jacob Robinson

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

 

 

  

  La Provence dans la guerre 1939-1945

 

Cette courte période marque profondément la mémoire collective en Provence comme ailleurs. La principale originalité de la région vient de sa situation de région frontière et de région méditerranéenne.

 

De là, ce qui la distingue des autres régions de France: les menaces que l'Italie fasciste fait peser, les liens avec l'Afrique du Nord, l'importance de la flotte de Méditerranée basée à Toulon, le caractère stratégique du port de Marseille, une position qui la fait donc choisir comme deuxième lieu de débarquement par les alliés.

 

Durant la première phase de la guerre - la "drôle" de guerre - entre septembre 1939 et juin 1940, le front est loin. Cependant l'Armée des Alpes reçoit nombre des mobilisés de la région. L'inquiétude vient des menaces aériennes.

 

Les ressortissants du Reich - Allemands et Autrichiens - sont internés en septembre 1939, puis à nouveau au printemps 1940, dans la tuilerie des Milles près d'Aix.

 

L'affaire serait compréhensible s'il ne s'agissait pas pour la plupart de réfugiés antinazis! Sont internés aussi les communistes étrangers, puis les militants français soupçonnés de participer à la reconstitution du PCF. Les députés communistes sont arrêtés en octobre et les élus locaux sont déchus de leur mandat.

 

L'absence de combat, les premières difficultés rendent le climat vite délétère. Il est aggravé en mai par les nouvelles venues du front, par l'afflux de réfugiés (nord de la France, Belgique, Menton).

 

L'entrée en guerre de l'Italie le 10 juin replace la région en "zone des armées". La xénophobie provoque des tensions, les Italiens présumés fascistes sont internés à leur tour. Le front s'est ouvert dans les Alpes.

 

Les attaques aériennes italiennes visent Toulon et les installations militaires du secteur (13 et 15 juin), puis Marseille qui est bombardée le 21 (143 morts). L'Armée des Alpes contient l'offensive italienne dont les gains se limitent à une partie de Menton. La région ne connaît donc ni invasion, ni exode, ni occupation.

 

Suite de la publication de Jean-Marie Guillon ici

 

 

 

  

  Le département de Vaucluse en 1939-1941

 

Le département du Vaucluse en 1939 est politiquement à gauche: sur les 151 communes qui le composent, on compte une majorité de municipalités radical-socialistes, socialistes et républicaines socialistes (129). Parmi elles, 65 sont dissoutes et remplacées par des délégations spéciales ou de nouveaux conseils locaux nommés directement par le pouvoir.

 

Parallèlement, les membres de l'administration préfectorale font l'objet d'une épuration: le préfet Louis Martin est mis en disponibilité le 17 septembre 1940 et remplacé par un général d'aviation, Louis Valin, en poste jusqu'en novembre 1941 puis remplacé par Henri Piton.

 

Le secrétaire général est muté à Cherbourg, le chef de cabinet envoyé à Die, et le sous-préfet d'Apt doit quitter son poste en vertu de la loi du 3 octobre 1940 qui interdit aux Juifs l'accès et l'exercice des fonctions publique.

 

Douze fonctionnaires vauclusiens sont relevés de leurs fonctions soit qu'ils soient juifs, soit qu'ils soient fils d'étrangers, ces derniers étant interdits d'emploi dans les administrations selon la loi du 17 juillet 1940, suivis quelques mois plus tard par d'autres, dénoncés par la Légion des combattants du Vaucluse (un chef de division et deux chefs de bureau sont alors révoqués).

 

Si l'on en croit une synthèse consacrée au département pendant la Seconde Guerre mondiale et publiée en 1965, la "bienveillance de la population et la 'complicité' du service compétent de la Préfecture" auraient permis d'éviter que les mesures antisémites soient appliquées avec zèle dans le Vaucluse.

 

Mais l'auteur de ce document n'est autre qu'Aimé Autrand, qui dirige la 1re division de la préfecture, en charge des étrangers, des affaires juives et des affaires de police!

 

Ce proche d'Édouard Daladier est en première ligne dans la mise en œuvre des révisions des naturalisations, tout du moins jusqu'à son arrestation pour "gaullisme" en septembre 1943 et son envoi au camp de travail de Linz, qui explique qu'il se qualifie lui-même de "victime de la répression".

 

Il s'avère cependant un fonctionnaire zélé de la Révolution nationale, actif dans les arrestations et les déportations dans le Vaucluse, comme dans l'application de la loi du 22 juillet 1940.

 

Néanmoins, sa trajectoire explique peut-être sa moindre sévérité vis-à-vis des naturalisés militants politiques aux dépens de ceux jugés "moralement douteux" ou encore "mal assimilés".

 

 ► Dénaturalisés - Les retraits de nationalités sous Vichy - ici -

 

 

"La France aux Français": ce fut l’une des premières mesures mises en œuvre par le gouvernement de Vichy avec la loi du 22 juillet 1940, qui prévoyait de réviser la naturalisation de tous les Français naturalisés depuis 1927. Plusieurs centaines de milliers de personnes, 1 million peut-être, étaient visées et, même s'ils n'étaient pas cités dans le texte de la loi, les Juifs en premier lieu.

 

À partir d’une étude d’une ampleur inédite dans les archives, Claire Zalc livre une puissante analyse des effets de cette loi, depuis son application par les magistrats de la commission de révision des naturalisations, les préfets, et les maires jusqu’à ses conséquences pour ceux qui l’ont subie et se sont vus retirer la nationalité française.

 

Au ras de la pratique administrative, elle établit comment se dessinent les visages des "mauvais Français", et comment ceux-ci ont tenté de protester contre l'arbitraire. Elle apporte une nouvelle pièce aux débats historiographiques sur l'antisémitisme de Vichy et son autonomie vis-à-vis des pressions allemandes, mais aussi sur la continuité des pratiques et personnels entre la IIIe République, Vichy et la IVe République.

 

Claire Zalc est directrice de recherches à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS). Elle a publié Face à la persécution. 991 Juifs dans la guerre, avec Nicolas Mariot (Odile Jacob, 2010) et Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France (Perrin, 2010). Elle a dirigé, avec Tal Bruttmann, Ivan Ermakoff et Nicolas Mariot, Pour une microhistoire de la Shoah (Seuil, 2012).

Dénaturalisés - Les retraits de nationalités sous Vichy, Claire Zalc, Seuil, 2016

 

Dénaturalisés

Les retraits de nationalités sous Vichy

Auteur: Claire Zalc

Langue : Français

Éditeur : Seuil

Collection : Sciences humaines

Date de parution : 2016

EAN : 9782021326437

Format : 400 pages, broché

Prix : 16,99 € (2017)

 

 

 

  

  Camps et lieux d’internement de Vaucluse

 

  104e-105e CTE Orange, 84100 Orange;

  104e-148e CTE-GTE Le Pontet, 84130 Le Pontet;

  148e CTE-GTE L'Isle-sur-la-Sorgue, 84800 L'Isle-sur-la-Sorgue;

  210e CTE-GTE Beaumont-de-Pertuis, 84120 Beaumont-de-Pertuis;

  801e GTE de Vacqueyras-Montmirail, 84190 Vacqueyras;

  Centre Vedène, 84270 Vedène;

  Chantiers de la Jeunesse Française, 84300 Cavaillon.

 

 

 

  

  Les Chantiers de la Jeunesse

 

Archives départementales de la Drôme : affiche de propagande pour les Chantiers de la Jeunesse

Archives départementales de la Drôme, cliquez - ici -

 

La défaite de 1940 survient alors qu'environ 90 000 conscrits viennent d'être mobilisés et n'ont eu le temps ni d'être incorporés ni encore moins d'aller au front. Pris au piège des rumeurs de sédition, voire de subversion communiste qu'ils ont brandies pour justifier l'armistice, les officiers supérieurs craignent que la démobilisation de soldats déconfits et désorganisés ne se passe mal. Mais la convention d'armistice, qui supprime la conscription et réduit l'armée française à une petite armée de métier, oblige à hâter cette démobilisation.

 

 

L’article 4 de la Convention d’armistice signée le 22 juin 1940 fixe les modalités de la démobilisation et du désarmement des forces armées française:

 

Les forces armées françaises sur terre, sur mer et dans les airs devront être démobilisées et désarmées dans un délai encore à déterminer. Sont exemptes de cette obligation les troupes nécessaires au maintien de l'ordre intérieur. Leurs effectifs et leurs armes seront déterminés par l'Allemagne ou par l'Italie respectivement.

 

Les forces armées françaises stationnées dans les régions à occuper par l'Allemagne devront être rapidement ramenées sur le territoire non occupé et seront démobilisées. Avant d'être ramenées en territoire non occupé, ces troupes déposeront leurs armes et leur matériel aux endroits où elles se trouvent au moment de l'entrée en vigueur de la présente convention. Elles seront responsables de la remise régulière du matériel et des armes sus-mentionnées aux troupes allemandes.

 

Cinq millions d’hommes encadrés par 35 000 officiers d’actives et 80 000 officiers de réserve ont été mobilisés le 1er septembre 1939. Après la défaite, les troupes sont désarmées, sauf celles au maintien de l’ordre et les effectifs de l’Armée d’armistice en France métropolitaine sont limités à 100 000 hommes

 

Privés de moyens militaires, les dirigeants de l’Armée d’armistice en France se livrent à une reconquête morale de la France qui passe par "l’éducation de quelques bons Français". Ainsi, les officiers vont être particulièrement impliqués dans la démarche morale et spirituelle qui est au cœur de la "Révolution nationale".

 

Ainsi, l’état-major de l’armée choisi de reverser les deux contingents: celui des soldats démobilisés et celui des mobilisés de juin 1940, dans des camps, des formations de jeunesse, l’appellation n’étant pas encore bien définie.

 

Cette mission de regroupement briguée par le général Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952 - infos), et finalement confiée à celui qui parle de l’Armée comme "un exemple moral permanent et nécessaire", le général de La Porte du Theil (1884 – 1976 – infos), reconnu pour ses compétences de commandement et son expérience d’éducateur.

 

 ► Musée national Clémenceau-De Lattre - ici -

 

 

De nombreuses questions se posent: où va-t-on regrouper tous ces jeunes? que va-t-on leur donner à faire et dans quels buts?

 

Cette mission temporaire se transforme rapidement en un service civil obligatoire par la loi du 30 juillet 1940, puis par celle du 18 janvier 1941 "Stage obligatoire dans les Chantiers de la Jeunesse d’une durée de 8 mois".

 

Les Chantiers de la Jeunesse - La Croix du 9 février 1941:

 

Les Chantiers de la Jeunesse, conçus en août 1940 pour les jeunes gens du contingent qui auraient dû normalement être appelés alors sous les drapeaux, avaient à leur origine un caractère d’essai. L’expérience aboutit aujourd’hui à une institution de caractère permanent et obligatoire.

 

Tout citoyen français du sexe masculin, doit accomplir, au cours de sa vingtième année, un stage de huit mois dans un Chantier de la Jeunesse. Ceux dont l’aptitude physique sera reconnue insuffisante pourront en être dispensés; des sursis d’appel ou des devancements d’appel étant, en outre, possibles.

 

Les jeunes gens seront répartis suivant leurs capacités physiques.

 

Le stage, avons-nous dit, sera obligatoire; aussi des sanctions sont-elles prévues pour quiconque s’y soustrairait: emprisonnement de deux mois à cinq ans de prison, amende de 50 à 1.000 francs.

 

Quatre textes concernant les Chantiers de la Jeunesse sont promulgués, ce matin, au Journal officiel. Le premier concerne l’institution dont nous venons de donner les grandes lignes.

 

Le deuxième crée un Commissariat général, avec des Commissariats régionaux des Chantiers, avec énumération du personnel, parmi lequel nous relevons 150 aumôniers.

 

Le troisième texte fixe les traitements des fonctionnaires et agents des services du Commissariat général des Chantiers. On y relève que le chef d’équipe de Chantier touchera un salaire journalier de 3 francs, le second d’équipe 2 francs, le jeune équipier 1 fr. 50.

 

Le quatrième texte est l’arrêté de convocation qui concerne tous les jeunes Français nés entre le 1er avril 1920 et le 31 décembre 1921. Ils devront se rendre dans les Chantiers aux dates ci-après:

 

- 15 mars pour les Français nés du 1er avril au 15 septembre 1920;

- 1er juillet pour les Français nés du 1er octobre 1920 au 30 juin 1921;

- 1er novembre pour les Français nés le 1er juillet au 31 décembre 1921.

 

La convocation aura lieu sur appel collectif par voie d’affiche, ainsi que par communication par voie de la Presse et de la radiodiffusion.

 

Ces dispositions sont provisoirement suspendues en zone occupée; mais elles sont applicables en Algérie, dans les protectorats, et les territoires sous mandat où il existe des Chantiers de la Jeunesse.

 

Organisation de l’institution d’État1 des Chantiers de la Jeunesse:

 

  Le commissariat général gère l’ensemble de l’organisation. Il est basé à
     Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme).

 

  La province. Six sont créées : Alpes-Jura, Languedoc, Auvergne,
     Pyrénées-Gascogne, Provence et Afrique du Nord2. Chacune est
     administrée par un commissaire régional et possède son école de cadres.

 

  Le groupement: dirigé par un commissaire, il rassemble près de 2 000
     hommes. 8 à 10 groupements numérotés sont répartis par province, on
     en dénombrera jusqu’à 52 pendant l’été 1942: 45 en métropole et 7 en
     Afrique du Nord. Chaque groupement est ensuite subdivisé en groupes
     de 200 hommes, puis en équipes de 12 jeunes.

 

1 Les Chantiers de la Jeunesse seront rattachés successivement au ministère de la Famille et de la Jeunesse (30 juillet 1940-8 janvier 1941), puis au ministère de l’Éducation nationale (8 janvier 1941-5 mars 1943). À partir du 5 mars 1943, une partie des Chantiers passera sous l’autorité directe du chef du gouvernement, une partie à la Production industrielle, puis au ministère de la Production industrielle (19 janvier 1944-17 mars 1944), et enfin au ministère du Travail (17 mars 1944-15 juin 1944).

 

2 En août 1940, l’organisation des Chantiers est étendue au Maroc, à l’Algérie et à la Tunisie. La province d’Afrique du Nord est gérée par le commissaire régional Adolphe Van Hecke. Membre du Groupe des cinq, il participera avec ses hommes au débarquement anglo-américain de novembre 1942. À partir de ce moment, la province d’Afrique du Nord disparaît. ;

 

 

On estime le nombre de personnes passées par les Chantiers entre 300 000 et 500 000. Début 1943, ils devaient disposer d'un effectif permanent de quelque 60 000 jeunes. On a pu estimer à 16 000 le nombre de jeunes des Chantiers envoyés directement au Service du Travail Obligatoire1 en Allemagne depuis leur groupement.

 

1 STO – loi du 16 février 1943.

 

 

15 février 1943, Conseil des Ministres :

 

En application de la loin du 4 septembre 1942, de créer un Service du Travail Obligatoire... pour mettre un terme à l'inégalité choquante qui faisait peser seulement sur les ouvriers des charges qui doivent être équitablement réparties sur tous les Français, quelle que soit leur catégorie sociale... ce texte législatif rend le Service du Travail Obligatoire aux champs, à l'usine, à l'atelier pour tous les jeunes gens nés entre le 1er janvier 1920 et le 31 décembre 1922.

 

 

Le gouvernement de Vichy mettra un terme à l’expérience le 15 juin 1944 en abrogeant la loi du 18 janvier 1941.

 

 ► Les chantiers de la jeunesse (1940-1944) :
     une expérience de service civil obligatoire - ici -

 

 ► Quelques heures parmi les "Jeunes" des "Chantiers" - ici -

 

 

 

  

  Province de Provence

  Chantier n° 13 "Bonaparte", basé à Cavaillon

 

Province de Provence - Chantier n° 13

Implantation des Groupes autour de Cavaillon :

1 Caumont, 2 Vaucluse, 3 Maubec, 4 Robion, 5 & 6 Cheval-Blanc, 7 Gorges du Trou-du-Rat, 8 Gorges de Regalon, 9 & 10 Garrigue de Mérindol.

 

En 1940, à l’emplacement de l’actuel lycée Ismaël-Dauphin (rue Pierre Fabre), est créé sous le nom de "Groupement Bonaparte", un chantier de jeunesse portant le n° 13 et pour devise "Ordre et Grandeur". Jusqu’à sa dissolution le 1er octobre 1943, il a édité un journal "Luberon-Durance", bimensuel puis mensuel, au format de 8 x 19 à 51 x 32 cm.

 

2.000 jeunes y feront leur séjour de 8 mois, et participeront à des travaux dans le Luberon ainsi qu’à l’animation en ville.

 

Les baraquements de ce chantier seront bombardés par les Alliés en août 1944.

 

En 1940, à l’emplacement de l’actuel lycée Ismaël-Dauphin (rue Pierre Fabre), est créé sous le nom de "Groupement Bonaparte", un chantier de jeunesse portant le n° 13 et pour devise "Ordre et Grandeur". Jusqu’à sa dissolution le 1er octobre 1943, il a édité un journal "Luberon-Durance", bimensuel puis mensuel, au format de 8 x 19 à 51 x 32 cm.

 

2 000 jeunes y feront leur séjour de 8 mois, et participeront à des travaux dans le Luberon ainsi qu’à l’animation en ville.

 

Les baraquements de ce chantier seront bombardés par les Alliés en août 1944.

 

 

 

  

  La guerre de mon père - Chantier de la Jeunesse N° 13 de  
  Cavaillon, du 14/08/1940 au 31/01/1941

  Jean-Charles Ruviella

 
La guerre de mon père - Jean-Charles Ruviella - Editions du Net

C’est avec mon ami Jean Giroud, auteur de nombreux livres sur l’histoire de Cavaillon, et notamment "Cavaillon se souvient" (achevé d’imprimer sur les presses de l’imprimerie Rimbaud à Cavaillon – 1er trimestre 2008), que nous avons exploré les dossiers du Chantier de la Jeunesse N° 13 aux archives d’Avignon au mois de juillet 2007.

 

  Documents - ici -

 

 

 

  

  Jeune France

 

Noms homonymes :

 

  Réseau associatif de gymnastes issu de patronages - 1880-1940.

  Le groupe de musicien Jeune France - 1936-1945.

  L'Association Jeune France - 1940-1942.

 

 

 

  

  Le groupe de musiciens Jeune France - 1936-1945

 

Festival Messiaen au Pays de la Meije  

André Jolivet est au piano. Debout de gauche à droite: Olivier Messiaen, Yves Baudrier, J.Y. Daniel-Lesur.

 

Les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale ont vu la plupart des compositeurs réagir contre les courants esthétiques qui avaient marqué la fin du XIXe siècle et le début du XXe, essentiellement contre le wagnérisme et l'impressionnisme.

 

Chacun à leur façon, Stravinski, Satie, le groupe des Six, Prokofiev ou Hindemith donnent alors naissance à une musique dépouillée de toute émotion qui allait engendrer, à son tour, une réaction inverse.

 

Celle-ci voit notamment le jour en avril 1935, lorsque Yves Baudrier (1906-1988, infos) constitue le groupe Jeune France avec trois autres compositeurs: André Jolivet (1905-1974, infos), Daniel-Jean Yves Lesur (1908-2002, infos) et Olivier Messiaen (1908-1992, infos).

 

Il avait pour objectif de promouvoir une "musique vivante dans un même élan de sincérité, de générosité, de conscience artistique" et une forme plus humaine et moins abstraite de la composition (premier concert le 3 juin 1936 à la salle Gaveau).

 

Jeune France faisait référence au mouvement romantique Jeunes-France1 fréquenté par Berlioz, et issu du mouvement littéraire et culturel apparu en Allemagne à la fin du XVIIIe siècle et en France au début du XIXe siècle.

 

1 Björn-Olav Dozo et Anthony Glinoer "Groupe, cénacle, mouvance : essai de sociologie quantitative des Jeunes-France", Les Cahiers du XIXe siècle, n° 3-4, 2008-2009, p. 37-60.

 

Virgil Thomson décrit le groupe comme néo-impressionniste plutôt que poste ou néo-romantique, avec une recherche de spiritualité commune dans l'après-guerre en Europe.

 

 ► Photo du groupe à sa création - ici -

 

 ► Jolivet : le groupe Jeune France - ici -

 

 

 

  

  Le Groupe Jeune France

Festival Messiaen au Pays de la Meije  

Article rédigé en 2005 par Thomas Wieder, et Damien Mahiet à l’occasion des journées d’études Jeunes France lors du Festival Messiaen au Pays de la Meije.

 

 ► Accès à l’article - ici -

 

 

 

  

  L'association Jeune France -1940-1942

Bulletin d'adhésion à l'association Jeune France - 1940-1942

 

Pierre Schaeffer (1910-1995, infos), Compositeur, polytechnicien, intègre Radio Paris en 1936 en qualité d’ingénieur.

 

Après l’installation du gouvernement de Pétain à Vichy le 2 juillet 1940, il propose à Georges Lamirand et Pierre Goutet une émission sur la Radio Nationale de Vichy (infos) pour informer les jeunes isolés ou regroupés dans les Chantiers de la Jeunesse des dispositions de l’administration vichysoise les concernant.

 

Parallèlement il élabore le projet Jeune France avec Alfred Cortot (1877-1962, infos), pianiste, Emmanuel Mounier (1905-1950, infos), philosophe, Roger Leenhardt (1903-1985, infos), réalisateur, acteur, scénariste et producteur de cinéma, Pierre Seghers (1906-1987, infos), poète et éditeur, et Claude Roy (1915-1997, infos), journaliste et écrivain, afin de faire adhérer les jeunes à la Révolution du régime de Vichy.

 

Les propositions Alfred Cortot1 pour coordonner toutes les activités culturelles, soutenues par Louis Hautecœur, directeur général des Beaux-Arts, sont accueillies très favorablement par nouveau régime de Vichy, qui le nomme en septembre 1940, à la tête du Service d'initiative artistique.

 

1 En 1941, Alfred Cortot est nommé membre de la commission d'étude des questions de la jeunesse du Conseil national de Vichy et le 4 mai 1942, il entre dans le cabinet d’Abel Bonnard, ministre secrétaire d'État à l'Éducation nationale dans le gouvernement de Pierre Laval, où il est chargé de mission en tant que conseiller technique pour l'étude des questions d'ordre professionnel et corporatif susceptibles d'assurer le développement du goût musical en France. Le 5 mai il est nommé président du Comité d’organisation professionnelle de la musique.

 

En décembre 1941, Pierre Schaeffer, hostile à toute instrumentalisation politique de l’art, est limogé.

 

L’Association Jeune France est constituée le 22 novembre 1940 et ses statuts déposés :

 

Art. I. L’Association dite "Jeune France" fondée en 1940 à Vichy sous l’égide du secrétariat général à la Jeunesse, sous le patronage du secrétariat d’État à l’Éducation Nationale et à la Jeunesse a pour but de :

 

Faire créer par les jeunes et pour les jeunes gens un mouvement Jeune France qui rénove la grande tradition de la qualité française en matière artistique et culturelle (spectacle, musique et chants, danses, arts plastiques et architecturaux, etc.).

 

Réaliser les groupements de jeunes artistes susceptibles d’une production artistique adaptée à la jeunesse et capable d’un rayonnement dans tous les publics.

 

S’efforcer de donner des possibilités de travail aux jeunes artistes chômeurs en les utilisant notamment dans des équipes chargées de donner des spectacles de qualité à tous les publics (bourgs, villes et campagnes, chantiers et centres de jeunesse).

 

Apporter un concours qualifié à tous les points du territoire aux émissions de Radio Jeunesse, à l’action du Centre des Jeunes du Cinéma Français, et en général aux organisations poursuivant dans la jeunesse un but culturel.

 

Sa durée est illimitée. Elle a son siège à Paris et provisoirement à Vichy. Elle prend la forme d’une association régie par la loi du 1er juillet 1901.

 

Art. 2. Les moyens d’action de l’association sont :

 

Des centres de travaux, d’étude et de documentation répartis sur divers points du territoire et dénommés "Maisons Jeune France"1.

 

Des tournées théâtrales, musicales, etc., des bibliothèques tournantes, des musées ambulants, des expositions, des conférences.

 

1 Jeune France : une expérience de recherche et de décentralisation culturelle, novembre 1940-mars 1972 / Véronique Chabrol; sous la direction de Bernard Dort, Université de la Sorbonne Nouvelle, 1974.

 

 

Des sessions de formation de "meneurs de jeu" au service de la jeunesse, dans ses centres, associations et chantiers. Des maîtrises où sont formés des animateurs destinés à diffuser dans la jeunesse et les diverses collectivités les différentes disciplines artistiques et culturelles.

 

Des fêtes ou célébrations dramatiques dans lesquelles seront associées les équipes professionnelles Jeune France et les sociétés artistiques locales avec le concours des écoles et des groupements de jeunesse locaux.

 

Une revue périodique d’information, de propagande artistique et culturelle pour la jeunesse, des éditions de brochures, tracts, chansons, disques, textes d’émissions radiophoniques, des éditions d’auteurs particulièrement dignes d’intérêt dans le domaine littéraire, musical, théâtrale, plastique, etc.

 

Création, direction, administration d’ateliers, de chantiers et de centres artistiques et artisanaux et toutes réalisations ou manifestations aux buts de l’association.

 

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Le rôle de l’auberge de jeunesse comme support privilégié d’expression du régionalisme est renforcé par la doctrine de la Révolution nationale, sur le thème des affinités entre la pureté du "jeune" et celle du monde paysan.

 

En complément de l'auberge de jeunesse dont le principe de mixité n'est guère apprécié, viennent s'ajouter de nouvelles structures, chantiers de jeunesse, centres d'apprentissage, maisons de jeunes et écoles de cadres pour constituer au final un dispositif d'encadrement total du jeune.

 

La maison de jeunes en particulier fait l'objet, à partir de 1941, d'une attention accrue. La déclinaison du programme établie par le Bureau des maisons de jeunes du secrétariat à la Jeunesse manifeste la volonté, inspirée de l'exemple allemand, d'en faire l'institution majeure représentative de l'idéologie de la Révolution nationale et le nouveau centre de la vie civique et sociale des communes.

 

Cette politique inaugurée par Georges Lamirand est restée cependant très embryonnaire, comparée à la politique très active de la Direction des équipements sportifs, dépendant du secrétariat à l'Éducation générale et aux Sports (Jean Borotra).

 

L'absence d'une "direction des équipements de jeunesse" laisse un vide que l'association "Jeune France" va chercher à combler. Durant sa courte existence, cette association, connue surtout pour son action artistique et éducative, aura eu le temps de lancer une réflexion architecturale sur le thème des équipements pour la jeunesse.

 

La démarche va trouver dans un premier temps un écho plutôt favorable au sein du gouvernement. "Jeune France" vise à obtenir dans ce domaine quasiment un statut officiel et cherche à se rapprocher de plusieurs organismes influents tels que la Corporation paysanne dont dépendent les maisons de jeunes rurales ou bien le Comité d'aménagement de la région parisienne, en vue de proposer un plan d'aménagement de la ville de Paris en maisons de jeunes.

 

L'association met en place un "service d'architecture" avec deux bureaux d'étude, un à Paris et un à Lyon, dans l’ancien couvent1 des carmélites situé au 10, Montée des Carmélites dans le 1er arr.. La description détaillée, fin 1941, de l'organisation de ces services et des activités qu'ils ont engagées atteste de l'importance prise par ce domaine d'intervention.

 

1 Bâtiment conventuel démoli dans les années 60.

 

Ancien couvent des carmélites, Montée des Carmélites, 1er arr. Lyon

Cadastre napoléonien - Ier arr. Lyon, Montée des Carmélites.

 

 

Les buts fixés sont, d'une part l'élaboration de modèles ou de prototypes de maisons de jeunes, et de l'autre, la mise en place de chantiers école où puisse se forger, sur le modèle corporatiste du Moyen Âge, une communauté de "bâtisseurs" dont l'architecte sera le "chef" à la fois sur le plan technique et sur le plan moral.

 

L'action du bureau d'étude de Lyon consiste principalement dans le soutien apporté au groupe d'architectes ayant entrepris de rénover le village d'Oppède1 dans le Vaucluse ainsi que dans le soutien au centre artisanal de Mâcon.

 

1 Du folklore à l’ethnologie, sous la direction de Jacqueline Christophe, Denis-Michel Boëll et Régis Meyran – Éditions de la maison des sciences de l’homme. ISBN 978-2-7351-1233-3

 

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En zone non occupée, trois Maisons Jeune France voient le jour: l’une à Lyon (la plus complète), une à Toulouse et une à Aix-Marseille dont le champ d’action va s’étendre de la Provence aux rives de l’Afrique du Nord. Cette dernière sera notamment en contact avec la communauté d’artistes dirigée par Bernard Zehrfuss à Oppède:

 

Archives du Musée d'art moderne de la Ville de Paris, fonds Étienne-Martin - MAMVP/EM/COR/LET/GOP - Subventions pour la période du 1er juillet au 31 décembre 1941

Archives du Musée d'art moderne de la Ville de Paris.

Fonds Étienne-Martin - MAMVP/EM/COR/LET/GOP.

Subventions pour la période du 1er juillet au 31 décembre 1941.

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

Composition du bureau d’étude de Paris et de Lyon :

 

  Section théâtre : Maurice Jacquemont, Olivier Hussenot, Jean-Pierre
     Grenier, Jean-Marie Serreau, Pierre Barbier à Lyon, Jean Vilar, Fernand
     Ledoux, Raymond Rouleau, Pierre Fresnay, Pierre Renoir à Paris (les
     personnalités les plus connues ne jouant qu'un rôle consultatif);

  Section littéraire : Albert Ollivier, Claude Roy, René Barjavel à Lyon,
     Maurice Blanchot, Albert-Marie Schmidt à Paris;

  Section musique et danse traditionnelle : Daniel-Lesur, Maurice Martenot,
     Jean-Michel Guilcher à Lyon, Annette Dieudonné, Jacques Chailley à Paris;

  Arts plastiques : Jean Bazaine, Léon Gischia, Alfred Manessier, Édouard
     Pignon à Paris;

  Section radio et cinéma : Claude Roy, Roger Leenhardt à Lyon;

  etc.

 

 

En mars 1942, le régime de Vichy sous prétexte que l’association représente des tendances communistes, décide sa dissolution.

 

Son activité n’aura duré que quinze mois durant lesquels s’impliqueront de nouveaux talents, entre autres Jean Vilar, Raymond Rouleau (de son vrai nom Edgar Rouleau), Pierre Fresnay, Pierre Renoir, des artistes peintres tels Jean René Bazaine, Jean Bertholle, Jean Le Moal, Alfred Manessier Alfred et l'architecte Auguste Perret, entre autres.

 

Elle sera à l’origine du festival d’Avignon, du TNP de Jean Vilar, des centres dramatiques nationaux, de travail et Culture et des éditions du Seuil.

 

Le 6 juin 1942 le régime de Vichy promulgue le décret n° 1301 réglementant, en ce qui concerne les juifs, les professions d’artiste dramatique, cinématographique ou lyrique (décret).

 

  Véronique Chabrol : "L’ambition de Jeune France" - ici -

 

 

 

  

  Jean Vilar et Jeune France

 

Article de Jérémie Majorel, à l'occasion d'un colloque Jean Vilar organisé par la Maison Jean Vilar d’Avignon, dans le cadre de la célébration du centenaire de sa naissance (2012):

 

Jeune France est née le 22 novembre 1940 et fut interdite par Vichy en mars 1942. Son existence assez brève ne l'a pas empêchée d'entreprendre beaucoup. Durant la période de l'Occupation, elle était un corps intermédiaire dont la singularité se remarque par trois traits:

 

1°) son origine privée, puisqu'elle naît à l'initiative de Pierre Schaeffer et qu'elle a le statut d'une association régie par la loi de 1901;

 

2°) son rapport à la fois de dépendance et d'indépendance à l'État, Vichy redoutant in fine qu'elle ne soit qu'un moyen de créer un État dans l'État;

 

3°) son ambition, sans égale, non seulement d'aide à la jeune création artistique et d'encadrement de la jeunesse mais aussi de régénération culturelle de la société française dans son ensemble, avec le théâtre comme art privilégié, diffusé dans les parties jusque-là délaissées de la population.

 

Jeune France était placée sous l'égide du Secrétariat à la Jeunesse. La direction générale était assurée par Schaeffer. Elle déployait une structure analogue mais distincte en Zone Nord et en Zone Sud. Schaeffer dirigeait aussi la Zone Sud. La direction de la Zone Nord, celle qui nous intéresse ici, était assurée par Paul Flamand.

 

Suite de la publication de Jérémie Marjorel ici

 

 

 

  

  L’association des Compagnons de France - 1940-1944

 

Le mouvement Compagnons de France (CdF) voit le jour au cours de l'été 1940 sous l'impulsion d'un jeune inspecteur des Finances de 28 ans, commissaire national des Scouts de France depuis septembre 1939, Henry Dhavernas (1912-2009).

 

L’association les "Compagnons de France" est créée le 14 août 1940. Installée à Lyon, elle a pour objet, dans la zone non occupée, d'encadrer des jeunes venus de tous les milieux sociaux, de les occuper dans des travaux d'intérêt collectif afin qu'ils participent à la reconstruction matérielle et morale du pays au sein d’un mouvement apolitique et laïc.

 

En février 1941, Henry Dhavernas est écarté de la tête du mouvement et remplacé par Guillaume de Tournemire (1901-1970), officier de l'armée de Terre en congé d'Armistice1.

 

1 Après l’Armistice du 22 juin 1940, le gouvernement de Vichy a opéré un dégagement des cadres de l’armée avec le bénéfice d’un congé d’Armistice rémunéré.

 

 

La volonté d’une indépendance financière et politique, les liens de Guillaume de Tournemire avec le maréchal Pétain, posent les bases de l'ambivalence d'un mouvement qui, dans sa globalité, restera attaché aux grands principes de la "Révolution nationale"

 

Cette ambivalence sera à l’origine de différends fréquents entre le CdF et le gouvernement de Vichy, qui provoqueront la dissolution du mouvement en janvier 1944.

Les Compagnons de France 1940-1944 - Collectif d'auteurs

 

 ► Tournemire, ou le choix de l’ambivalence pour les
     Compagnons de France - ici -

 

 

Thèse de doctorat

Un mouvement de Jeunesse entre Révolution nationale et Résistance : Les Compagnons de France 1940-1944

Auteur : Rozenn Le Galde Kerangal de Tournemire

Sous la direction de : Maurice Vaïse

Soutenue en : 1999

À : Université de Reims

 

Les Compagnons de France 1940-1944 - Collectif d'auteurs

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

 

 ► Accès à cette publication d’un collectif d’auteurs - ici -

 

Chantier dans le Vaucluse - 1941

Chantier dans le Vaucluse - 1941.

 

 

 

  

  Le commissariat à la lutte contre le chômage en zone sud

 

Le 11 octobre 1940, est créé le Commissariat à la lutte contre le chômage (CLC)1. À cette date, le sort des chômeurs est devenu le principal souci du gouvernement. La France, qui compte 40 millions d’habitants, se trouve totalement désorganisée depuis la défaite.

 

Or le nombre des demandeurs d’emploi approche du million, ne cesse de croître, et culmine à 1 069 567 à la mi-novembre. Une très grande majorité des chômeurs vit en zone occupée, cependant 172 000 d’entre eux résident en zone libre 

 

1 Supprimé en janvier 1943.

 

 

Suite de la publication de Marie-Antoinette Maux-Robert ici

 

 

 

  

  Vichy dans l’histoire des politiques françaises de la

  main-d’œuvre

 

Cet article se propose, à travers l'étude d'un moment paroxystique qui coïncide avec les années d'occupation pendant la Seconde Guerre mondiale, d'appréhender la dimension historique des politiques de main-d'œuvre en France.

 

L'étude de ce moment atypique permet de cerner les caractères originaux d'une politique qui connaîtra des retournements spectaculaires de conjoncture. Or le nombre des demandeurs d’emploi approche du million, ne cesse de croître, et culmine à 1.069.567 à la mi-novembre. Une très grande majorité des chômeurs vit en zone occupée, cependant 172.000 d’entre eux résident en zone libre 

 

De juillet 1940 au printemps 1942, les autorités vichyssoises ont déployé une grande énergie pour conserver le contrôle intégral des questions de main-d'œuvre: elles n'aboutiront qu'à détourner la politique française de la main-d'œuvre, conçue pour soutenir la nation en armes, de ses fondements originels acquis pendant la Première Guerre mondiale.

 

Or le nombre des demandeurs d’emploi approche du million, ne cesse de croître, et culmine à 1.069.567 à la mi-novembre. Une très grande majorité des chômeurs vit en zone occupée, cependant 172.000 d’entre eux résident en zone libre 

 

Politique très sensible aux variations de la conjoncture économique, c'est aussi une politique à mémoire compartimentée, qui peut déployer des mesures types à chaque fois insuffisantes, car les problèmes toujours inédits imposent d'autres mesures d'urgence. Oscillant entre rémanence dirigiste et libéralisme mesuré, sa compréhension mobiliser plusieurs conceptions de l'État.

 

Suite de la publication de Vincent Viet ici

 

 

 

  

  Voyage du Maréchal Pétain à Arles, Marseille et Toulon

  3 et 4 décembre 1940

Déplacement du Maréchal Pérail le 4 décembre 1940, discourt prononcé depuis le balcon de la Préfecture

 

 ► Archive de l'INA - ici -

 

La Croix, n° 17.747, 3 décembre 1940: Lyon, après Toulouse et Montauban, faisait, voilà 15 jours, au chef de l’État un accueil qui dépassa toutes les espérances. C'est maintenant Marseille qui se prépare, dans la fièvre, à recevoir le maréchal Pétain. Une noble émulation s'est emparée, depuis deux jours, de la grande cité qui s'est promis de dépasser en grandeur et en ferveur les journées émouvantes qui nous ont révélé l’attachement profond de la France pour son chef…

 

Les façades se pavoisent, les vitrines se parent de floraisons tricolores. Demain, tout sera prêt. La toilette du vieux port s'achève à la hâte, et aussi celle des quais et des môles, des avenues et des places. Les innombrables affiches qui reproduisent la photographie du Maréchal et les principales phrases de ses allocutions, les multitudes de papillons "Vive Pétain!" préludent déjà aux acclamations qui vont monter vers le chef de l'État

 

Dans un appel adressé à ses fidèles, à l'occasion du voyage du maréchal Pétain, S. Exc. Mgr Delay, évêque de Marseille, déclare: "Nous espérons avoir le grand honneur de recevoir dans notre cathédrale l'illustre maréchal Pétain et d'y prier avec tout notre peuple pour nos morts, pour le chef de l'État et pour la France, notre patrie bien-aimée... "

 

 

 

  

  Les voyages du Maréchal : trois historiens en quête

  d'images

 

Deux historiens - Denis Peschanski et Henry Rousso - et Christian Delage, historien et cinéaste, ont interrogé les images de propagande diffusées par le gouvernement de Vichy à travers les actualités filmées. Parmi les thèmes récurrents de la Révolution nationale, leur choix s'est porté sur les voyages du Maréchal. Cette représentation du chef de l'État visitant les provinces de France a joué un rôle fondamental dans la reconstruction d'une identité nationale éclatée. Ces hommes de Vichy entendaient faire oublier la ligne de démarcation et rassembler tous les Français autour des nouvelles valeurs de régénération nationale.

 

Suite de la publication de Jean-Pierre Bertin-Maghit ici

 

 

 

  

  Propositions de lecture

 

  

  31 cahiers du Témoignage chrétien de la Résistance

  Lyon, 16 septembre 1941 à juillet 1944

 

Cliquez sur le cahier pour l’ouvrir.

 
1941
Cahier du Témoignage chrétien - 1941/11 (n° 1)
1941/11 (n° 1)
Cahier du Témoignage chrétien - 1941/11 (n° 2 et 3)
1941/11 (n° 2 et 3)
1942
Cahier du Témoignage chrétien - 1942/02 (n° 4 et 5)
1942/02 (n° 4 et 5)
Cahier du Témoignage chrétien - 1942/04 (n° 6 et 7)
1942/04 (n° 6 et 7)
Cahier du Témoignage chrétien - 1942/06 (n° 8 et 9)
1942/06 (n° 8 et 9)
Cahier du Témoignage chrétien - 1942/10 (n° 10 et 11)
1942/10 (n° 10 et 11)
1942/1943
Cahier du Témoignage chrétien - n° 12)
(n° 12)
1943
Cahier du Témoignage chrétien - 1943 (n° 13 et 14)
1943 (n° 13 et 14)
Cahier du Témoignage chrétien - 1943/01 (n° 13 et 14)
1943/01 (n° 13 et 14)
Cahier du Témoignage chrétien - 1943 (n° 15 et 16 2e éd.)
1943 (n° 15 et 16 2e éd.)
Cahier du Témoignage chrétien - 1943 (n° 15 et 16 2e éd.)
1943 (n° 15 et 16 2e éd.)
Cahier du Témoignage chrétien - 1943 (n° 17)
1943 (n° 17)
Cahier du Témoignage chrétien - 1943/07 (n° 17 2e éd.)
1943/07 (n° 17 2e éd.)
Cahier du Témoignage chrétien - 1943/08 (n° 18 et 19)
1943/08 (n° 18 et 19)
Cahier du Témoignage chrétien - 1943/10 (n° 20 à 23)
1943/10 (n° 20 à 23)
1944
Cahier du Témoignage chrétien - 1944 (n° 24 et 25)
1944 (n° 24 et 25)
Cahier du Témoignage chrétien - 1944/05 (n° 26 et 27)
1944/05 (n° 26 et 27)
Cahier du Témoignage chrétien - 1944/07 (n° 28 et 29)
1944/07 (n° 28 et 29)
Cahier du Témoignage chrétien - 1944/07 (n° 28 et 29) 2
1944/07 (n° 28 et 29)
Cahier du Témoignage chrétien - 1944/11 (n°30 et 31)
1944/11 (n° 30 et 31)
Pierre Chaillet, le jésuite de la Résistance




Pour accéder à la bade annonce du documentaire, cliquez sur le visuel
 

 

Le premier Cahier eut pour auteur le père Gaston Fessard, et l'animateur du groupe fut le père Pierre Chaillet. Ils étaient tous deux, ainsi que la plupart des fondateurs, des jésuites de la faculté de théologie de Fourvière. Seul journal clandestin à condamner expressément l’antisémitisme de Vichy, les Cahiers publieront, malgré les admonestations du primat des Gaules, trente et un numéros entre 1941 et 1944, passant de 5 000 à 100 000 exemplaires!

 

Une réédition intégrale en fac-similé a été publiée en 1980 sous le titre: Témoignage Chrétien. 1941-1944. Cahiers et Courriers.

 

De nombreux acteurs de cette activité clandestine, dont le jeune jésuite Xavier Léon-Dufour, sont proches de l’association Jeune France, installée de 1940 à 1942, dans l’ancien couvent1 des carmélites situé au 10, Montée des Carmélites dans le 1er arr. de Lyon.

 

1 Bâtiment conventuel démoli dans les années 60.

 

 

 ► Père Gaston Fessard : une conscience combattante - ici -

 

 

  Père Pierre Chaillet : Juste parmi les Nations - ici -

 

 

 ► Père Pierre Chaillet : jésuite atypique - ici -

 

 

 ► Wikipédia : Témoignage chrétien - ici -

 

 

 

  

  Les Juifs de Vaucluse, périodes 40-42 et 43-44

  Trois hommes réunis autour d’un même projet

Pas seulement les Allemands - Site Internet de l’Association pour la Mémoire des Enfants Juifs Déportés de Vaucluse et la persécution des Juifs de Vaucluse

 

Ce site dédié aux oubliés de l’histoire, est le résultat d’un travail d’équipe, passé et présent. Bruno Tognarelli s’est concentré sur l’AMEJDV qu’il a fondée. Bernard Weiz, avignonnais et Isaac Lewendel (installé à Chicago depuis les années 70, sa mère a été arrêtée le 6 juin 1944 au Pontet, Vaucluse) ont élaboré la liste des déportés Juifs de Vaucluse à partir de multiple source archivées.

 

 

 ► Accès au site - ici -

 

Le Préfet de Vaucluse (général Vallin)- Recensement des Juifs prévu par la Loi du 2 juin 1941 - Avignon le 25 juin 1941

Pour agrandir le document, cliquez - ici -

 

 

 

  

  Aimé Autrand - Avignon 1940-1943

  Chef de la 1ère Division, chargée des étrangers, des Juifs, 
  et des affaires de police

 

En juin 1940, dans un Avignon vaincu mais pas encore occupé, un régime s'installe, décidé à reconquérir une place en Europe. Aussitôt après la défaite, la préfecture de Vaucluse, comme toutes celles de la zone libre, est remaniée dans le cadre de la prise en main de la France par Pétain, Laval et Darlan.

 

Aimé Autrand, qui jusqu'à ce jour avait été le secrétaire du cabinet du préfet, se retrouve, après une longue carrière administrative, chef de la 1ère Division, chargée des étrangers, des juifs, et des affaires de police.

 

Suite de la publication d’Isaac Lewendel ici

 

 

 

  

  Au nom de l'art, 1933-1945
  Exils, solidarités et engagements

 

La fascination exercée par Paris dans toute l’Europe depuis le début du XXe siècle se traduit, dès avant le premier conflit mondial, par l’établissement d’un grand nombre d’artistes dans ce lieu de liberté d’esprit et de création. Grâce à un enseignement de qualité, les Académies de peinture ou de musique, notamment, attirent des Russes, Polonais, Hongrois, Tchèques ou Allemands, futurs fleurons de l’École de Paris, éminents interprètes de l’Opéra et du Conservatoire.

 

Avec les différentes vagues de migration, dont les artistes juifs fuyant les persécutions, se sont constitués dans la Ville lumière des réseaux d’amitié avec des artistes français, filières qui s’actionnent sous l’Occupation et Vichy pour protéger et mettre à l’abri les victimes du régime. Si l’on connaît l’intervention de Sacha Guitry et d’Arletty en faveur de Tristan Bernard, il y en eut beaucoup d’autres, révélées par Limore Yagil.

 

À la croisée de l’histoire culturelle et de l’histoire politique, l’auteur remonte aux origines de ces réseaux de solidarité, retraçant toute une géographie de l’entre-aide, et interroge la signification qu’il convient de donner à ces différents actes de désobéissance civile.

 

Docteur ès lettres en histoire du XXe siècle de l’Institut d’études politiques de Paris, Limore Yagil est chercheur associée à l’université Paris IV-Sorbonne. Spécialiste de l’histoire politique et culturelle de la France sous l’Occupation, elle a notamment publié L’Homme nouveau et la Révolution nationale de Vichy (Septentrion, 1997) et une trilogie, La France, terre de refuge et de désobéissance civile (1936-1944) (Le Cerf, 2010-2011).

Au nom de l'art, 1933-1945 - Exils, solidarités et engagements - Limor Yagil, Fayard 2015

 

Au nom de l'art, 1933-1945 - Exils, solidarités et engagements

Auteur : Limor Yagil

Langue : Français

Éditeur : Fayard

Date de parution : 2015

EAN : 9782213680897

Format : 13,5 cm x 23,5 cm, 568 pages, broché

Prix : 27,99 €

Apperçu : - ici -

 

 

 

  

  Le Surréalisme

 

Au début des années 1920, de jeunes artistes se regroupent derrière André Breton pour s'insurger contre tous les mots d'ordre de la société bourgeoise, révolutionner notre regard sur le monde et brouiller les frontières de notre réalité. En hommage à Guillaume Apollinaire, qui fut le premier à employer ce néologisme, ils baptisent leur mouvement "le surréalisme". Mouvement littéraire et artistique basé sur le rêve, l'imagination et l'étonnement, le surréalisme se veut également un art de vivre. Il reste une des avant-gardes artistiques majeures du XXe siècle.

Le Surréalisme - Yves Duplessis - Puf, 2003

 

Le Surréalisme

Auteur : Yves Duplessis

Langue : Français

Éditeur : Puf

Collection : Que sais-je ? n° 432

Date de parution : 1950

Réédition : 2003

Format : 11,5 cm x 17,5 cm, 127 pages, broché

Prix : 9 € (2016)

 

Le groupe Surréaliste au complet et avant qu'André Breton ne s'approprie le mouvement

Le groupe Surréaliste au complet et avant qu'André Breton ne "s'approprie" le mouvement: Tristan Tzara, Paul Eluard, André Breton, Hans Arp, Salvador Dali, Yves Tanguy, Max Ernst, René Crevel et Man Ray, Paris, 1933, par Anna Riwkin.

 

 

 ► Univ-Paris3 : Centre de recherche sur le Surréalisme - ici -

 

 ► Association Mélusine - ici -

 

  Flickr : diaporama Max Ernst - ici -

 

  Flickr : diaporama André Masson - ici -

 

  Flickr : diaporama Victor Brauner - ici -

 

 

 

  

  La vie musicale sous Vichy

 

La musique est demeurée jusqu’à présent absente des études historiques consacrées à la vie culturelle des années noires. Fruit des recherches conjuguées d’une vingtaine de musicologues et d’historiens, le présent ouvrage s’efforce de combler cette lacune.

 

Sans frontières géographiques ou esthétiques, il permet de mesurer les incidences du temps de guerre sur la carrière des musiciens, la réception des œuvres et certaines formes de sociabilité, la fréquentation des concerts ou la pratique en amateur devant être considérées comme des dérivatifs aux difficultés de la vie quotidienne.

 

La conduite des musiciens ne se révèle pas spécifique à leur profession : comme dans tous les milieux, une minorité a résisté, une autre a collaboré et la majorité s’est accommodée. L’attitude des hommes et le fonctionnement des institutions se dessinent à travers ces textes, qui mettent en relief une période-charnière dans l’histoire de la musique du XXe siècle.

 

Si la musique bénéficie des faveurs du régime de Vichy, elle est aussi la première arme culturelle des nazis. En dépit du double joug de l’occupant nazi et d’un régime à tendance totalitaire qui applique des lois d’exclusion, les manifestations musicales (diffusions radiophoniques, production discographique, opéra, concerts symphoniques, jazz, chanson de variété...) prennent une part intense au surprenant foisonnement de la vie culturelle des années noires.

La vie musicale sous Vichy - IHTP-CNRS/Complexe, 2001

 

La vie musicale sous Vichy

Auteurs : Collectif

Avant-propos : Henri Rousso

Introduction : Myriam Chimènes

Langue : Français

Éditeur : IHTP-CNRS/Complexe

Collection : Histoire du temps présent

Date de parution : 2001

EAN :

Format : 420 pages, broché

Prix : 28,90 € (2016)

Table des matières : - ici -

 

 

 

  

  La musique à Paris sous l'Occupation

 

Sous l’Occupation, Paris ne reste pas silencieux. Peu après l’installation des Allemands, les musiciens reprennent leurs activités comme l’ensemble des artistes. Les salles de concerts et les studios radiophoniques et d’enregistrement se remettent à fonctionner.

 

Dans ce contexte, nombre d’interprètes et de compositeurs français bénéficient de conditions de travail inédites, profitant de l’absence de concurrence étrangère conjuguée à la mise à l’écart des œuvres des compositeurs, morts ou vivants, exclus par les lois scélérates.

 

Centré sur la musique savante, cet ouvrage collectif traite de la diffusion de la musique, grâce à des études sur quelques sociétés de concerts spécifiques à cette période, sur des œuvres du répertoire, sur la création contemporaine et sur le rôle de certains interprètes.

 

Il met en évidence les personnalités de Francis Poulenc, Olivier Messiaen et Arthur Honegger ainsi que d’Alfred Cortot, Germaine Lubin, Charles Munch et Wilhelm Kempff, en insistant sur les ambiguïtés entretenues rétroactivement par certains acteurs de la vie musicale sur leur carrière pendant les années noires.

 

Il analyse également la manière dont quelques grandes figures du passé (Mozart, Berlioz, Wagner) sont susceptibles de s’inscrire dans un discours de propagande, largement véhiculé par les critiques et les musicologues. Cette réflexion sur la trace mémorielle d’une époque se clôt par l’évocation de deux débats récents, qui montrent que ce passé passe difficilement.

 

La musique à Paris sous l'Occupation - Sous la direction de Myriam Chimènes et Yannick Simon - Fayard/Cité de la musique, 2013

Wilhem Kempff et Alfred Cortot (à droite) - 1942.

 

 

La musique à Paris sous l'Occupation

Auteurs : sous la direction de Myriam Chimènes et Yannick Simon

Langue : Français

Éditeur : Fayard/Cité de la musique

Date de parution : 2013

EAN : 9782213677217

Format : 15 cm x 23,6 cm, 288 pages, broché

Prix : 30 € (2016)

Aperçu : - ici -

 

 

 

  

  Carl Einstein 1885-1940

  Itinéraires d'une pensée moderne

 

Né le 26 avril 1885 à Neuwied (Palatinat rhénan) dans une famille juive, Carl Einstein fit des études d’histoire, d’histoire de l’art et de philosophie à l’université de Berlin. Il épouse en 1932 Lyda Guévrékian, sœur de l’architecte Gabriel Guévrékian1.

 

1 Gabriel Guévrékian a réalisé, entre autres, les jardins de la villa de Noailles à Hyères construite par Mallet-Stevens.

 

 

Carl Einstein s’est suicidé le 5 juillet 1940 en se noyant dans le gave de Pau pour se soustraire aux persécutions nazies.

 

Découvreur de l'art africain, théoricien majeur de l'art moderne dont il publia la première somme, lucide et audacieuse, dès 1926 dans L'art du XXe siècle, écrivain d'avant-garde dans Bebuquin ou les dilettantes du miracle (1912, Carl Einstein exerça également une médiation culturelle de premier plan entre la France et l'Allemagne.

 

Personnalité très connue du monde des arts et des lettres tant à Berlin qu'à Paris, il signa de multiples contributions dans les revues allemandes, en particulier dans celle de son beau-frère Franz Pfemfert Die Aktion.

 

Il co-fonda Documents à Paris en 1929 avec Georges Bataille et Michel Leiris et participa aussi pleinement à la réalisation du film Toni de jean Renoir en 1934.

 

Ami des cubistes et de leur marchand D. H. Kahnweiler, lié avec les talents les plus représentatifs de son époque, il se caractérisa toujours par son esprit de pionnier.

 

Il opéra des croisements féconds entre divers domaines du savoir humain et sut constituer de riches réseaux de sociabilité dans l'Europe du moment. Intellectuel engagé dans toutes les luttes de son temps, combattant de la liberté en Espagne, il chercha sa vie durant à faire coïncider idées et réalité, art et existence.

 

Cet ouvrage est le premier à explorer l'ensemble des itinéraires intellectuels qu'emprunta Carl Einstein en ces débuts fascinants du XXe siècle. Il s'appuie sur l'analyse des œuvres, de très nombreux documents inédits, des correspondances, des souvenirs recueillis auprès des derniers contemporains de Carl Einstein tels D.-H. Kahnweiler, Louise et Michel Leiris, Maria Jolas.

 

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En 1940, Einstein est arrêté en application des mesures prises par le Gouvernement français concernant les Allemands vivant en France. Carl Einstein est interné dans un camp près de Bordeaux (vraisemblablement celui de Bassens).

 

Libéré en raison de son âge vraisemblablement, mais déprimé, il fait une tentative de suicide près de Mont de Marsan, fin juin. Secouru et mis en sécurité chez les moines de l'abbaye de Lestelle-Bétharram, mais, ses espérances ruinées, se sachant toujours sur les listes noires des Nazis et privé, du fait de son engagement en Espagne, d'une possibilité de fuite par les Pyrénées, il se jette dans le Gave de Pau.

 

Son corps est retrouvé le 7 juillet sur la commune de Boeil-Bézing (Pyrénées Atlantiques) où il est enterré et où, depuis décembre 2000, une rue du village porte son nom, à l'instigation de la Municipalité et de l'Association "Carl Einstein combattant de la liberté".

 

Kahnweiler et Leiris avaient fait placer une stèle et rédigé ensemble le texte qui y figure: "À la mémoire de Carl Einstein/ Poète et Historien d'Art/ Combattant de la Liberté/ Né le 26 avril 1885 à Neuwied Allemagne/ Il se donna la mort le 5 juillet 1940/ Pour échapper/ à la persécution nazie."

Carl Einstein 1885-1940. Itinéraires d'une pensée moderne - Liliane Meffre - Presses Universitaires de la Sorbonne, 2002

 

Carl Einstein 1885-1940. Itinéraires d'une pensée moderne

Auteur : Liliane Meffre

Langue : Français

Éditeur : Presses Universitaires de la Sorbonne

Collection : Monde Germanique

Date de parution : 2002

ISBN : 978-2-84050-229-6

Format : 16 cm x 24 cm, 343 pages, broché

Prix : occasion : 30 € (2016)

 

 ► Biographie - ici -

 

 

 

  

  Marcel Duchamp
  Bernard Marcadé

 

On a beaucoup écrit sur Marcel Duchamp (1887-1968), qu'André Breton tenait pour "l'homme le plus intelligent du XXe siècle". Sur son œuvre, sur l'influence de cet "anartiste" sur l'art contemporain. On s'est moins intéressé à la vie singulière de celui, qui, selon son ami Henri-Pierre Roché - l'auteur de Jules et Jim -, avait pour "plus belle œuvre" son "emploi du temps". Mais voici que paraissent, en même temps, deux biographies écrites en français, toutes deux passionnantes.

 

Bernard Marcadé, organisateur d'expositions, Professeur, a mené une enquête longue et minutieuse sur l'extraordinaire partie que ce fou d'échecs a mené avec la vie et avec l'art. Il apporte des documents inédits, et veut aller au plus près d'une grande aventure intellectuelle, comme il s'en explique dans un entretien à Art Press (n° 332, mars 2007), où il précise: "C'est sans doute le très grand talent de Duchamp que d'être parvenu à son corps défendant à devenir de son vivant un personnage de fiction et aujourd'hui une "icône" de l'art contemporain, alors que tout dans son attitude le refuse catégoriquement ou le dénie."

Marcel Duchamp - Bernard Marcadé - Flammarion, 2007

 

Marcel Duchamp

Auteur : Bernard Marcadé

Langue : Français

Éditeur : Flammarion

Collection : Grande Biographies

Date de parution : 2007

EAN : 978-2080682260

Format : 16 cm x 24 cm, 595 pages, broché

Prix : 27 €

 

 ► L'insolence de la liberté - ici -

 

 

 

  

  Marcel Duchamp
  Judith Housez

 

Nous connaissons tous le nom de Marcel Duchamp, l'homme qui inventa l'art contemporain, le créateur du "(al) ready-made", de Rrose Scélavy, et d'une Joconde moustachue outrageusement rebaptisée LHOOQ, l'auteur, surtout, du plus grand scandale du XXe siècle, qui éleva (ou abaissa?) un simple urinoir au rang d'œuvre d'art.

 

Et pourtant, que sait-on de lui? Rien, ou si peu, et pour cause: il n'existait pas, à ce jour, de biographie en français de Marcel Duchamp.

 

Duchamp meurt en 1968, à l'âge de 81 ans, encore méconnu dans son propre pays: son décès est annoncé dans Le Figaro à la rubrique "échecs", quand il fait la une du New York Times. Sa vie ses vies pourrait-on dire, à l'image de ce portrait dédoublé à l'infini qui fait la couverture du livre, partagée entre les États-Unis et la France, fut longue d'activités diverses et non pas seulement artistiques, de rêveries et de projets, de rencontres et d'amitiés indéfectibles, avec Henri-Pierre Roché, l'auteur de Jules et Jim qu'il inspirera, avec Picabia, Man Ray, Alfred Stieglitz, Brancusi.

 

Une vie d'amours nombreuses aussi le premier pour la femme de son grand ami Picabia! -, car Duchamp courait les jupons, "célibataire" avant tout épris de liberté, qui pourtant deux fois l'abdiqua il épousera en secondes noces la fille du galeriste Pierre Matisse, petite-fille du peintre.

 

Fils d'un notaire rouennais, il était le cadet d'une fratrie d'artistes, les peintres Jacques Villon, Suzanne Duchamp, et le sculpteur Raymond Duchamp-Villon, qui l'initièrent à la peinture.

 

Héritier de Jarry, marqué par la lecture de Nietszche et de Raymond Roussel, il était fasciné par l'objet industriel et sa production en série, par les découvertes récentes sur le mouvement et la vitesse le rayon X, la quatrième dimension, les chronophotographies d'Étienne Jules-Marey.

 

À 26 ans, dès lors qu'il la maîtrise, il abandonne pour toujours la peinture, s'autoproclame "anartiste", fait prévaloir l'idée sur son exécution, la "beauté d'indifférence" sur le (bon) goût, et bouleverse radicalement le statut de l'artiste et de l'œuvre d'art: un défi à l'avant-garde de son époque plus encore qu'à l'académisme.

 

Sacré par Breton "phare du surréalisme", ingénieur malheureux (on lui doit d'extraordinaires machines optiques, ancêtres de l'art cinétique, dont les brevets ne rencontreront pas le succès), joueur d'échecs passionné, il fut aussi l'incontournable courtier de l'avant-garde européenne aux États-Unis, le conseiller intime des grands philanthropes new-yorkais, comme les époux Arensberg ou Katherine Dreier, avec qui il fonda au début des années 20 La Société anonyme, ancêtre direct du MOMA.

 

En un dernier clin d'œil facétieux et visionnaire, l'homme sans qui Andy Warhol n'aurait pas existé, fit graver sur sa tombe: "Ce sont toujours les autres qui meurent". On ne saurait le contredire.

Marcel Duchamp - Judith Housez - Grasset, 2007

 

Marcel Duchamp

Auteur : Judith Housez

Langue : Français

Éditeur : Grasset

Date de parution : 2007

EAN : 9782246630814

Format : 15,4 cm x 23 cm, 544 pages, broché

Prix : 15,99 €

Aperçu : - ici -

 

 

 

  

  Alexey Brodovitch

  Kerry William Purcell

Alexey Brodovitch

 

Alexey Brodovitch (1894-1971), photographe, enseignant et designer, est une légende parmi les designers graphiques. Un russe né à Agoletchi, qui s’est enfui de la Révolution Bolchevique et s’est installé à Paris puis à New York. Cette monographie est la plus complète sur la vie et l’œuvre d’Alexey Brodovitch, figure du monde des arts graphiques au XXe siècle. Il décède le 15 avril 1971 dans la commune de Le Thor, dans le département de Vaucluse.

 

Elle met en lumière les grandes réalisations de Brodovitch en tant que directeur artistique de Harper’s Bazaar de 1934 à 1958, sa collaboration avec Richard Avedon et André Kertész, des artistes européens comme Man Ray, Salvador Dali, et A.M. Cassandre, pseudonyme d'Adolphe Jean Marie Mouron, les photographes Bill Brandt, Brasai, et Henri Cartier-Bresson, ainsi que son rôle de professeur qui influença toute une génération de jeunes photographes et designers.

 

Elle Reproduit intégralement trois livres de photographies conçus par Brodovitch, dont le très rare Ballet, et trois numéros de Portfolio, célèbre revue très recherchée aujourd’hui des collectionneurs.

 

Kerry William Purcell est écrivain, conférencier et éditeur de photographie indépendant. Ancien archiviste de la Photographers Gallery de Londres, il a beaucoup écrit sur le cinéma et la photographie.

Alexey_Brodovitch - Kerry William Purcell aux éditions PHAIDON

 

Alexey Brodovitch

Auteur : Kerry William Purcell

Langue : Français

Éditeur : Phaidon

Date de parution : 2004

Illustrations : 275 en couleur, 75 en noir et blanc

ISBN-13 : 9780714894003

Format : 29 cm x 25 cm, 272 pages, broché

 

 

 

  

  Alexey Brodovitch

  Gabriel Bauret

 

Often considered the father of 20th century art direction, Alexey Brodovitch and his contributions to Harper's Bazaar for more than 20 years remain the reference point for generations of photographers and art directors. With an infallible eye, he promoted photographers such as Blumenfeld, Cartier-Bresson, Avedon, and Man Ray. This book is a unique homage to an exceptional talent.

Alexey Brodovitch - Gabriel Bauret - Assouline 1999

 

Alexey Brodovitch

Auteur : Gabriel Bauret

Langue : Anglais

Éditeur : Assouline

Date de parution : 1999

Illustrations : 100

ISBN-13 : 9782843231162

Format : 128 pages

Prix :

 

 

 

  

  Oppède
  Consuelo de Saint-Exupéry

 

Les habitants qui, en 1940, n'étaient plus qu'au nombre de 700 environ, vivent dans la plaine. Mais c'est dans la vieille ville, dans le château et les vieilles maisons abandonnées au sommet du rocher que Consuelo de Saint-Exupéry s'était réfugiée au lendemain de l'Armistice de 1940. C'est là que, dans la pauvreté et dans la faim, un groupe d'architectes et d'artistes entreprirent de continuer l'enseignement de leur art pour que les survivants soient prêts à rebâtir quand cesserait l'ère de destruction.

 

Lorsque Consuelo de Saint-Exupéry partit en 1942 pour rejoindre son mari aux États-Unis, elle fit serment à ses amis de raconter l'histoire du Groupe d'Oppède. Ce livre, où l'irréel semble se mélanger au réel, est l'accomplissement de sa promesse.

 

On y voit la naissance de l'entreprise - son développement, au milieu des embûches de toutes sortes que lui tendirent l'envie, la méchanceté, la sottise. Consuelo de Saint-Exupéry conte avec humour, avec tendresse, avec passion. Son livre est un livre vivant, parce qu'il est le livre de l'énergie et de l'espoir.

 

Au mois de mai 1944, elle avait envoyé quelques chapitres de son récit à Antoine de Saint-Exupéry, et d'Alger où se trouvait son escadrille, il lui avait dit dans un télégramme: "Félicitations enthousiastes pour votre livre stop Écrirai pour vous plus belle préface du monde."

 

La mort glorieuse que l'on sait l'empêcha de réaliser ce projet.

Consuelo de Saint Exupéry - Oppède - aux éditions Gallimard

 

Kingdom of the Rocks; memories of Oppède

Auteur : Consuelo de Saint-Exupéry

Langue : Anglais

Éditeur : Random house, New York

Date de parution : 20/11/1946

Traduction française : Katherine Woods

 

Oppède

Éditeurs : Brentano's et Gallimard (nrf)

Langue : Français

Date de parution : 1947

Illustrations : 19 en noir et blanc (édition Brentano's)

ISBN-13 : 978-2070256693

Format : In-8, 290 pages, broché

 

 

 

  

  "À propos d’Oppède de Consuelo de Saint-Exupéry"

  Geneviève Le Hir - Études littéraires, vol. 33, n° 2, 2001, p. 125-144.

 

  Accès à l'article de Geneviève Le Hir - ici -

 

 

 

  

  Brentano’s

  2009/07/10 – Unhappy end, triste fin

 

C'est au 37, avenue de l'Opéra à Paris. On y trouvait depuis cent quinze ans la littérature anglo-américaine en version originale, des récits d'Hemingway à la saga Harry Potter. Mais la librairie Brentano's a dû fermer et, depuis quelques jours, derrière la vitrine intacte, le temps s'est arrêté.

 

Suite de la publication d’Alain Beuve-Méry ici

 

 

 

  

  Oppède
  Une mariée vêtue de noir...

 

Entre la Première et la Deuxième Guerre mondiale, tout le monde parlait de Consuelo comme d’un volcan projetant ses étincelles sur les toits de Paris. Un volcan qui embrasa le cœur d’Antoine de Saint-Exupéry… Partie du Salvador, où elle naît en 1901, Consuelo Suncin Sandoval traverse un siècle riche et troublé. Sculpteur, peintre et écrivain, surnommée la Shéhérazade des Tropiques pour ses talents de conteuse et sa voix enchanteresse, elle sera la muse des hommes célèbres, artistes ou politiques, qui feront le renom des "années folles": Breton, Balthus, Derain, Maeterlink, Poincaré, D’Annunzio…

 

C’est en 1930 à Buenos Aires qu’elle rencontre Saint-Exupéry. Rencontre de feu qui aboutit, un an plus tard, à un mariage à Nice. Il est son troisième mari. Lettres d’amour et télégrammes enflammés ponctuent, entre deux séparations, leur relation tumultueuse. Elle le rejoint à New York, où il s’est replié, au cœur des années noires. C’est alors que naît leur "enfant": Le Petit Prince, dont elle est l’inspiratrice. Avant qu’Antoine ne soit happé dans une nuit sans retour…

 

Réalisée à partir des archives de la succession Consuelo de Saint-Exupéry et enrichie d’une iconographie inédite, cette biographie intime dresse le tableau d’une femme au destin exceptionnel et d’une époque flamboyante.

 

 

Marie-Hélène Carbonel, Professeur de civilisation hispanique, écrivain et biographe, ne se satisfait pas de signer un livre polémique, mais propose un véritable ouvrage témoignage basé sur les archives privées de Consuelo Suncin Sandoval, comtesse Antoine de Saint-Exupéry.

Une mariée vêtue de noir... - Marie Hélène Carbonel, Martine Fransioli Martinez - Éditions du Rocher, 2010

 

Une mariée vêtue de noir...

Auteurs : Marie Hélène Carbonel, Martine Fransioli Martinez

Langue : Français

Éditeur : Éditions du Rocher

Illustrations : 1 cahier photo de 32 pages inclus

Date de parution : 2010

EAN : 978-2268069043

Format : 16 cm x 24 cm, 678 pages, broché

Prix : 24,90 € (2016)

 

 

 

  

  Oppède en Comtat Venaissin

 

Ce livre retrace l'histoire d'Oppède, de ses origines à nos jours. Il rassemble l'essentiel des recherches de l'auteur dans les archives communales, paroissiales et départementales durant de nombreuses années et est orné de nombreuses photographies en noir et en couleur. Cet ouvrage contient également la réimpression de deux travaux sur Oppède écrits au début de ce siècle: l'un d'Antonin Rousset (1901), l'autre de Lucien Gap (1907).

Oppède en Comtat Venaissin - Pierre Heckenroth - Aramon, 1992

 

Oppède en Comtat Venaissin

Auteur : Pierre Heckenroth

Langue : Français

Éditeur : Aramon

Date de parution : 1992

EAN :

Format : 235 pages, broché

Prix : épuisé (2016)

 

 

 

  

  Oppède le Vieux
  Jean Giono - Jean Bertrand

Oppède le Vieux - Jean Giono et dessins de Jean Bertrand - Rico et Auphan Imprimeur, 1959 

 

Oppède le Vieux. Manosque, Rico et Auphan Imprimeur, 1959. In-4 en feuilles à l'italienne (24,8 cm x 32,5 cm) de 25 feuillets: 1 blanc, 11 ff. de fac-similés des textes de Giono (écrits en décembre 1950, juin et novembre 1951), auxquels font face 11 reproductions des dessins originaux de Jean Bertrand, le dernier étant à deux tons; suit le ff. de justification. Tirage unique à 200 exemplaires + 10 hors commerce.

 

 

 

  

  Qui étais-tu Oppède le Vieux
  petit historique de l’an 1000 à…

Qui étais-tu Oppède le Vieux, petit historique de l’an 1000 à… - Martine Pascual, René Laget - Imprimerie Guigou, 1984 

Extrait :

 

  Alphonse de Poitier

 

Alphonse de Poitier pour connaître ses droits et revenus dans le Comté Venaissin fit faire en 1253, par Beroardi, évêque de Carpentras et Bermond, notaire, une enquête sur toutes les propriétés, droits, censés et hommages lui revenant. Cet inven¬taire constitue le livre rouge (bibliothèque de Carpentras). Ses commissaires vinrent à Oppède le 29 octobre et reconnurent que le prince y possédait un château avec des jardins, des terres labourables, des bois et des prés. Il avait la juridiction souveraine sur tout le pays et avait le seul four à cuire le pain.

 

Les particuliers d'Oppède, chevaliers et feudataires exceptés, ayant une bête de somme devaient une journée de travail pour transporter à la maison du seigneur, le bois de chauffage coupé par ceux qui n'avaient pas d'animaux de bât. Chaque homme devait également une journée de travail pour la récolte du blé, du foin, des vendanges et pour les semailles.

 

Le 5 avril 1263, Raymond de Maulsang, vicaire général du Comtat arbitre choisi par le Parlement de Ménerbe et celui d'Oppède, fit une délimitation entre les deux communes. La confirmation se fit le 23 mai 1263 et le bornage le 19 avril 1274. Ce bornage fut renouvelé le 23 mars 1736 et le cadastre actuel a conservé les limites indiquées.

 

En 1265, Pierre Garin habitant d'Oppède fut témoin à Cavaillon à l'acte du 3 juin 1265 par lequel Raymond Boslygon juge du Venaissin fit une délimitation entre Cavaillon et l'Isle.

 

En 1269, lors de la levée d'un fouage dans le Venaissin, Oppède fut taxé 380 livres pour 168 feux. En comptant en moyenne 4 personnes 1/2 par feu, la population était alors d'environ 756 personnes.

 

Le 21 août 1271, Alphonse de Poitier meurt, suivi de son épouse Jeanne trois jours après. Le roi de France, Philippe le Hardi, neveu d'Alphonse de Poitier hérite du Comté Venaissin. Le Pape réclame alors le Comté Venaissin, mais le Roi fait la sourde oreille.

 

Philippe le Hardi remettra tout de même le Comté Venaissin au Pape Grégoire X au début de l'année 1274.

 

Le 22 janvier 1274, les habitants d'Oppède prêtèrent serment de fidélité à leur nouveau souverain. En comptant 2 fois 1/2 autant de femmes et d'enfants que d'hommes, la population d'Oppède était d'environ 731 habitants.

 

 

Qui étais-tu Oppède-le-Vieux, petit historique de l’an 1000 à…

Auteurs : Martine Pascual, René Laget

Illustrateur : Laurent Cabrol

Éditeur : Imprimerie Guigou, L’Isle-sur-la-Sorgue

Date de parution : 1984

Référence du libraire : 006246

Format : 13 cm x 18 cm, 30 pages agrafées, 1 planche hors texte

Prix : occasion : 8 € (2016)

 

 

 

  

  Bernard Zehrfuss

 

Cet ouvrage est la première monographie consacrée à Bernard Zehrfuss, Grand prix de Rome en 1939, qui dirige la reconstruction de la Tunisie et s'engage très tôt dans la modernité pour se rallier aux modes de production les plus novateurs. Figure majeure de l'architecture de la seconde moitié du XXe siècle en France, auteur ou coauteur de quelques-uns des bâtiments les plus marquants de l'après-guerre.

 

On citera notamment l'imprimerie Mame à Tours, l'usine Renault de Flins, le siège de l'Unesco à Paris, le CNIT à La Défense ou, plus tard, le musée de la Civilisation gallo-romaine à Lyon. Au fil de ces projets, Zehrfuss collabore avec les plus grands ingénieurs ou constructeurs de son temps (Jean Prouvé, Pier Luigi Nervi).

 

Critique d'architecture, Christine Desmoulins collabore à diverses revues en France et à l'étranger. Auteur de nombreux ouvrages: comme 25 musées ou 25 maisons du bord de mer (Éditions du Moniteur) ou Villas modernes en banlieue Ouest (Éditions Alternatives), de plusieurs monographies d'architectes et d'une thèse sur Bernard Zehrfuss, elle est aussi commissaire d'expositions et a créé aux Éditions Norma une collection de livres-jeux sur l'architecture.

 

Au sommaire :

 

  Une poétique de la structure.

  L'imprimerie Mame à Tours.

  L'usine Renault de Flins.

  Le siège de l'Unesco.

  L'aménagement de la Défense et le CNIT.

  Projet de gratte-ciel à la Défense.

  Le musée de Lyon.

  Répertoire des œuvres.

Bernard Zehrfuss par Christine Desmoulins, aux éditions Infolio - 2008

 

Bernard Zehrfuss

Auteur : Christine Desmoulins

Langue : Français

Éditeur : Infolio

Collection : Carnets d'architectes

Date de parution : 25.09.2008

ISBN-13 : 978-2-88474-134-7

Format : 16,5 cm x 21 cm, 192 pages, broché

Prix : 20 €

 

 ► Site du Musée d'art et d’histoire du Judaïsme - ici -

 

 ► La villa zehrfussienne de Bourguiba (1954-1956) - ici -

 

 

 

  

  19.06/13.10.2014 -  Exposition temporaire - Paris
  Cité de l'architecture et du patrimoine

Bernard Zehrfuss - Cité de l'architecture et du patrimoine - Paris

 

Figure majeure de l’architecture des Trente Glorieuses, Premier Grand Prix de Rome en 1939 et architecte inscrit dans la lignée du courant rationaliste, Bernard Zehrfuss s’est engagé très tôt dans la modernité en adoptant les modes de production les plus novateurs de son temps.

 

Entre 1943 et 1947, alors directeur du service d’architecture et d’urbanisme de la reconstruction en Tunisie, il associera à l’expérimentation des théories du mouvement moderne les savoir-faire constructifs de l’architecture vernaculaire.

 

En France, il conçoit avec ses confrères Camelot et de Mailly le premier schéma d’aménagement du quartier de La Défense, et signe ou cosigne les édifices les plus marquants de l’après-guerre : l’imprimerie Mame à Tours (1953), l’usine Renault de Flins (1957), le siège de l’Unesco à Paris et ses extensions (1952-1980), le CNIT à La Défense (1958), le musée gallo-romain de Lyon (1975).

 

Pour toutes ces architectures l’effet majeur résulte de la force des principes constructifs.

 

Au fil de ces projets, Bernard Zehrfuss collaborera avec les plus grands ingénieurs ou constructeurs de son temps comme Prouvé, Nervi ou Esquillan ainsi qu’avec de nombreux artistes: Picasso, Miró, Del Marle, Pillet.

 

Il a aussi réalisé plusieurs sièges sociaux dont ceux de Siemens et Sandoz, un hôtel à Megève, des ensembles de logements et Super Montparnasse, rare exemple de tour mixte bureaux-logements à Paris.

 

En contribuant, au CNIT, à battre le record de la plus grande voûte du monde, en enterrant dans la piazza de l’Unesco un bâtiment invisible inspiré de la ville antique tunisienne de Bulla Regia, en enfouissant les puissants arcs-boutants en béton du musée gallo-romain de Lyon dans la colline de Fourvière, en imaginant un prototype de ville verticale dans un projet de gratte-ciel à La Défense, et à travers d’autres réalisations, Bernard Zehrfuss lègue un ensemble d'œuvres majeures que cette exposition invite à redécouvrir.

 

 

 

  

  Fernand Pouillon

 

Fernand Pouillon (1912-1986) est assurément la figure la plus romanesque de l'architecture française du XXe siècle. Les fastes de sa vie privée et ses démêlés judiciaires ont défrayé la chronique. Son talent d'écrivain s'exprime pleinement dans Les Pierres sauvages (1964) et dans les Mémoires d'un architecte (1968). Son œuvre bâti, exceptionnel par son ampleur (Aix, Marseille, Bastia, Saint-Tropez, Bastia, Boulogne-Billancourt, Iran, Algérie) révèle ses qualités de composition et de construction.

 

Mis au ban de sa profession pour avoir contrarié les intérêts financiers de nombreux architectes et promoteurs, Fernand Pouillon a démontré la compatibilité de la construction en pierre de taille et du logement de masse. Après un portfolio iconographique et une biographie détaillée et synthétique, l'auteur propose l'étude détaillée de ses projets majeurs regroupés par typologies.

 

Cette monographie consacrée à Fernand Pouillon permet d'aborder facilement l'œuvre de l'architecte, de la resituer et d'en saisir immédiatement les temps forts.

 

 

Architecte, Marc Bédarida, architecte, enseigne l'histoire de l'architecture contemporaine et de l'urbanisme à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris-La-Vilette. Il dirige les Éditions de La Villette et a réédité Voyage d'Orient, 1910-1911 de Le Corbusier (2012). Il mène des recherches sur la première moitié du XXe siècle, notamment sur Pierre Chareau et Le Corbusier. Il a contribué aux catalogues du centre Georges-Pompidou, consacrés à ces deux artistes.

Fernand Pouillon - Marc Bédarida - Éd. du Patrimoine, Paris, 2012

 

Fernand Pouillon

Auteur : Marc Bédarida

Langue : Français

Éditeur : Éditions du Patrimoine, Paris

Collection : Carnets d'Architectes

Date de parution : 25.10.2012

GENCOD : 9782757702185

Format : 16,5 cm x 21 cm, 192 pages, 200 illustrations, broché

Prix : 20 € (2017)

Commande : ici

 

 ► Éditions du Patrimoine - ici -

 

 

 

  

  François Stahly

 

"Donner une forme à la vérité intuitive qu'on porte en soi." François Stahly

 

Proche des forces telluriques et porté au lyrisme des formes, François Stahly depuis les années 1940, explore la matière pour exprimer son élan vers le sacré.

 

Auteur d'une œuvre qui jaillit de la nature comme elle sourd des mythes antiques, François Stahly atteint par ses Vénus, ses oiseaux, ses fontaines... à l'université.

 

Ce premier ouvrage de la collection Visage trace le portrait d'un homme qui, dans la solitude comme en équipe, a cherché sa vérité et marqué ce siècle.

François Stahly, Hartmann Éditions, 1997

 

François Stahly

Auteurs : Collectif

Langue : Français

Éditeur : Hartmann Éditions, Paris

Collection : Visage

Date de parution : 06.1997

ISBN-13 : 2-912344-01-8

Format : 24 cm x 30 cm, 143 pages, broché

Prix : 235 F (1997)

 

 ► Site François Stahly - ici -

 

 

 

  

  Hérold Jacques

 

Jacques Hérold est, de 1934 jusqu'à son exclusion en 1951, une figure marquante du groupe surréaliste autour d'André Breton.

 

D'origine roumaine, après une formation académique à Bucarest, il s'est exilé à Paris en 1930 et deviendra un des plus proches amis des peintres Yves Tanguy, Victor Brauner, Marcel Duchamp, Oscar Dominguez ou des poètes Benjamin Fondane, Ilarie Voronca, Robert Rius, Julien Gracq, Michel Butor...

 

Resté en France pendant l'Occupation, il travaille à la coopérative le Croque-Fruits à Marseille puis rejoint à Paris la publication surréaliste et résistante La Main à plume.

 

À la Libération, il participe à la fresque collective de Saint-Anne et connaît un début de notoriété avec sa première exposition personnelle organisée par André Breton aux Cahiers d'art.

 

Il figure également en bonne place lors de l'exposition internationale à la Galerie Maeght. À partir des années 50, il se rapproche de l'avant-garde et de l'abstraction lyrique.

 

Jacques Hérold est parvenu à créer un art qui, bien qu'intégrant les principes du surréalisme, s'ouvrit à d'autres possibilités. Ses périodes les plus emblématiques sont celles des "écorchés", des "cristallisations" et enfin sa "période blanche".

 

Bonus DVD: Ce coffret contient le film sur Jacques Hérold et un livre de 88 pages en français retraçant la vie et l'œuvre de l'artiste.

Hérold Jacques - Fabrice Maze - Aube & Oona Elléouët-Breton, 2012

 

Hérold Jacques (DVD + livre)

Réalisateur : Fabrice Maze

Langue : Français

Éditeur : Aube & Oona Elléouët-Breton

Date de parution : 2012

Format vidéo : 16/9

Format livre : 14 cm x 19 cm, 88 pages, broché

Prix : 23 € (2016)

 

 

 

 

 

  

  Feuilleton n° 2 - Hiver 2012
  Croque-Fruits

Feuilleton 2, Hiver 2012 - Article: Croque-Fruits - Adrien Bosc - Éditions du Sous-sol, 2012

 

L’un chimiste, l’autre metteur en scène, deux frères, Lucien et Sylvain Itkine, réfugiés dans le Marseille des années 1940, conçoivent le Croque-Fruits, une barre de friandises, amalgame de dattes, noisettes, amandes et pistaches.

 

Refusant l’apathie, ils fondent la coopérative du Fruit mordoré, modèle avant-gardiste d’usine autogérée et planche de salut pour de nombreux surréalistes en exil. Contre vents et marées, conjuguant survie et idéalisme, les Croque-Fruits proposent, pendant près de deux ans, aux heures les plus sombres de la guerre, une incroyable utopie collective, prônant, avec succès, le "travailler moins pour gagner plus".

 

Extrait : Dans une zone qui n’a de libre que le nom, lui et son frère Lucien fondent la coopérative du Fruit mordoré, qui sera pendant près de deux ans, au plus sombre de la guerre, une planche de salut et un merveilleux laboratoire social.

 

Les deux frères, refusant l’apathie, répondront aux aléas de la guerre par une solution pragmatique et toute poétique. Raconter l’histoire de la coopérative Croque-Fruits, c’est faire la lumière sur une aventure autant culturelle que politique et sociale, procéder, par travelling, à la traversée du Paris surréaliste des années 1930 jusqu’aux réseaux de Résistance en passant par la Gestapo lyonnaise.

Feuilleton 2, Hiver 2012 - Article: Croque-Fruits - Adrien Bosc - Éditions du Sous-sol, 2012 - Portrait de Sylvain Itkine

 

Feuilleton 2 - Hiver 2012

Auteurs : collectif

Article : Croque-Fruits

Auteur : Adrien Bosc

Illustrateur : Frédéric Pajack

Éditeur : Éditions du Sous-sol

ISBN : 978-2-36468-003-6

17 cm x 24 cm, 250 pages, broché

Prix : 15 € (2016)

 

 

 

  

  Archives Jean Le Couteur

Jean Le Couteur, architecte (1916-2010), Colonnes n° 12, octobre 1998

 

"Être architecte, c'est apporter la réponse juste et harmonieuse à un programme qui est toujours nouveau. Il n'y a pas de recette en architecture, il n'y a que des réussites ou des échecs".

 

S'il est une citation susceptible d'illustrer la manière d'être architecte de Jean Le Couteur, c'est bien celle-ci: elle exprime à la fois une démarche idéale et une attitude humble, caractéristiques de la longue carrière de cet homme qui, par son parcours initiatique, son œuvre et ses activités professionnelles, apparaît comme un cas à la fois exemplaire et complexe de l'architecture française d'après-guerre.

 

Elle évoque également en quelques mots une œuvre très diverse, voire inégale, marquée par un emploi varié des techniques constructives et des matériaux, élaborée sans idées préconçues, avec pour seul principe le rejet de tout esprit de système et la volonté constante de donner à chaque bâtiment une identité à part entière, née de solutions toujours nouvelles.

 

Cité de l’Architecture & du Patrimoine : suite de la publication ici

 

 ► Biographie - ici -

 

 ► Hommage à Jean Le Couteur par Albert Constantin - ici -

 

 

 

  

  Atelier Herbé - Le Couteur

 

Album des projets et réalisations de l'atelier Herbé - Le Couteur parmi lesquels on retiendra l'église de Bizerte, la cathédrale d'Alger (avec Nervi), l'agora d'Évry, la Maison de la Culture de Reims, le cap d'Agde, le pavillon français d'Osaka, etc. Nombreux plans et photographies en noir.

Atelier Herbé - Le Couteur - Éditions Score, 1975

 

Atelier Herbé - Le Couteur

Auteur :

Langue : Français

Éditeur : Éditions Score

Date de parution : 1975

ISBN :

Format : 88 pages, broché

Prix : épuisé, occasion : 80/100 € (2016)

 

 

 

  

  Les Castel, une agence d'architecture au XXe siècle

 

Cet important volume paru en 2009 a été publié par les Archives départementales des Bouches-du-Rhône et les éditions Parenthèses à l’occasion d’une exposition sur Gaston Castel, architecte majeur de l’Entre-deux-guerres et de la Reconstruction dans les Bouches-du-Rhône, rendant hommage en même temps à cet architecte très prolifique, mais discret, et à l’important travail mené par les Archives départementales pour la valorisation des archives d’architecture contemporaine.

 

 

 

 

 

Gaston Castel (1886-1971) a été l’un des architectes les plus importants du sud-est de la France, de la fin de la Grande Guerre aux années de la Reconstruction: ses réalisations aussi nombreuses que diverses, stylistiquement éclectiques, restent bien présentes dans le paysage urbain, notamment à Marseille et à Aix-en-Provence.

 

Architecte en chef du département des Bouches-du-Rhône dans l’entre-deux-guerres, chroniqueur aux Cahiers du sud, chef d’atelier à l’École des beaux-arts de Marseille — Fernand Pouillon y fut son élève —, Castel a fondé en 1921 une agence qui fut ensuite dirigée par son fils Ello puis par son petit‑fils Yves.

 

Ce livre réunit des études qui réévaluent l’apport des Castel à la création architecturale du XXe siècle et fournit le catalogue quasi exhaustif, projet par projet, des archives écrites et graphiques de cette agence.

 

Les Castel, une agence d'architecture au XXe siècle, Éditions Parenthèses, 2009

Aperçu du livre, cliquez - ici -

 

 

Les Castel, une agence d'architecture au XXe siècle

Études : Emmanuel Laugier, Gérard Monnier, Danièle Voldman

Catalogue : Françoise Dallemagne, Danièle Giamarchi, Emmanuelle Reimbold, Adélaïde Zeyer

Langue : Français

Éditeur : Éditions Parenthèses

Collection : Architectures

Date de parution : 2009

ISBN : 2-86364-193-4

Format : 24 cm x 32 cm, 368 pages, 365 illustrations en noir et en couleur

Prix : 44 € (2016)

 

 ► Guide d’architecture : Marseille 1945/1993 - ici -

 

 

 

  

  Les Envois de Rome (1778-1968)

 

Les auteurs de ce travail sont deux anciens pensionnaires de l’Académie de France qui, dans les années 1975, ont été admis à la Villa Médicis dans la section, alors nouvelle, des historiens d’art.

 

De fait, après la date où s’arrête leur enquête (1968), après que différents événements et l’évolution des mentalités eurent provoqué la mise en question des liens statutaires de la Villa avec certaines de ses autorités de tutelle, ce fut la vocation même de l’institution qui n’apparut plus clairement et on vit naître, ici et là, une réflexion sur les diverses fonctions que pouvait assurer dans le temps présent l’Académie de France à Rome.

 

Cette dernière, on le sait, avait été créée comme une "École des beaux-arts de Rome", comme un lieu privilégié destiné à permettre à de jeunes talents d’achever leur formation par le contact avec les monuments, les musées, les beautés d’Italie.

 

Les temps étant alors ce qu’ils étaient, certains de ces artistes, et tout particulièrement les architectes, devaient, grâce à leurs facultés d’observation, à leur habileté de dessinateur, à leur culture, relever et, d’une certaine manière, restituer (on disait alors "restaurer") les plus illustres monuments de l’Antiquité, et aussi des temps modernes, que l’on pouvait trouver à Rome d’abord, et, plus tard, sous certaines conditions, en Italie…

 

Ces relevés et ces "restaurations", les pensionnaires devaient les "envoyer" à Paris, pour jugement et aussi, et surtout, pour constituer une collection unique des documents. C’était cela, les "Envois de Rome"...

Les Envois de Rome (1778-1968), École française de Rome, 1988

 

Les Envois de Rome (1778-1968)

Auteurs : Pierre Pinon, François-Xavier Amprimoz

Préface de Georges Vallet et Charles Pietri

Langue : Français

Éditeur : École française de Rome

Collection : Architecture et archéologie

Date de parution : 1988

Volume : 110

Format :

Prix :

 

 ► Persée : Les Envois de Rome (1778-1968) - ici -

 

 

 

  

  Les envois de Rome des pensionnaires peintres de l’Académie
  de France à Rome de 1863 à 1914

 

Thèse de doctorat en Histoire de l'art et archéologie

Auteur : France Lechleiter

Sous la direction de : Bruno Foucart

Soutenue le : 22 novembre 2008

À Paris 4 - École doctorale Histoire de l'art et achéologie

 

La direction artistique de l’Académie de France à Rome et de ses pensionnaires est placée sous le patronage de l’Académie des beaux-arts. Elle détermine et réglemente les conditions de séjour et le programme des travaux annuels, les envois de Rome. Ce privilège est interrompu le 13 novembre 1863 par un décret qui lui retire sa tutelle pour la confier à l’État.

 

Cette rupture est révélatrice d’une crise majeure de l’enseignement des beaux-arts en France et bien que l’Académie récupère la totalité de ses prérogatives huit ans plus tard, elle devra désormais composer avec les exigences que l’époque lui imposera, entre tradition et modernité.

 

C’est dans cette perspective que viennent s’inscrire les pensionnaires peintres et leurs envois de Rome. Tributaires d’un enseignement et d’un système académique des beaux-arts, les lauréats des grands prix de Rome de peinture sont le symbole de la tradition.

 

Ils sont peintres d’histoire et achèvent leur formation artistique en Italie, à Rome, au contact des grands maîtres de la Renaissance et des chefs-d’œuvre de l’antiquité. Mais ils sont aussi enfants de leur siècle et à ce titre partagent les problématiques artistiques contemporaines.

 

La question est de savoir dans quelle mesure cette présence au monde se manifeste dans leurs envois et de quelle nature sont les formes qu’elle revêt.

 

 ► Thèse - ici -

 

 

 

  

  Archives d’Architecture du vingtième siècle - Tome 1

 

Cet ouvrage réalisé par l’Institut Français d’architecture avec le concours de la direction des archives de France et du bureau de la recherche architecturale du ministère de l’équipement, du logement des transports et de la mer, recense près de cinquante fonds d’architectes.

 

De la salle d’asile à Paris de Jean-Bélizaire Moreau en 1846 à l’hôtel de Jacques Marmey à Sidi-Bou-Saïd en 1981, près de 70.000 documents – photographies, documents graphiques, écrits, imprimés, maquettes – sont ainsi inventoriés et abondamment illustrés.

 

 

C’est une étrange aventure que celle des archives de l’Architecture. Ceux qui construisent, ou tout simplement ceux qui imaginent, pensent plutôt à la réalisation de leur œuvre qu’aux traces que laissera sur le papier ou dans les ordinateurs l’élaboration de leurs projets. Et cependant, l’histoire de la création architecturale se conçoit mal sans la préservation de cette mémoire faite des projets réalisés et de ceux qui sont demeurés à l’état de dossier, sans cette preuve accessible d’une évolution intellectuelle qui se traduit dans la conception de chaque ouvrage aussi bien que dans le cheminement d’un ouvrage à l’autre.

 

Pour assurer la préservation de ces fonds dont l’ensemble constitue un extraordinaire gisement pour la compréhension d’une civilisation, il fallait que conjoignent leurs efforts ceux qui vivent la création et ceux qui songent à l’histoire. C’est parce qu’une telle coopération se révélait nécessaire que l’Institut Français d’Architecture a développé, après la signature d’une convention avec la Direction des Archives de France, l’une des missions que l’on peut aujourd’hui reconnaître son originalité et sa nécessité.

 

Que les architectes et les archivistes travaillent ensemble pour constituer cette mémoire collective née d’imaginations individuelles est l’un des témoignages les plus assurés de la bonne volonté de nos contemporains. Les architectes savent ce qu’il y a dans de tels documents, et les archivistes savent ce qu’on demandera à ces documents. Grâce à cette entente, les siècles qui viennent pourront comprendre ce que les créateurs de notre temps ont voulu leur laisser et ce qu’ils leur ont laissé.

 

Je souhaite que ce premier volume soit à la fois le symbole de cette collaboration de l’action et de la mémoire, et l’instrument des recherches qui viennent. Qu’il soit aussi, pour tous ceux qui détiennent une part de notre patrimoine, une incitation à ne pas oublier que le troisième millénaire devra comprendre le deuxième.

 

Jean Favier, Membre de l’Institut, Directeur général des archives de France

Archives d’Architecture du vingtième siècle - Mardaga - 1991

 

Archives d’Architecture du vingtième siècle

Auteurs : collectif : Institut Français d’Architecture

Préface : Jean Miller, Président de l’Institut Français d’Architecture

Langue : Français

Éditeur : Mardaga

Collection : Architecture et urbanisme

Date de parution : 1991

ISBN : 9782870094464

Format : 23 cm x 28 cm, 512 pages, relié

Prix : épuisé, occasion : 60/100 € (2016)

Aperçu : - ici -

 

 

 

  

  Architecture en uniforme

  Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale

Architecture en uniforme - Projeter et construire pour la Seconde Guerre mondiale - Exposition de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, 2014

 

La Seconde Guerre mondiale, qui a embrasé quatre continents entre 1939 et 1945, a touché indistinctement militaires et civils, faisant appel à toutes les ressources humaines des belligérants. L’architecture n’a pu se dérober à cette mobilisation et, contrairement à ce que la plupart des récits historiques affirment encore aujourd’hui, elle a connu alors une période dense de recherches et de transformations.

 

Alors que de nombreux architectes participaient aux combats, certains d’entre eux ont poursuivi leur travail au service d’une production industrielle intense ou en réponse aux exigences du front. Engagée dans les années 1920, la modernisation technique s’est ainsi poursuivie tant du côté des Alliés que de celui de l’Axe, par exemple dans la recherche de constructions légères et transportables.

 

Plus largement, la guerre a fait appel à toutes les formes de l’expertise architecturale: les savoirs sur la construction, utiles pour l’édification des bunkers et la consolidation des abris, les savoirs visuels, indispensables pour le camouflage et profitables à la propagande effrénée de la période, et la compétence organisationnelle, nécessaire à la conception et au fonctionnement de projets industriels et territoriaux d’une ampleur sans précédent.

 

Mobilisés en tant que groupe, les architectes ont également dû faire face à des choix personnels, notamment pour ceux qu’a recrutés la politique criminelle des nazis. En ce sens, la guerre a mis aussi à l’épreuve leur sens moral. Certains d’entre eux furent les complices des politiques d’extermination, quand d’autres figurèrent au nombre des victimes.

 

Au sein des innombrables expériences recensées, les thèmes témoignant de la diversité des activités architecturales sont ancrés dans des situations nationales allant des États-Unis au Japon, via le Royaume-Uni, la France, l’Italie, l’Allemagne, la Pologne et l’URSS.

 

Après 1945, la suprématie de l’architecture moderne ne sera plus contestée nulle part, sauf dans le bloc soviétique, et encore très brièvement. La guerre aura transformé non seulement les manières de construire, mais aussi les manières de penser, et les architectes retrouveront après ces six années de combat des programmes pacifiques et leur appliqueront les démarches élaborées sous la pression de l’urgence.

 

Suite du dossier de presse ici

 

 

 

  

  L’Armistice de 1940

  Négociations et conséquences

Armistice 1940 - Caricature publiée au Royaume-Uni

 

On parle de l’Armistice de 1940, mais en réalité il y a deux actes qui résultent de deux négociations distinctes, avec l’Allemagne, d’une part, et avec l’Italie, d’autre part. Il y a également deux périodes de négociation: celle qui suit la débâcle et la demande française, soit du 19 au 22 juin avec l’Allemagne (signature le 22 à 18h50, heure d'été allemande), et du 23 au 24 juin avec l’Italie (signature le 24 à 19h12). Le double Armistice prenant effet le 25 juin 1940 à 01h15; puis la négociation permanente, à Wiesbaden et à Turin, qui précise l’application des articles-cadres du texte.

 

 ► Revue de la Société des Amis du Musée de l'Armée - ici -

 

 ► Armistice avec l’Italie, Villa Incisa à Rome - ici -

 

 

 

  

  Documents Diplomatiques Français - 1940

  Les Armistices de juin 1940

Documents Diplomatiques Français - 1940 - Ministère des Affaires Étrangères

 

Documents Diplomatiques Français - 1940

Auteur : Ministère des Affaires Étrangères

Langue : Français

Éditeur : Peter Lang Gmbh, Internationaler Verlag Der W

Date de parution : 2003

ISBN : 978-9052011813

Format : 16 cm x 24 cm, 199 pages

Prix : occasion : 72 € (2016)

Aperçu : - ici -

 

 

 

  

  La France de Vichy

 

"Révolutionnaire"... C'est ainsi que fut salué l'ouvrage de Paxton à sa sortie, en 1972. Trente ans plus tard, on comprend encore l'onde de choc soulevée par les thèses novatrices de cet historien américain.

 

Adoptant une démarche dépassionnée sur un sujet qui ne l'était guère, usant de méthodes rigoureuses et d'autant plus percutantes qu'elles étaient fondées sur l'impartialité, Paxton s'en allait tranquillement dire aux Français, preuves à l'appui, que le régime de Vichy avait recherché la collaboration avec l'occupant, entraînant le pays sur la voie d'une déchéance morale, dont les tenants et les aboutissants étaient scrupuleusement analysés. En voulant sauver l'État, Vichy avait failli perdre la nation et l'État.

 

Parce que ses conclusions ont des résonances terriblement actuelles - au point que l'auteur a été appelé à éclairer les jurés lors du procès Papon - "La France de Vichy" demeure la référence bibliographique incontournable sur cette période troublée.

La France de Vichy, 1940-1945 - Robert Owen Paxton - Éditions du Seuil, 1973

 

La France de Vichy, 1940-1945

Titre original : Vichy France : Old Guard and New Order, 1940-1944

Auteur : Robert Owen Paxton

Préface : Stanley Hoffmann

Traducteur : Claude Bertrand

Langue : Français

Éditeur : Éditions du Seuil

Collection : L’Univers historique

Date de parution : 1973

ISBN :

Format : 375 pages, broché

Prix : épuisé

Réimpressions : Seuil : 1997 et 1999 (édition augmentée : 475 pages)

 

 ► Persée : Texte de Janine Bourdin - ici -

 

 

 

  

  Signal

  Édition française du magazine de propagande nazie

 

Signal - Édition française du magazine de propagande nazie, 1940-1945

N° et éditions diffusés en Europe, Arabie et Turquie ici

 

 

L’édition du magazine Signal, organe de propagande nazie vantant la puissance de l'armée allemande, destinée à la France a été distribuée par la maison d’édition Hachette.

 

Elle débute à l’automne 1940 avec le n° 13-1940 et se termine le 2-1945.

 

Le photographe français André Zucca (infos) y sera embauché, et à ce titre, il sera le seul Français à disposer de la nouvelle pellicule Agfacolor (Les Parisiens sous l’Occupation, Gallimard/Paris bibliothèques - infos).

 

 

  Présentation du magazine par Franck Chevallet

 

Cette brochure a pour ambition de présenter un monument de la propagande allemande de la Seconde Guerre mondiale en Europe, à savoir, le magazine Signal. Ce document se veut un outil, à la fois pour le collectionneur, le chercheur ou tout simplement le curieux de cette époque.

 

J'ai essayé de rassembler ici un maximum d'informations sur ces sujets, le but étant d'avoir un maximum de photographies en couleur de préférence, avec un court texte explicatif qui accompagne l'ensemble. La base de référence est l'édition française de Signal.

 

Pourquoi ce travail? Au départ, il s'agissait simplement d'un petit fascicule que j'avais réalisé et qui me permettais de pouvoir "chiner" dans les brocantes pour trouver un numéro qui manquait à ma collection. Et puis, un jour, un ami m'a demandé des informations sur ce sujet, j'ai eu envie de faire partager tout cela, de là l'idée de réaliser cette brochure.

 

J’ai commencé par puiser mes informations dans ma collection personnelle, mais très vite, il m'a fallu aller plus loin. J'ai alors beaucoup fréquenté sur Internet le forum de discussion d'Olivier sur ce sujet. Grâce à la gentillesse et la bienveillance des membres du forum, j'ai pu récupérer des images et des informations complémentaires.

 

Au fur et à mesure de mes recherches, d'autres collectionneurs m'ont apporté de l'aide et des conseils. J'en profite pour remercier en particulier Lino Schifano, Armando Almeida, Enrique Fernandez-Xesta, Christian Keereman, Peter Björk, Alexander Zöller et Carlos Diez qui m'ont fourni des photos extraordinaires sur l‘univers de Signal.

 

2011

 

  Accès à la brochure - ici -

 

 ► Collection dédiée à ce magazine - ici -

 

 

 

  

  Vichy et les juifs

 

Dans ce livre qui fut un événement lors de sa première parution en 1981, les deux historiens nord-américains révélaient que la politique antisémite menée en France dès l’été 1940 était due au seul gouvernement de Vichy, sans pressions directes allemandes. La législation de Vichy facilita même le projet d’extermination nazi lorsque les déportations à Auschwitz commencèrent en 1942.

 

À l’époque, la question de la responsabilité du régime de Vichy n’était déjà plus complètement refoulée mais le sujet était traité en marge et l’accès aux archives françaises et allemandes extrêmement laborieux.

 

Beaucoup de choses ont changé depuis (ouverture des archives, reconnaissance du rôle de l’État français dans la déportation des Juifs, etc.) et ont permis aux auteurs de traiter une matière abondante pour approfondir et affiner leur démonstration.

 

Ainsi, l’idée qui se répand actuellement que la survie de 75 % des Juifs de France est un résultat louable, et que ce résultat heureux est en partie attribuable à Vichy qui aurait sacrifié les Juifs étrangers pour épargner les Juifs français, ne tient pas longtemps face à une analyse approfondie.

 

Il est crucial de lire aujourd’hui ce classique enrichi et mis à jour, et de s’élever contre ceux qui se demandent pourquoi tant de Juifs ont survécu en France quand il faudrait plutôt comprendre pourquoi tant ont péri.

Vichy et les juifs - Robert Owen Paxton et Michaël Marrus - Calmann-Lévy, 1981 et 2015

 

Vichy et les juifs

Titre original : Vichy France and the Jews

Auteurs : Robert Owen Paxton et Michaël Marrus

Traducteur : Marguerite Delmote

Langue : Français

Éditeur : Éditions Calmann-Lévy

Collection : Diaspora

Date de parution : 1981

ISBN : 2-7021-0407-X

Format : 431 pages, broché

Prix : 27 € (2016)

Réimpression : Calmann-Lévy : 2015 (édition augmentée : 600 pages)

ISBN : 978-2-7021-5702-2

Format : 15,5 cm x 24 cm, 600 pages, broché

Prix : 27 € (2016)

 

 ► L'Histoire : analyse - ici -

 

 

 

  

  Vichy dans la "Solution finale"

  Histoire du commissariat général aux questions juives, 1941-1944

 

Laurent Joly renouvelle profondément l'histoire de la politique anti-juive de Vichy et de l'administration qui en fut l'instrument principal : le commissariat général aux Questions juives (CGQJ), créé par l'amiral Darlan en mars 1941, à la demande des autorités allemandes.

 

S'appuyant sur une connaissance impressionnante des archives et sur la découverte de nombreux fonds inédits, l'auteur reconsidère les grandes étapes de l'antisémitisme vichyssois, du statut d'octobre 1940 à la tentative de dénaturalisation collective de 1943, en passant par la déferlante législative de 1941 et les rafles de l'été 1942. Il offre ainsi au lecteur un éclairage capital sur les processus de décision qui ont conduit à la déportation de plus de 75 000 juifs de France vers les camps de la mort.

 

Tout au long de l'ouvrage, Laurent Joly expose avec finesse la position ambiguë du CGQJ : après avoir tenu un rôle prépondérant dans l'élaboration d'une législation antijuive implacable visant en premier lieu les "juifs français", cette administration d'exception se voit progressivement marginalisée par le gouvernement de Vichy.

 

Ce dernier s'efforce d'orienter son action répressive vers les "juifs étrangers" et, sous la houlette de Pierre Laval et de son secrétaire général à la police René Bousquet, négocie directement leur déportation avec les dirigeants nazis.

 

Un sordide jeu à trois s'instaure dès lors entre les autorités allemandes, le gouvernement français s'appuyant sur son administration traditionnelle et le CGQJ, chacun étant ma par une logique antisémite propre.

 

Analysant le profil sociologique, la mentalité et les méthodes de travail des quelque 2 500 agents salariés par le commissariat général aux Questions juives entre 1941 et 1944, Laurent Joly montre au final tout le poids des enjeux bureaucratiques et des rivalités institutionnelles sur le sort de milliers d'innocents.

 

Docteur en histoire pour une thèse soutenue à l'université de Paris I, dont est tiré cet ouvrage, Laurent Joly est également l'auteur de Xavier Vallat (1891-1972). Du nationalisme chrétien à l'antisémitisme d'État (Grasset, 2001).

Vichy dans la Solution finale - Histoire du commissariat général aux questions juives, 1941-1944 - Laurent Joly - Grasset, 2006

 

Vichy dans la "Solution finale" - Histoire du commissariat général aux questions juives, 1941-1944

Auteur : Laurent Joly

Langue : Français

Éditeur : Grasset

Date de parution : 2006

ISBN : 978-2-246-63841-4

Format : 1 021 pages, broché

Prix : 35,50 € (2017)

Aperçu : ici

 

 

 

  

  La Protestation - 23 août 1942

 

Le dimanche 23 août 1942, les curés du diocèse de Toulouse montent en chaire pour lire aux fidèles une lettre que leur a envoyée leur archevêque, Mgr Saliège. Sans détours, dans des termes simples, clairs et charges d'émotion, l'archevêque de Toulouse s'élève contre les arrestations et les déportations de Juifs de l'été 1942. Cette lettre dont le gouvernement de Vichy avait tenté d'empêcher l'envoi sera lue sur les ondes de la BBC et transmise au pape Pie XII.

 

Au même moment, Mgr Saliège protège les activités des ecclésiastiques de son diocèse qui mettent à l'abri des Juifs persécutés en leur fournissant faux-papiers, certificats de baptêmes et refuges dans des familles et des institutions. Tous les pouvoirs qui agissent en France s'intéressent à lui: Vichy veut le réduire au silence; l’armée allemande prépare sa déportation; la Résistance communiste du Languedoc et la France libre prennent contact avec lui pour qu'il s'engage à leurs côtés.

 

Ce récit revient sur l'une des pages les plus sombres de l'Histoire de France, celle de la complicité de Vichy dans la Solution finale et fait revivre les résistances multiples que des Français ont pu organiser face au crime de masse qui se préparait sous leurs yeux.

 

On y croise de grandes figures comme Mgr de Courrèges, son évêque auxiliaire, ou Bruno de Solages, le recteur de l’Institut catholique, mais aussi des collaborateurs moins connus tels que l’abbé Gèze, à la Maison des œuvres, ou Thérèse Dauty, du Comité catholique, qui visite les camps de Noé et du Récébédou.

 

La parole forte de Mgr Saliège ne rend que plus étrange le silence de Pie XII.

 

L’auteur, Yves Belaubre, qui vit et travaille à Toulouse, est journaliste, auteur et scénariste. Il est l'auteur de Victoire ou la douleur des femmes, série télévisée réalisée par Nadine Trintignant et diffusée sur France 2 en 2000.

La Protestation - 23 août 1942 - Yves Belaubre - Éditions Nicolas Eybalin, 2012

 

La Protestation - 23 août 1942

Auteur : Yves Belaubre

Collection : Au vif de l’histoire

Éditeur : Nicolas Eybalin

Date de parution : 2012

ISBN : 978 2 919755 77 6

Format : 13,5 cm x 18,5 cm, 296 pages

Prix : 16 € (2016)

Feuilleter l’extrait : ici

 

Cet acte de résistance de Mgr Saliège et les actions entreprises après le 23 août 1942 lui vaudront de devenir par décret du 7 août 945 Compagnon de la Libération. Cet acte parle en faveur de son humanité, de sa foi chrétienne autant que de son courage. Ainsi le préfet de Toulouse dénoncera-t-il, dans un rapport de1942, "les mandements de certains prélats et la propagande étrangère".

 

Plus grave encore, dans Je suis partout, l’écrivain et collaborationniste Robert Brasillach accusera Mgr Saliège de "révolte quasi-ouverte contre l’ordre nouveau".

 

 ► Mgr Saliège ou le devoir de résistance - ici -

 

 

  Texte de la lettre de Mgr Saliège

 

Mes très chers Frères,

 

Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.

 

Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.

 

Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t-il plus?

 

Pourquoi sommes-nous des vaincus?

 

Seigneur ayez pitié de nous.

 

Notre-Dame, priez pour la France.

 

Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.

 

France, patrie bien aimée France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n’en doute pas, tu n’es pas responsable de ces horreurs.

 

Recevez mes chers Frères, l’assurance de mon respectueux dévouement.

 

Jules-Géraud Saliège

Archevêque de Toulouse

23 août 1942

 

A lire dimanche prochain, sans commentaire.

 

 ► Photo du texte dactylographié - ici -

 

 

 

  

  L’abandon à la mort...

  de 76 000 fous par le régime de Vichy

  suivi de Un hôpital psychiatrique sous Vichy (1940-1945)

 

Sous le régime de Vichy (1940-1945), 76 0001 malades mentaux sont morts dans les hôpitaux psychiatriques français. Morts de faim. Pétain, Darlan, Laval connaissaient-ils les dangers auxquels les fous étaient exposés? OUI, dès le printemps 1941.

 

1 On estime à 83 000 le nombre de Juifs Français morts pendant la Seconde Guerre mondiale des suites de la barbarie nazie et du régime pétainiste.

 

 

Étaient-ils en mesure de leur accorder quelques suppléments alimentaires représentant pour chaque Français une ou deux miettes de pain par jour? OUI, puisque cela a été fait en décembre 1942. Trop tard cependant et en quantité insuffisante pour inverser le cours des événements.

 

La population française aurait-elle été mise en danger par une telle action? NON, bien sûr.

 

Ces trois questions, et les réponses apportées, définissent précisément la notion de non-assistance à personne en danger, notion inventée par Vichy et maintenue depuis dans le code pénal français. Non-assistance que certains historiens nient. Ce qui autorise un journal d'extrême-droite à s'écrier: "Le régime de Vichy est enfin innocenté...".

 

Après la reconnaissance par le président Chirac de la complicité active de l'État français de Vichy dans la déportation des Juifs de France, la responsabilité directe de ce même régime dans la famine mortelle sévissant dans les hôpitaux psychiatriques doit, elle aussi, donner lieu à une reconnaissance officielle.

 

L'histoire de l'hôpital de Montdevergues-les-Roses est un exemple, au jour le jour, de l'abandon à la mort des fous sous Vichy.

 

- Armand Ajzenberg, autodidacte, a rencontré Lucien Bonnafé chez le philosophe et sociologue Henri Lefebvre en 1985. Il s'est ainsi engagé dans cette "drôle" d'histoire.

 

- André Castelli, ancien infirmier psychiatrique, est aujourd'hui vice-président du conseil général du Vaucluse et conseiller municipal d'Avignon.

 

- Michaël Guyader est psychiatre et psychanalyste, ancien chef de service du 8e secteur de psychiatrie générale de l'Essonne.

 

  Préface de Michaël Guyader - ici -

L'abandon à la mort...de 76 000 fous par le régime de Vichy, suivi de Un hôpital psychiatrique sous Vichy (1940-1945), Armand Ajzenberg, André Castelli, Michaël Guyader, éditions L’Harmattan, 2012

 

L'abandon à la mort...de 76 000 fous par le régime de Vichy

suivi de Un hôpital psychiatrique sous Vichy (1940-1945)

Auteurs : Armand Ajzenberg, André Castelli, Michaël Guyader

Collection : Historiques

Éditeur : L’Harmattan

Date de parution : 2012

ISBN : 978-2-336-00623-9

Format : 13,5 cm x 21,5 cm, 270 pages

Prix : 25,65 € (2017)

Feuilleter l’extrait : ici

 

 

 ► 11 mars 2015 : Article de Médiapart - ici -

 

 

 

  

  Parmi les 76 000 : Camille Claudel

  (1864-1943), Sculptrice et Artiste peintre

 

À la suite d'une demande de placement volontaire de sa mère, Camille Claudel est hospitalisée de force le 10 mars 1913, à l'âge de 49 ans, à l'Hôpital Psychiatrique de Ville-Évrard situé à Neuilly-sur-Marne, en Seine Saint-Denis, puis transférée le 9 septembre 1913, à l'asile d'aliénés de Montdevergues les Roses situé à Montfavet1, commune du département de Vaucluse.

 

1 Création de l’asile de Montfavet : ici

 

 

Camille Claudel sera victime de cette barbarie du régime pétainiste et du nazisme, elle décèdera de privation, de froid et dénutrition, le 19 octobre 1943, abandonnée de tous depuis 30 ans.

 

 

 

 

  Musée Camille Claudel - ici -

 

 

 

  

  Aktion T4 : 70 000 à 80 000 morts par euthanasie en

  Allemagne, préfigurent les victimes de la Shoah

  (Gnadentod : janvier 1940 à août 1941)

 

Affiche de propagande allemande de 1938 pour l'euthanasie des adultes handicapés physiques et mentaux

Affiche de propagande datant de 1938 : 60 000 Reïchsmarks, c'est ce que

cette personne souffrant d'une maladie héréditaire coûte à la communauté du

peuple durant sa vie. Citoyens, c'est aussi votre argent.

 

 

Aktion T4 est le nom donné, après la Seconde Guerre mondiale, à la campagne d'extermination d'adultes handicapés physiques et mentaux par le régime nazi, de janvier 1940 à août 1941.

 

De 200 000 à 250 0009 aliénés et handicapés sont assassinés par les nazis entre 1939 et 1945, soit par gazage, soit par injection létale, soit par dénutrition; pour Eugen Kogon, entre 70 273 et 71 088 de ces victimes périssent par le seul gazage dans le cadre de l’Aktion T466, le premier chiffre, provenant du rapport statistique officiel de l'opération, étant repris par Willi Dressen et Michael Tregenza.

 

Robert Jay Lifton, établissant le bilan de l'Aktion T4 et de l'Aktion 14f13 avance les chiffres suivants: 80 000 à 100 000 patients adultes internés dans des institutions, 5 000 enfants dans des institutions, 1 000 patients juifs et 20 000 détenus des camps de concentration.

 

Ian Kershaw estime le nombre des victimes de l'Aktion T4 de son déclenchement jusqu'au mois d'août 1941 de 70 000 à 80 000 patients, le nombre total des victimes de l'entreprise nazie de liquidation des malades mentaux approchant sans doute le double.

 

  Wikipédia : Aktion T4 - ici -

 

  Wikipédia : Reichsleiter Philipp Bouhler - ici -

 

  Wikipédia : Karl Brandt, médecin personnel d’Adolf Hitler - ici -

 

 

Ouvrages :

 

  Karl Brandt : The Nazi Doctor : Medicine and Power in the Third Reich,
     Ulf Schmidt, Bloomsbury Academic, 2007 - 496 pages.

  Robert Jay Lifton : The Nazi Doctors: Medical Killing And The Psychology
     Of Genocide, Basic Book, reprint 1988, 576 pages.

  George J. Annas and Michael A. Grodin : The Nazi Doctors and the
     Nuremberg Code, Oxford University Press, 1995, 400 pages.

 

 

 

  

  Aktion T4

  Le secret d’État des nazis : l’extermination des handicapés physiques
  et mentaux

 

Considérés par Hitler et ses proches comme des poids morts dans l’économie de guerre, les handicapés physiques et mentaux furent décrits auprès de l’opinion publique comme des êtres dont "la vie ne vaut pas d’être vécue".

 

De 1939 à 1943, le IIIe Reich mena à leur encontre une vaste entreprise de mise à mort. Le programme dit "d’euthanasie", ou T4 – en référence à l’adresse de l’administration : Tiergartenstraße 4, à Berlin –, fut élaboré par l’entourage du Führer dans une semi-clandestinité.

 

Médecins, infirmiers, membres de la SS participèrent à cette opération, sous le contrôle du Kriminalinspektor Christian Wirth, et sous l’égide de proches d’Adolf Hitler (Philipp Bouhler, Viktor Brack, Martin Bormann…).

 

Arrachés à leurs asiles, les malades furent conduits dans des centres spécialement aménagés en Allemagne et en Autriche (Grafeneck, Hartheim, Brandeburg, Hadamar…), où ils furent gazés puis incinérés.

 

Plus de 100 000 personnes furent ainsi assassinées. L’euthanasie des malades mentaux et des handicapés allemands préfigure ainsi l’extermination systématique des Juifs mise en œuvre à partir de 1942.

 

 

Michael Tregenza apporte ici une remarquable contribution à la connaissance du programme T4, basée sur l’étude approfondie de sources allemandes, autrichiennes et polonaises, et notamment les témoignages et les interrogatoires menés lors des procès des années 1940 à 1960. Il décrit l’élaboration de l’entreprise d’euthanasie, son fonctionnement et surtout ses responsables et ses exécutants.

Aktion T4 - Le secret d'État des nazis : l'extermination des handicapés physiques et mentaux - Michaël Trezenga - Calmann-Lévy, 2011

 

Aktion T4 - Le secret dÉtat des nazis : l'extermination des handicapés physiques et mentaux

Auteur : Michaël Trezenga

Collection : Mémorial De La Shoah

Éditeur : Calmann-Lévy

Date de parution : 2011

EAN : 9782702141847

Format : 15 cm x 23 cm, 528 pages, broché

Prix : 28,30 € (2017)

Feuilleter l’extrait : ici

 

 

 

  

  Un hiver en Provence

 

  Préface de Robert Owen Paxton1 - ici -

 

1 Document communiqué par Mme Hetzel Noemie, documentaliste du service bibliothèque du Mémorial de la Shoah, Paris.

 

 

Voici un homme né en Avignon en 1936, déclaré français par ses parents juifs venus de Pologne, conformément au droit de l'époque, celui du sol. En 1940, son père rejoint l'armée polonaise qui se battra sur le front français. Au début du juin 44, alors que les cerises rougissent et que les alliés débarquent, voici que la mère est arrêtée dans son magasin par des Français à l’accent marseillais.

 

Le fils échappe par miracle, un miracle aidé par ses proches et par des paysans du Vaucluse. La mère sera transférée à Drancy puis à Auschwitz d'où elle ne reviendra pas.

 

Il faut le dire et le répéter : les victimes du génocide hitlérien n'étaient pas seulement un peuple marqué par la gaine des nazis, mais un ensemble d'individus qu'une loi française d'octobre 1940 avait mis à part du reste de la population.

 

Isaac Lewendel1 est aujourd'hui Américain. Il a voulu revenir sur les lieux marqués par la tragédie qu'il a vécue et remonter d’archives en archives le fil des responsabilités, entreprise dont la France, la France grise et noire, son administration, ses fonctionnaires, son État qui s'est maintenu sans discontinuer, ne sortent pas grandis.

 

À son courage dans la recherche de la vérité je tiens à apporter l'appui de mon témoignage, celui d'un enfant qui fut caché dans la même région après l'arrestation de ses parents comme celui d'un historien.

 

Pierre Vidal-Naquet

 

1 Isaac Lewendel est né à Avignon en 1936. Après l’École des mines de Nancy, il travaille dans un kibboutz israélien puis au service du gouvernement israélien avant de s’installer à Chicago aux États-Unis. Son livre écrit en français, force l’admiration par la précision du souvenir et des reconstitutions historiques, par le don d’observation, par l’équité du jugement.

Un hiver en Provence - Isaac Lewendel - Éditions de l’Aube, 1996

 

Un hiver en Provence

Auteur : Isaac Lewendel

Préface : Robert Owen Paxton

Langue : Français

Éditeur : éditions de l’Aube

Date de parution : 1996

ISBN : 978-2-87678-266-2

Format : 14 cm x 22 cm, 365 pages

Prix : épuisé, occasion : 13 € (2016)

 

 

 

  

  La guerre de mon père

 

Ce livre n’est pas seulement une biographie, mais il est aussi une base de références pour la période de la guerre 39/45.

 

J’ai très peu connu mon père qui nous a quittés deux mois après mon 10e anniversaire, il était né en 1919 à Bordeaux.

 

Un jour de 2003 j’ai trouvé par hasard dans quelques-uns de ses papiers deux témoignages de sa main. L’un décrivant son évasion de France en 1943, l’autre son internement au camp de Miranda de Ebro.

 

J’ai voulu en savoir plus sur cet épisode de sa vie, puis sur son parcours, pendant cette guerre, qu’il n’avait jamais racontée à personne.

 

Il s’en est suivi 11 ans d’enquête à travers différents Centres d’Archives de France et d’Europe, dont la plupart se sont montrés coopératifs.

 

J’ai appris à connaître cet homme qui était mon père et j’ai surtout reconstruit, élément par élément, ce parcours, à la fois riche et dramatique, en replantant les décors qui ont jalonné cette aventure.

 

De nombreuses photos retrouvées çà et là, pêle-mêle, au milieu de centaines d’autres photos de toute époque, qu’il a fallu trier, classer et mettre dans l’ordre chronologique. Ces photos racontent l’histoire mieux que mille mots.

 

La guerre de mon père débute en juin 1940 lors de son incorporation au 189 DIC de Mont-de-Marsan. L’armistice de 40 met très vite fin aux classes en obligeant la dissolution des organismes recruteurs de l’armée Française. Ainsi mon père et son unité se retrouvent dans la nature, hors de toute structure, à camper dans les bois. Très vite les Chantiers de Jeunesse sont créés et les jeunes qui n’avaient pas fini leur formation militaire y sont recrutés. Mon père fait partie des effectifs du Chantier de la Jeunesse N° 13 de Cavaillon dans le Vaucluse du 14/08/1940 au 31/01/1941:

 

 ► Documents - ici -

 

 

Ce chantier a la particularité de regrouper la plupart des jeunes venant des Landes; Chantiers de la jeunesse qui compteront pour service militaire.

 

Il est libéré en janvier 1941. S’ensuit alors diverses phases plus ou moins floues et classiques du temps de guerre, un emploi à la toute jeune SNCF, puis à la poudrerie de Saint-Médard en Jale. Fin 1942 il est envoyé en STO en Allemagne d’où il s’évade 15 jours après.

 

Durant l’année 1942 et début 43, tous les éléments portent à croire que mon père participait à la résistance Bordelaise. Il s’évade de France en juin 1943 par l’Espagne. Il est arrêté et interné au camp de Miranda de Ebro. Libéré fin 43, il gagne l’Afrique du Nord où il s’engage dans les troupes du 2e Régiment de Cuirassiers. Avec le 2e Régiment de Cuirassiers il fait tout l’entraînement en Afrique du Nord, puis il participe au Débarquement de Provence en débarquant à la Nartelle au matin du 16 août 1944.

 

Il est tireur et aide conducteur à bord du char Saint-Malo. Il fait toute la campagne jusqu’au Rhin pour repousser l’ennemi dans ses frontières. Malade, il est contraint de changer d’affectation. Il rejoint le CIAB de Besançon début 45. Il est finalement libéré par le RII de Bordeaux fin 45.

 

Vous trouverez dans ce livre beaucoup d’informations, souvent inédites, sur différents organismes étudiés et sur la vie de nos pères ou grands-pères soldats cette guerre.

 

Ce livre est aussi un hommage à tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à ce conflit mondial.

La guerre de mon père - Jean-Charles Ruviella, éditions du Net, 2015  

La guerre de mon père

Auteur : Jean-Charles Ruviella

Langue : Français

Éditeur : éditions du Net

Date de parution : 2015

ISBN : 978-2-312-03977-0

Format : 21 cm x 29,7 cm, 454 pages

Prix : 56 € version papier, 33 € version PDF (2017)

Apercu : - ici -

 

 

 

  

  Thirty two acres of Paradise, Varian Fry at Air-Bel

 

Not a soldier, even less a spy, the shy, unassuming intellectual Fry heads a prestigious charity, the New York based Emergency Rescue Committee founded in June 1940, after the fall of France. They have only one goal: getting 200 of the world's greatest artists and thinkers like Chagall, Matisse and Picasso out of France.

 

To accomplish this, the ERC sends Fry to Marseille in August 1940. He has one month to help 200 people. He will hang on for 13 months in Marseille and save over 2 000 before the Vichy Police expel him from France.

 

Varian Fry works out of the only free port in Nazified Europe, Marseille, the capital of Free Zone France. The southern French city, noted for its sunny weather, its bouillabaisse and its easy living, is flooded with refugees from all over Europe. In 1940, Marseille is a window of escape that will turn into a trap when the Nazis invade.

 

Time is running short. Fry's Emergency Rescue Committee in Marseille quickly develops a sideline of smuggling people over the Pyrenees and falsifying documents. The Gestapo and the puppet Vichy Police are hot on his heels. Fry has to keep out of sight but also shelter the great names, like Chagall, who risk death for being artists and Jewish.

 

The Villa Air-Bel, a large old house on the outskirts of Marseille, is the perfect hideout for Fry, his sympathizers and the great French artists he is rescuing. Fry becomes its tenant for a short year. But, the Villa has a strange power to haunt. It conjures memories of the past which will stay with Fry throughout his whole life.

 

"Thirty-Two Acres of Paradise" tells the true story of Varian Fry, who lived a few streets away from the author in Manhattan's Upper West Side during the last years of his life. "Thirty-Two Acres of Paradise" tells the story of a domain, the Villa Air-Bel, which has not lost its power to fascinate, although it physically no longer exists. Who said "You can't go home again?" Home is where our pasts reside. Some are happy, some are sad and others are heroic...improbably heroic.

Thirty two acres of Paradise, Varian Fry at Air-Bel - Diana Pollin et Alain Guyot  

Thirty two acres of Paradise, Varian Fry at Air-Bel

Auteur : Diana Pollin

Illustrations : Alain Guyot

Langue : Anglais

Kindle Edition et aperçu : - ici -

 

 

 

  

  L’Occupation expliquée à mon petit-fils

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Français furent "occupés", la majorité d’entre eux pendant quatre ans, les autres pendant près de deux ans.

 

Ils furent exploités, opprimés, réprimés par les Italiens et surtout les Allemands. Et ceux que le Reich tenait pour ses ennemis politiques ou raciaux furent traqués, exécutés, déportés.

 

Parallèlement s’était établi, sous la férule du Maréchal Pétain, le régime le plus autoritaire qu’ait connu la France au XXe siècle, un "État français" qui prônait une politique de collaboration avec le Reich.

 

Ce furent des années sombres, noires, marquées par la faim. Mais il y eut aussi des accommodements avec l’occupant: allait-on vivre, à la Libération, une guerre civile?

 

C’est le travail dans les archives qui permet aux historiens de compléter les témoignages en démontant les mécanismes de l’oppression. Pour ne pas oublier que le monde actuel compte toujours des peuples occupés.

L’Occupation expliquée à mon petit-fils - Jean-Pierre Azéma - Seuil, 2012

 

L’Occupation expliquée à mon petit-fils

Auteur : Jean-Pierre Azéma

Langue : Français

Éditeur : Seuil

Collection : Sciences humaines

Date de parution : 2012

EAN : 9782021049961

Format : 128 pages, broché

Prix : 8,10 € (2016)

Aperçu : - ici -

 

 

 

  

  L’Occupation italienne

  Sud-Est de la France, juin 1940 - septembre 1943

 

4e de couverture : À l'issue de la brève guerre franco-italienne, treize communes savoyardes (Séez, Sainte-Foy-Tarentaise, Montvalezan, Bessans, Bramans, Lanslebourg, Lanslevillard, Sollières, Termignon), dauphinoises (Montgenèvre, Ristolas) et azuréennes (Fontan, Menton) furent occupées par les troupes du Regio Esercito à la fin juin 1940 et pratiquement annexées durant trois années, en vertu de l’application du "Bando Mussolini".

 

En réaction au débarquement allié en Afrique du Nord, la 4e armée occupa onze départements du Sud-Est (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Isère, Savoie, Haute-Savoie, Var, Drôme en totalité, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Ain en partie) tandis que le VIIe corps d’armée débarquait en Corse, à partir du 11 novembre 1942.

 

Quatre millions de Français furent donc occupés par deux cent mille soldats italiens, mais aussi par des Chemises noires et des policiers de l’OVRA.

 

Cette présence étrangère suscita de multiples incidents, notamment dans les départements savoyards, la région niçoise et en Corse, où les prétentions irrédentistes étaient mal supportées.

 

La répression ne fut pas si légère que l’on eut coutume de l’affirmer (une dizaine d’exécutés, une trentaine de morts sous la torture ou au combat, ouverture de camps de concentration à Sospel, Embrun et Modane, déportation de plusieurs centaines de résistants ou de personnalités jugées hostiles dans les pénitenciers de Ligurie, du Piémont, de l’île d’Elbe ou de Calabre).

 

L’Occupant fut confronté à des questions incontournables en 1943 (la fortification du littoral, le STO, l’émergence des maquis, l’attitude à adopter vis-à-vis d’une importante communauté juive) tout en puisant largement dans les ressources économiques et les dépôts militaires.

 

Au moment de la capitulation transalpine du 8 septembre 1943, quelques affrontements opposèrent les troupes italiennes à leurs anciens alliés à Chambéry, Grenoble, Gap et, surtout, en Corse où elles perdirent plusieurs centaines d’hommes.

 

  Introduction - ici -

  L’occupation limitée (juin 1940-novembre 1942)

  L’occupation généralisée (11 novembre 1942-25 juillet 1943)

  La fin de l’Occupation (26 juillet-12 septembre 1943)

 

Jean-Louis Panicacci est maître de conférences honoraire à l’université de Nice et président des Amis du musée de la Résistance azuréenne. Il est notamment l’auteur de Menton dans la tourmente, Les Alpes-Maritimes de 1939 à 1945 et La Résistance azuréenne.

L’Occupation italienne. Sud-Est de la France, juin 1940 - septembre 1943. Jean-Louis Panicacci, Éditions Presses Universitaires de Rennes, 2010

 

L’Occupation italienne. Sud-Est de la France, juin 1940 - septembre 1943.

Auteur : Jean-Louis Panicacci

Préface : Jean-Marie Guillon

Langue : Français

Éditeur : Éditions Presses Universitaires de Rennes

Date de parution : 2010

ISBN : 978-2-7535-1126-2

Format : 16,5 cm x 24 cm, 440 pages

Prix : 22 € (2016)

 

 ► Cahiers de la Méditerranée : Compte rendu - ici -

 

 ► Diacronie : L'Occupation italienne en France de 1940 à 1943 - ici -

 

L'Armistice dit de la "Villa Incisa" a été signé à 19h15 le 24 Juin 1940, à Villa Incisa, sur la Via Cassia Olgiata (Rome), entre la France et le Royaume d'Italie, respectivement, représenté par le général Charles Huntziger (infos) et le maréchal Pietro Badoglio (infos). Italie et la France étaient en guerre depuis le 10 juin 1940.

L'occupazione italiana dei territori metropolitani Francesi (1940-1943) - Domenico Schipsi

 

 

  

  Marseille 1942-1944

  Le regard de l'occupant

 

  Préface de Serge Klarsfeld1 - ici -

 

1 Document communiqué par Mme Ariel Sion, responsable bibliothèque du Mémorial de la Shoah, Paris.

 

 

Dans la longue série des livres d'images sur les villes françaises sous l'occupation, celui d'Ahlrich Meyer, sur Marseille (1942-1944), se dégage par la force des photographies choisies au sein des archives militaires allemandes.

 

De 1940 jusqu'à 1943, Marseille est une ville de réfugiés et fière de son passé grec. Les Marseillais n'ont jamais trop ouvert le livre des images de l'occupation nazie. Meyer a choisi cent clichés éloquents, et parfois bouleversants, parmi trois millions et demi de photos !

 

Elles ont été prises par treize correspondants de guerre allemands qui travaillaient pour la propagande militaire. Le Vieux Port, qui a séduit les émigrés allemands comme Walter Benjamin, est montré sous des jours sombres, après l'entrée des Allemands à Marseille, en novembre 1942.

 

Les photos, très émouvantes, montrent avec détails la préparation et l'exécution de la destruction du Vieux Port de Marseille. On y voit par ailleurs la police française qui escorte les habitants, dont certains (600 "asociaux", ainsi que des Juifs) ne sont pas revenus des camps nazis. La grande rafle de Marseille, en janvier 1943, révèle le sort tragique de 780 personnes déportées. Les clichés dévoilent aussi l'étroite collaboration policière franco-allemande pour mener à bien la "Solution finale".

 

Mais la rigueur de l'historien doit se méfier de l'ambivalence de l'interprétation et de l'intention des images. Un angle de vue peut vouloir trahir la réalité au profit de l'idéologie. Faut-il voir ces photos comme les regards de documentaliste et/ou de propagandistes exclusifs ?

 

L'ouvrage nous incite à nouveau à poser un regard critique aiguisé face à l'image qui peut acquérir le statut de document historique. Mais les photos ne saisissent qu'un moment très court qui ne saurait à lui seul résumer l'histoire globale de Marseille sous l'occupation. Il reste que d'autres ouvrages de ce type doivent être publiés, afin de livrer aux historiens des documents inédits sur la vie quotidienne des Français sous l'occupation.

 

Éric Alary, Tours.

Marseille 1942-1944, le regard de l’occupant - Ahlrich Meyer - Éditions Temmen, Bremen, 1999

 

Marseille 1942-1944, le regard de l’occupant

Auteur : Ahlrich Meyer

Préface : Serge Klarsfeld

Langue : Allemand et Français

Éditeur : Éditions Temmen, Bremen

Date de parution : 1999

ISBN : 9783861087250

Format : 196 pages, broché

Prix : occasion, 65 € (2017)

 

  Présentation du livre par Jean-Luc Bellanger - ici -

 

 ► Propaganda, Kriegsberichterstattung und die Wehrmacht - ici -

 

 ► Publications du Prof. Dr. Ahlrich Meyer - ici -

 

 

 

  

  Histoire de l’Occupation de la Provence - Tome 1

  De l'envahissement de la zone libre à la reddition italienne.

Histoire de l’occupation de la Provence - Tome 1, De l'envahissement de la Zone Libre à la reddition italienne - Alexandre Gilly, Éditions CCEE

 

Alexandre Gilly né à Marseille, est descendant de vieilles familles Marseillaises et Auriolaises. L'Occupation nazie venue, il rejoint ses parents membres d'un réseau de Résistance. Au débarquement des Alliés du 15 août 1944, il part à la rencontre des troupes libératrices, qu'il renseigne, qu'il guide tout en combattant à leurs côtés.

 

Il participe aux combats pour la libération d'Aubagne. Ceux-ci terminés, il s'engage pour la durée de la guerre, à Toulon, dans les rangs du 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais.

 

Il termine la guerre en 1945. Démobilisé, grand invalide de guerre, pensionné au taux de 100% plus 2 degrés.

 

Il présidera pendant de nombreuses années des Associations d'Anciens Combattants et d'Anciens Résistants.

 

Nommé en 1984, membre de la Commission de l'Information Historique pour la Paix des Bouches-du-Rhône.

 

Auteur : Alexandre Gilly

Préface : Edmonde Charles Roux

Langue : Français

Éditeur : CCEE

Date de parution : 1997

ISBN : 978-2951164307

Format : 253 pages

Prix : occasion : 40 € (2016)

 

 

 

  

  Occupation du Vaucluse du 11.11 au 05.12.1942

Seconde Guerre mondiale : occupation de la Provence

 

Les Vauclusiens virent apparaître chez eux les premiers convois de troupes allemandes le lendemain même du jour où leur fut annoncé l'envahissement de la zone non occupée. Du 11 au 14 novembre 1942 défilèrent alors, sans interruption sur la route nationale n° 7 (en bordure du Rhône) les forces armées ennemies qui allaient occuper les nouvelles positions de défense sur la côte méditerranéenne.

 

Ce ne fut cependant qu'à partir du 16 novembre que commencèrent à s'installer, dans le département, les contingents d'occupation, à savoir: à Carpentras et à Orange, ce jour-là; à Bollène les 17 et 18; à Apt et à Pertuis le 21.

 

Le 24 novembre, ce furent des troupes italiennes qui arrivèrent et s'installèrent à Orange, où se trouvaient déjà de nombreux Allemands.

 

Le 27 novembre, un nouveau et important contingent de troupes italiennes vient s'installer encore à Orange et à Carpentras, tandis que de nouvelles unités allemandes viennent renforcer la garnison de Bollène.

 

Il fallut attendre le 5 décembre 1942 pour enregistrer une nouvelle arrivée de troupes allemandes et italiennes dans la ville d'Orange.

 

À cette date, le commissaire aux renseignements généraux d'Avignon évaluait à 12 000 le nombre de soldats allemands qui occupaient 40 localités vauclusiennes.

 

 

 

  

  Histoire de l’Occupation de la Provence - Tome 2

  De la capitulation italienne à la Libération.

 

Auteur : Alexandre Gilly

Langue : Français

Éditeur : CCEE

Date de parution :

ISBN :

Format :

Prix :

Seconde Guerre mondiale : 14/15 août débarquement de Provence  

Les évènements débutent dans la nuit du 14 au 15 août 1944 avec le parachutage de 7 000 hommes derrière les lignes de défense allemande. Parmi les parachutistes, des soldats français issus des commandos d’Afrique et du groupe naval d’assaut. Ils sont chargés de sécuriser les deux ailes de la zone de débarquement qui s’étend de Bormes à Saint-Raphaël.

 

Au large des côtes varoises, la plus importante flotte jamais rassemblée en Méditerranée s’approche des défenses allemandes. L’opération Anvil Dragoon mobilise 2 200 bâtiments, dont 850 navires de guerre. À leur bord, 350 000 hommes dont 230 000 soldats français de l’Armée B (future 1ère Armée) commandée par le général de Lattre de Tassigny et sous les ordres de la 7e Armée américaine du général Patch.

 

Le débarquement des troupes terrestres commence à 8 heures le matin du 15 août, après un intense bombardement aérien et naval.

 

 

 

  

  La Résistance en Vaucluse

  Documents et témoignages

 

Lorsqu'en 1978, Monsieur l'inspecteur d'Académie nous suggéra de réaliser sur la Résistance en Vaucluse un dossier de documents analogue à ceux que nous avions déjà publiés sur différents thèmes historiques, l'intérêt de cette recherche, mais aussi ses difficultés nous apparurent avec évidence. Comment retrouver les sources de l'histoire d'un mouvement qui par définition ne voulait pas laisser de trace? Et dans l'hypothèse où ces dernières existeraient seraient-elles suffisantes pour illustrer tous les aspects de la Résistance?

 

Nous avons consulté un grand nombre de documents concernant la Résistance dans les fonds de la Préfecture. En effet, à la libération, si les archives des mouvements de collaboration furent malheureusement détruites, les papiers de la Préfecture, eux, furent versés aux Archives départementales et pour une bonne partie, dès septembre 1944.

 

Ils constituent une masse importante au sein de laquelle les rapports et correspondances de préfets et sous-préfets, de gendarmes, de commissaires de police ont été une source essentielle. Les archives des tribunaux nous ont fourni également quelques documents. Ces éléments donnent une image en "négatif" de la réalité historique: les résistants sont qualifiés de "terroristes", la version officielle est celle de la collaboration.

 

Suite du texte - ici -

La Résistance en Vaucluse - Documents et témoignages - Serge Issautier - Service éducatif des archives départementales de Vaucluse et du CDDP, 1981

 

La Résistance en Vaucluse, documents et témoignages

Auteur : Serge Issautier

Recueil : n° 8

Langue : Français

Éditeur : Service éducatif des archives départementales de Vaucluse et du CDDP

Date de parution : 1980

ISBN : 978-2860840064

Format :

Prix : épuisé

 

 

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